Communiqués

Ponction des recettes fiscales dans les CCI : la CFDT-CCI appelle à manifester le 10 octobre

LE PILLAGE DES RESSOURCES DES CHAMBRES, CA SUFFIT !!!

Les Chambres de Commerce et d’Industrie (CCI), établissements publics gérés par des chefs d’entreprise et financés par un impôt prélevé sur les entreprises, ont déjà subi deux réformes territoriales depuis 2013. En perdant ¼ de ses établissements et 30% de ses effectifs, le réseau a déjà largement contribué à l’effort de redressement des comptes publics. Ces réorganisations se sont accompagnées d’une forte baisse de ressources (- 35%) imposée par les lois de finances successives avec pour conséquences :

  • des services désorganisés, des agents surchargés de travail, des situations de souffrance au travail qui se multiplient, à tel point que l'on peut parler de « syndrome France-Télécom » dans le réseau consulaire !
  • la perte importante d’expertise dans la formation et dans les missions d’appui aux entreprises est criante. Elle prive les TPE-PME (97% des entreprises) des services de proximité.

La nouvelle baisse de 17% de la recette fiscale (soit 150 Md’€) inscrite dans le projet de Loi de finances 2018 est LA PONCTION DE TROP !!!

Dans un contexte ou depuis 8 ans les agents subissent, la perte de leur pouvoir d’achat (gel du point d’indice, future hausse de la CSG), les présidents des Chambres annoncent dès à présent de nouvelles suppressions de postes dans le réseau.

La CFDT-CCI dénonce les contradictions du gouvernement entre sa volonté de relancer l’économie tout en réduisant drastiquement et sans discernement les moyens affectés aux acteurs économiques chargés de son développement sur les territoires.

La CFDT-CCI appelle les personnels des Chambres à manifester le mardi 10 octobre prochain sur l’ensemble du territoire national.

Contact Presse

Laurence Dutel, Secrétaire Générale CFDT-CCI
07 87 12 50 40 - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

[Communiqué de presse] : La CFDT signe l’accord sur le travail du dimanche dans la branche des succursalistes de l’habillement

La CFDT a signé l’accord sur la réglementation du travail dominical dans la branche des succursalistes de l’habillement qui emploie plus de 100 000 salarié-es.

La CFDT est contre la généralisation du travail du dimanche mais elle ne souhaite pas fragiliser davantage ce secteur qui est confronté à de nombreuses fermetures ou cession d’enseignes (Vivarte,Tati, Mim, Gap, …) et doit faire face à la concurrence digitale et aux nouveaux comportements de la clientèle.

Ouvrir les magasins d’habillement le dimanche représente une sérieuse possibilité d’améliorer les résultats des entreprises, de sécuriser l’emploi et de générer des embauches.

L’accord négocié prévoit les dispositions suivantes :
  • L’intégration des salarié-es des Corners* dans l’accord ;
  • La réversibilité avec un délai d’un mois et demi et quinze jours pour les femmes enceintes ;
  • Une limitation fixée à 26 dimanches travaillés soit un week-end sur deux ;
  • L’amélioration de la gestion du temps avec la journée complète qui ne comptabilisera pas moins de 5h de travail effectif et la demi-journée qui devra comptabiliser 3h30 de travail effectif ;
  • L’adaptation des horaires en cas d’élections pour faciliter et favoriser l’expression citoyenne des salarié-es ;
  • La prise en compte des salarié-es de la sous-traitance dans les contrats passés avec les entreprises ;
  • Une majoration de 100% complétée par un repos compensateur égal aux heures travaillées en cas d’heures supplémentaires ;
  • La rémunération de chaque heure sur la base 1/22ème du salaire pour les cadres ; 
  • La prise en charge des frais de garde d'enfants, plafonnée à 1830 € par an, et le CESU fixé à 40 euros pour les moins de 12 ans et moins de 16 ans en situation d’handicap ;
  • La sécurisation de 850 emplois ;
  • La création de 250 emplois minimum dans les 3 ans.

Les accords d’entreprises ne pourront pas déroger à cet accord de branche hormis s’ils offrent aux salariés un cadre juridique plus avantageux.

La CFDT et la CFTC sont signataires. Elles cumulent à elles deux 50.32% de représentativité, ce qui conforte cette signature.

* Stands dans les galeries marchandes comme aux Galeries Lafayette ; dans les grands magasins et magasins populaires.

Réforme du compte de pénibilité : des questions en suspens

La Fédération des Services prend acte de la réforme du compte pénibilité. Elle se félicite de son maintien dans l’état avec la prise en compte de six critères : travail de nuit, travail répétitif, travail en équipes successives alternantes, le bruit, les températures extrêmes et les activités exercées en milieu hyperbare.

Elle reste cependant très interrogative sur les nouvelles modalités :

  • les cotisations obligatoires des employeurs sont supprimées, qui va assumer le financement de la pénibilité ?
  • les quatre autres critères - charges lourdes, vibration, produits chimiques, et postures pénibles – seront pris en charge au titre des maladies professionnelles. Quel organisme est en capacité d’organiser ces visites médicales ?

Même si le compte se dénomme désormais « compte de prévention », il n’en reste pas moins une mesure de justice pour tous les salariés dont l’espérance de vie est impactée à cause du travail. La Fédération se félicite de l’existence sur son secteur de six référentiels de branches et d’un accord de branche (blanchisserie, teinturerie et nettoyage). Ce dernier démontre non seulement la faisabilité mais que la négociation dans le domaine de la prévention des risques professionnels est possible.

 

Sauver l'emploi chez Vetura (Tati, Fabio Lucci, Dégrif Mania)

Les représentants des salariés de VETURA (Tati, Fabio Lucci, Dégrif Mania) ont demandé à Agora Distribution (groupe Eram) de privilégier la solution GIFI mais aussi d'y rattacher les offres du consortium* afin qu'un maximum de magasins et donc d'emplois soient préservés.

En effet, les élus CFDT-UNSA-CGT-CFTC de VETURA  ont toujours eu la volonté de préserver tant les emplois que l'enseigne.

L’offre combinée de GIFI avec le consortium permettrait d’atteindre ces deux objectifs.

C’est d’ailleurs cette même position que le tribunal de Bobigny a privilégiée lundi 29 mai 2017, en convoquant dès aujourd’hui les repreneurs afin de faire converger leurs offres.

Les élus du comité d’entreprise de VETURA veulent favoriser le montant alloué au plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) mais préfèrent néanmoins privilégier le nombre d’emplois sauvés et la sécurisation des parcours professionnels des salariés.

C’est pourquoi, la CFDT revendique d’ores-et-déjà les moyens pour  :

•le reclassement interne et externe ;
•la formation professionnelle qualifiante et diplômante des salariés qui seront concernés par le PSE ;
•l’accompagnement des salariés par des experts pour la recherche d'emploi ou la création d‘une entreprise. 
 

 * Foir'Fouille, Centrakor, Stokomani, Maxi Bazar et Dépôt Bingo 

Syndicaliste et citoyen.ne : Solidarité, vivre-ensemble et égalité ! (IV/IV)

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