Communiqués

Fermeture d’hypers et restructuration dans le groupe Casino : la CFDT demande des comptes et adresse une lettre ouverte au PDG

Les salariés du groupe Casino et leurs représentants ont appris par la presse le projet de restructuration du groupe qui risque de laisser sur la touche de nombreux salariés.

La CFDT vient d’adresser une lettre ouverte à Jean-Charles Naouri, PDG du groupe, pour demander la tenue d’un comité de groupe extraordinaire mais pas que.

Dans ce courrier, la CFDT dénonce également le manque de considération - totalement décomplexé -  de la direction vis-à-vis des organisations syndicales qui n’ont été ni associées ni  entendues sur le projet de restructuration révélé ce jour dans la presse.

La CFDT ne laissera pas faire n’importe quoi avec l’avenir des salariés.

Communiquer sur ses valeurs sociales, c’est bien. Les appliquer, c’est mieux.

[Communiqué Carrefour] La CFDT demande plus de transparence et un vrai partage des résultats

La CFDT se félicite de la participation active de plus de 100 militants au sein de l’AG des actionnaires Carrefour de vendredi dernier, ainsi que du soutien d’un certain nombre d’actionnaires, de cabinets de conseil et d’analyse financière et d’investisseurs institutionnels. Dans ces moments difficiles pour tous les salariés de l’entreprise, la CFDT a porté la voix des salariés à l’intérieur même de cette assemblée sur tous les sujets sociaux  (répartition des bénéfices, location-gérance, restructurations).

Depuis plus d’un mois, la CFDT et l’ARASC (association des salariés actionnaires – initiative CFDT) prépare activement ce rendez-vous en multipliant les initiatives et les rencontres avec les salariés, les investisseurs et les actionnaires qui militent pour une gouvernance d’entreprise socialement responsable.

La CFDT prend acte de la décision de l’ancien PDG du groupe de renoncer à son indemnité de « non-concurrence », mais la juge tardive et partielle. En ce 18 juin, date de négociation sur le partage des bénéfices dans le groupe, la CFDT demande également que la somme ainsi économisée soit investie au profit des salariés.

De plus au regard des éléments présentés lors de l’AG, la CFDT demande une totale transparence sur les critères de déclenchement des primes de résultats passées ou futures des dirigeants. En effet, les éléments présentés le 15 juin par le conseil d’administration restent opaques. Elle rappelle aussi que l’écart de rémunération entre le PDG et le salarie moyen dans l’entreprise (plus de 300 fois) reste problématique.

Après ses actions du 15 février, du 31 mars et du 15 juin dernier, la CFDT-Carrefour reste mobilisée et appelle l’entreprise à la mise en œuvre d’un vrai projet social destiné à accompagner le plan de transformation 2022.

[Communiqué] AMAZON : à quand le premier prix de la qualité de vie au travail ? Les syndicats internationaux se mobilisent.

UNiLe prix Axel Springer, qui récompense  « des personnalités qui se distinguent par leur sens de l’innovation et leur capacité à créer des marchés » sera attribué, le 24 avril à Berlin, à Jeff Bezos, dirigeant d’Amazon.

La CFDT lui reconnaît ses talents d’entrepreneur visionnaire mais elle regrette que son entreprise d’e-commerce ne puisse prétendre au titre de société où il fait bon vivre et travailler.

Les syndicats internationaux (Pologne, France, Italie, Allemagne, Espagne, Etats-Unis, Royaume Uni …) profiteront de la remise de ce prix pour se mobiliser devant le siège du groupe Axel Springer et dénoncer les pratiques hors-la-loi, les conditions de travail désastreuses et la déloyauté manifeste des dirigeants lors des négociations avec les partenaires sociaux.

