Bricorama : action en justice du comité central d’entreprise et mobilisation vendredi 22 septembre

Le CCE BRICORAMA a décidé d’engager une procédure judiciaire devant le Tribunal de grande instance pour obtenir la suspension du projet de cession des activités de BRICORAMA au groupe Les Mousquetaires, tant qu’il n’aura pas obtenu des informations précises sur cette opération, et notamment ses conséquences sociales.

Le CCE demande, en outre, la condamnation de BRICORAMA pour délit d’entrave au regard des violations délibérées et répétées aux prérogatives élémentaires des représentants du personnel.

Le 5 juillet dernier, les représentants du personnel ont appris dans la presse la vente de leur entreprise au groupe les Mousquetaires (Intermarché, Bricomarché).

Son Fondateur et Président depuis plus de 40 ans, Monsieur BOURRELIER a, en effet, fait le choix d’annoncer sa décision de céder les activités de son entreprise en France, en Espagne et en Chine, par le biais d’un simple communiqué de presse, sans même en informer au préalable le CCE comme il en avait pourtant l’obligation.

A ce jour, la Direction de BRICORAMA refuse toujours de communiquer aux représentants du personnel des informations précises sur les éléments financiers de cette opération et sur ses conséquences sociales. Celles-ci sont pourtant inévitables compte tenu du passage d’un modèle de magasins intégrés à celui d’adhérents indépendants, seul modèle appliqué au sein du groupe Les Mousquetaires, en particulier dans les magasins Bricomarché.

Malgré le mépris affiché par la Direction de BRICORAMA, le CCE est resté ouvert au dialogue social, son unique priorité étant de sécuriser les salariés, particulièrement inquiets par la perspective d’un transfert au sein du groupe Les Mousquetaires.

Lors de sa dernière réunion du 15 septembre dernier, le CCE a invité la Direction de BRICORAMA à ouvrir une négociation sur les trois thèmes suivants :

  • Une garantie de maintien de l’emploi, prévoyant l’absence de suppressions d’emplois et le maintien de l’ensemble des salariés au sein de la société BRICORAMA FRANCE au moins jusqu’au 31 décembre 2020 ;
  • Les conditions d’accompagnement des éventuels départs volontaires et/ou contraints des salariés en cas de fermetures, de cessions de magasins ou de réduction des effectifs (intervenant à l’issue de la période de garantie de maintien de l’emploi) ;
  • Une prime de transfert compensant la perte des avantages subie par les salariés en cas de transfert de leur magasin à un adhérent (à l’issue de la période de garantie de maintien de l’emploi).

La Direction de BRICORAMA ayant refusé de prendre le moindre engagement sur le maintien de l’emploi et les conditions des éventuels départs, le CCE a donné instruction à son avocat, Me Thomas HOLLANDE du cabinet LBBa, de saisir dès cette semaine le Tribunal de grande instance de Créteil pour faire interdire la mise en œuvre du projet de cession.

La CFDT appelle également  les salarié-es à soutenir l’action du CCE et à afficher leur soutien ce  vendredi 22 septembre à partir de 13h, devant la centrale Bricorama, 21 boulevard Jean Monnet à Villiers sur Marne (94).

Télécharger le tract ci-dessous.

FNAC : la CFDT signe l’accord sur le travail du dimanche

La CFDT, la CFTC et la CFE/CGC signent l'accord sur le travail du dimanche dans les magasins FNAC. Ces 3 organisations représentent 51.61% des salariés. Cet accord couvre le territoire national.

La CFDT a finalement décidé de signer car il y a eu améliorations en termes de création de postes, soit 80 emplois en CDI.

Les sections FNAC CFDT ont été consultées. Une très large majorité a voté en faveur de la signature.

En savoir plus

Représentativité à la FNAC :
  • CFDT : 17,83%,
  • CFTC : 27,73%,
  • CFE-CGC : 6,05%,
  • CGT : 35,75%,
  • SUD FNAC : 12,64%.

