Hanes France (Ex DIM) : des résultats à la hauteur de la force du collectif CFDT

Le premier tour des élections du comité social et économique vient d’avoir lieu sur les deux sites de Hanes France, à Autun (Saône-et-Loire) et à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine). Les salariés de l’entreprise, toujours DIM dans le cœur, techniciens, agents de maîtrise et cadres ont placé la CFDT en tête alors que du côté des employés un second tour sera nécessaire à cause du faible taux de participation. Le vote électronique se déroulera du jeudi 11 octobre, à 14h00, au mercredi 17 octobre, à 14h00.

La CFDT sort indemne de ces deux élections alors que d’autres organisations syndicales perdent leur représentativité.

Comme le souligne Rossana Tari, déléguée syndicale centrale « L’enjeu est importable et atteignable : pour avoir la majorité au CSE, la CFDT doit obtenir un siège de titulaire dans le collège des employés ».

Chez les cadres, la CFDT fait un tabac en obtenant 4 sièges de titulaires, devant la CFTC qui en compte 3. La CGC n’en a aucun.

Sur le site de Rueil-Malmaison, la CFDT qui est largement majoritaire, pourra signer seule des accords d’établissement. Les résultats :

CFDT : 65,25 %

CFTC :  34,75 %

Avec 5,57 %, la CGC n'est pas représentative.

Un excellent résultat qui vient contrebalancer celui obtenu sur le site d’Autun où c’est la CFTC qui rafle la mise.

Les résultats sur le site d’Autun :

CFTC : 53,39 %

CGC : 32,13 %

CFDT : 14, 48 %

FO  a perdu sa représentativité sur ce site avec son score de 8,30 %

La représentativité globale

CFTC : 44,71 %

CFDT : 34,38 %

CGC : 20,92 %

FO :  4,97 %

PIMKIE : la Direction tente d’abuser des clauses de mobilité pour licencier 83 salariés à moindre coût.

Le 12 février dernier, la CFDT Pimkie a participé aux négociations concernant la restructuration de l’enseigne. En intersyndicale avec la CGT et FO, elle revendiquait que tous les salariés des magasins programmés à la fermeture soient traités de manière identique et qu’ils puissent tous prétendre aux mesures du plan de départs volontaires.

La Direction s’y est opposée et reste totalement inflexible, ce qui bloque les négociations. « Plutôt que de traiter ses salariés de manière égale, Pimkie préfère licencier 83 salariés à moindre coût en utilisant abusivement les clauses de mobilité. Ces salariés seraient donc exclus du plan de départs volontaires, et ne pourraient pas profiter des mesures déjà négociées » s’insurge Marie-Annick Merceur, déléguée CFDT.

Pour la CFDT, ce n’est pas un comportement responsable, et encore moins acceptable. Au contraire, cela démontre le peu d’intérêt que porte la Direction à ses salariés, utilisés comme simple variable d’ajustement économique.

La CFDT n’acceptera pas que les 83 salariés, dont on veut honteusement se débarrasser, soient laissés-pour-compte et se battra, aux côtés des autres syndicats de l’intersyndicale, pour que tous les salariés puissent bénéficier des mesures du plan de départs volontaires.

Pour suivre l’actualité de l’équipe Pimkie : https://www.facebook.com/Cfdt.Pimkie/

Si vous êtes salarié chez Pimkie, répondez au sondage de la CFDT : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLScl8l8IWYlc2pLgiWRWvJeg2NQxiHoTtxqL_XxqbWN_b1Pa7g/viewform  

Qu’est-ce qu’une clause de mobilité ?

La clause de mobilité vous engage à accepter par avance une modification de votre lieu de travail dans une zone géographique définie précisément. Elle peut être intégrée à votre contrat de travail ou à la convention collective dont vous dépendez. Toutefois, l’absence de clause n’empêche pas la mobilité sous certaines conditions.

Pour en savoir plus sur la mobilité : https://www.cfdt.fr/portail/vos-droits/fiches-juridiques/depart-de-l-entreprise/mobilite/la-mobilite-rec_66536

Plan social Carrefour : la CFDT appelle à une journée de mobilisation nationale le 15 février

La CFDT appelle tous les salariés du groupe à participer à un rassemblement le 15 février, ceci afin de protester contre les conséquences sociales du plan de transformation 2022. Ce rassemblement se tiendra en deux temps dans la capitale.

Tout d’abord, à 10H, Place d’Italie, près du Carrefour Market dont les 176 salariés vont bientôt subir les lourdes conséquences du passage de leur magasin en location -gérance (perte de 2 mois de rémunération tout comme les 600 salariés des magasins de Château -Thierry, Montluçon, Cahors, St Lô et Flers). A noter que le magasin se trouve aussi à proximité d’un Carrefour City (ex-Dia) dont la fermeture a été annoncée !