Les salariés d’Amazon France n’échappent pas à ce quotidien :

  • de nombreux accidents de travail ne sont pas déclarés ;
  • les salariés sont tracés informatiquement et reçoivent des sanctions basées sur ces éléments ;
  • les salariés sont soumis à une polyvalence exacerbée, sans aucune rémunération supplémentaire, ce qui est contraire aux dispositions de la convention collective ;
  • le management est basé sur la seule productivité, sans aucune prise en compte de l'humain ;
  • les négociations sont déloyales, les directions diffusant des informations incomplètes tant aux salariés qu’aux représentants qui découvrent les projets souvent par voie de presse. Très peu d'accords sont désormais conclus, les dirigeants rajoutant régulièrement des clauses de type "carte blanche " dans leurs propositions d'accord.

La CFDT a déjà dénoncé et agit contre les pratiques illicites de la direction d’Amazon en terme de classification et de rémunération.

Elle continuera de se battre aux côtés des organisations syndicales internationales jusqu’à ce que Jeff Bezos investisse pour la reconnaissance de ses salariés  et leurs conditions de travail.

Automatisation des métiers : débat sur France Culture.

Ce lundi, Olivier Guivarch était l’invité du journaliste Hervé Gardette dans l’émission radio Du grain à moudre sur France Culture. L’occasion de parler de l’automatisation des métiers, en particulier de celui de caissier dans la grande distribution, aux côtés de deux autres intervenants.

Faut-il sauver les caissières de supermarché ? C’est la question qu’a posé le journaliste Hervé Gardette lundi soir aux trois intervenants de son émission Du grain à moudre sur France Culture : Olivier Guivarch, secrétaire général de la Fédération des Services CFDT, Sophie Bernard, maîtresse de conférences en Sociologie à l'Université Paris Dauphine et chercheure à l’IRISSO (Institut de Recherche Interdisciplinaire en Sciences Sociales), et Nicolas Le Ru, économiste et membre du département Travail-Emploi-Compétences de France Stratégie.

Olivier Guivarch a expliqué qu’il ne s’agit pas d’une situation binaire où la CFDT serait pour ou contre l’automatisation des métiers. Le véritable enjeu est plutôt d’arriver à anticiper les transformations et les conséquences des progrès techniques pour qu’elles ne se développent pas au détriment des salariés. Il faut aussi pouvoir anticiper le nombre d’emplois concernés, même si c’est compliqué, pour pouvoir accompagner, informer et former au mieux les salariés. Cette anticipation n’est possible que s’il y a du dialogue social. C’est en discutant avec les employeurs qui introduisent les nouvelles technologies dans l’entreprise qu’il est possible d’anticiper la transformation des métiers. « Pour l’instant, les employeurs sont dans une recherche de la meilleure technologie qui soi. Et c’est pour ça que c’est maintenant que l’on doit discuter de ces différentes technologies » précisait-il, avant de parler des conditions de travail sur lesquelles il sera essentiel de veiller. « L’automatisation peut faire naître de nouvelles pénibilités, de nouvelles conditions de travail difficiles. Quand on passe d’un encaissement à une surveillance, cela peut rendre stressant notre métier. »

Ce sujet, plus que d’actualité, a aussi permis au secrétaire général de la CFDT Services de rappeler l’importance des syndicats auprès des salariés : « Il est clair que les conditions de travail vont évoluer, avec l’introduction de nouvelles technologies, d’où l’importance d’avoir des représentants du personnel formés, syndiqués qui ont la capacité d’agir sur le travail, d’en discuter avec les managers et les employeurs dans des commissions qui sont adéquates et dans lesquelles on peut vraiment changer le travail. C’est en changeant le travail que l’on change la société. »

 

Pour écouter l’émission :

https://www.franceculture.fr/emissions/du-grain-a-moudre/du-grain-a-moudre-du-lundi-12-fevrier-2018

Pour aller plus loin :

L'effet de l'automatisation sur l'emploi : ce qu'on sait et ce qu'on ignore : note d'analyse de France Stratégie par Nicolas Le Ru, juillet 2016, lien : http://www.strategie.gouv.fr/publications/leffet-de-lautomatisation-lemploi-quon-sait-quon-ignore

Sophie Bernard, Travail et automatisation des services. La fin des caissières ?, Toulouse, Octarès, 2012, 192 p.

Marlène Benquet, Encaisser ! Enquête en immersion dans la grande distribution, Paris, La Découverte, 2013, 331 p.

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