Travail dominical à Carrefour : la CFDT organise une action nationale dans les hypermarchés à partir du 10 janvier

Tract Carrefour
Pour la CFDT, il n’est pas question de laisser s’installer la banalisation du travail du dimanche. Si elle n’a pas de position dogmatique sur le travail dominical, la CFDT constate que le groupe Carrefour qui ouvre déjà plus de 5 000 magasins de proximité le dimanche matin (Carrefour Market, Contact, Express, City), tente de généraliser ce type d’ouverture à l’ensemble de ses formats !

En effet, Carrefour demande aux organisations syndicales de modifier la convention collective d’entreprise par voie d’accord afin de permettre également l’ouverture de ses hypermarchés le dimanche matin (l’accord en vigueur aujourd’hui l’en empêche). C’est un non-sens économique, la rentabilité de ce type de magasin le dimanche serait  quasi-nulle.

Depuis le début des négociations, les délégués CFDT consultent  massivement les salariés (plus de 10 000 salariés à ce jour). 94 % des salariés sondés se sont prononcés contre le projet d’accord ! Ils ne croient pas à la réalité du volontariat et craignent une dégradation de leurs conditions de travail sur le reste de la semaine.

D’autre part, lors des manifestations déjà organisées en décembre, les clients ont été nombreux à apporter leur soutien. Ils partagent l’inquiétude des salariés quant à l’impact d’une banalisation du travail du dimanche sur leur entreprise.

Primark : le discounter du textile et du social

Malgré les bons résultats de la société - 126 millions de chiffre d’affaires en 2014 et 300 millions en 2015 - Primark France ne semble pas disposée à redistribuer équitablement aux salariés le fruit de l’effort collectif.

A la demande d'augmentation de 3 % demandée par la CFDT et une revalorisation de l'ancienneté des salariés, la proposition de Primark est à la limite de l'insulte. 

La direction propose en effet  :

 - 1 centime/h brut pour les employés 

 - 7 centimes/h brut pour les agents de Maîtrise.

 - et surtout 1, 5 % d’augmentation pour les cadres. En 2015 , ils avaient bénéficié d'une augmentation de 1,1% d’augmentation. 

Pour la CFDT, la proposition de la direction exclue la majorité des salariés et est donc discriminatoire. La direction augmente le pouvoir d’achat des cadres  et fait du discount social pour les employés.

Ce manque total de considération est inacceptable pour la CFDT qui demande  la réouverture des négociations sur la base d'un dialogue social loyal et  de qualité. 

L'engagement des salariés doit être reconnu et leurs préoccupations entendues ! 

Groupe Vivarte : nouvelles craintes pour l’emploi

Toujours fragilisé par sa dette malgré de lourdes restructurations engagées depuis quelques années, le groupe Vivarte (La Halle, Minelli, André, Caroll, Kookaï …) continue sur sa lancée avec des projets de réorganisation dont un aperçu a été relayé par la presse.  

Il aura fallu l’insistance de la CFDT Vivarte et des autres syndicats pour que la direction accepte la tenue d’un comité de groupe extraordinaire. Celui-ci s’est tenu le mercredi 20 juillet mais n’a pas permis d’obtenir d’informations claires et transparentes sur le nouveau plan stratégique. Stéphane Maquaire, nouveau président du groupe, a pris l’engagement de présenter le plan de relance fin août-début septembre.

La CFDT n’est pas dupe. La tendance semble être donnée avec la cession déjà annoncée de Kookaï, Chevignon et Pataugas et le projet de fusion de La Halle Mode et Accessoires et La Halle aux Chaussures. La CFDT Vivarte  craint des restructurations qui pourraient à nouveau impacter  l’emploi.

Toutes les infos avec l’équipe CFDT : Facebook/CFDT Vivarte 

Relire : Le groupe Vivarte continue son strip-tease social décomplexé avec la cession de Kookai, Chevignon et Pataugas !

 

Dans la presse : 

En difficulté financière, Vivarte fait face à une double fronde, Le Monde, 20 juillet 2016

Vivarte de nouveau face à une dette abyssale, Le Figaro, 18 juillet 2016 



 

 

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