Ensuite, à 15H, les salariés sont appelés à manifester devant la FCD* (Fédération patronale du Commerce et de la Distribution dont Alexandre Bompard et Carrefour font partie) avec une question centrale : que font réellement les employeurs de la grande distribution pour anticiper les mutations technologiques du secteur (e-commerce, automatisation), pour limiter l’impact sur l’emploi et préparer les salariés à ces changements !? Ils remettront aussi à cette occasion aux représentants de la FCD des « conventions collectives Carrefour 100% soldées », puisque c’est bien une convention au rabais qui s’applique dans les établissements du groupe qui passent en location - gérance.

D’autre part, la CFDT rappelle qu’elle demande que les dividendes ne soient pas versés aux actionnaires en 2018, mais qu’ils soient consacrés à l’accompagnement social et au reclassement des salariés touchés par les différentes restructurations dans le groupe. Elle a d’ailleurs mis en ligne une pétition* à cet effet.

 Flyer Actionnaires Web

* Adresse de la FCD : 12, rue Euler 75008 Paris

*lien vers la pétition : https://www.change.org/p/carrefoursa-carrefour-ne-doit-pas-verser-de-dividendes-aux-actionnaires-en-2018

 

PIMKIE : des suppressions de postes ? Pas n’importe comment !

La direction de Pimkie a annoncé lors du comité central d’entreprise (CCE) du 8 janvier la suppression de 208 emplois en proposant le recours à la rupture conventionnelle collective, nouvelle disposition légale conditionnée à la signature d’un accord majoritaire avec les syndicats représentatifs.

L’appel à candidatures aux départs volontaires porterait sur :

Services supports 

53 salariés sur 298 au siège de la Fashion Factory (Villeneuve d'Ascq)
31 salariés sur 100 dans les bureaux du siège de Neuville-en- Ferrain  
41 salariés sur 108 de la logistique de Neuville-en-Ferrain

Magasins

37 magasins en France fermeront à l'expiration des baux. 166 salariés sont concernés et la CFDT relève d’ores-et-déjà que le reclassement sera difficile voire impossible pour 83 d’entre eux faute de magasins à proximité. Pour la CFDT, il est difficile de concevoir un véritable volontariat alors que les salariés n’ont pas un choix réel.

Il n’est pas question de s’engager dans une négociation bâclée et qui profiterait opportunément du nouveau dispositif, au détriment de la sécurisation professionnelle des individus.

Les fermetures concerneront aussi des magasins en Europe :


- 10 magasins en Belgique
- 2 magasins au Luxembourg
- 44 magasins en Allemagne
- 8 magasins en Autriche
- 13 magasins en Espagne
- 17 magasins en Italie

Une première réunion de négociation avec les syndicats a eu lieu le mardi 9 janvier. Après un vote majoritaire en CCE, les organisations syndicales ont missionné le cabinet d’experts Sextant pour les accompagner.  La CFDT PIMKIE est mobilisé et elle prendra une position responsable dans l'intérêt des salariés. Elle a fait bloc avec FO et la CGT et les trois syndicats ont refusé la rupture conventionnelle collective, obligeant la direction de Pimkie a annuler la procédure pour lancer un plan de départs volontaire. 

Pour suivre les négociations : Facebook Cfdt Pimkie

 

Les  37 magasins concernés :

Auvergne-Rhône-Alpes

Grenoble Grenette (38)

Centre-Val de Loire

Saran (45)

Tours (37)

Grand-Est

Metz Semécourt (57)

Pimkie Général Leclerc Thionville (57)

Mont-Saint-Martin (54)

Strasbourg Baggersee (67)

Hauts-de-France

Meru (60)

Calais (62)

Saint-Omer (62)

Lens CV (62)

Haute-Bretagne

Nantes St Sébastien (44)

Ile-de-France

Paris Montparnasse (75)

Paris Parly 2 (75)

Paris Ulis (75)

Saint-Brice-sous-Forêt (95)

Ermont (95)

Claye Souilly (77)

Meaux (77)

Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées 

Toulouse, SaintRome (31)

Normandie

Caen Hérouville (14)

Le Havre (76)

Argentan (61)

Nouvelle Aquitaine

Bergerac (24)

Bordeaux Lormont (33)

Arcachon La Teste (33)

Provence-Alpes-Côte d’Azur

Toulon Mayol (83)

Nice La Trinité (06)

Nice TNL (06)

Marseille Aubagne (13)

Marseille Merlan (13)

Marseille St Loup (13)

Avignon Mistral (84)

Aix en Provence Jas-de-Bouffan (13)

Occitanie

Béziers (34)

Perpignan (66)

 

  

Bricorama : action en justice du comité central d’entreprise et mobilisation vendredi 22 septembre

Le CCE BRICORAMA a décidé d’engager une procédure judiciaire devant le Tribunal de grande instance pour obtenir la suspension du projet de cession des activités de BRICORAMA au groupe Les Mousquetaires, tant qu’il n’aura pas obtenu des informations précises sur cette opération, et notamment ses conséquences sociales.

Le CCE demande, en outre, la condamnation de BRICORAMA pour délit d’entrave au regard des violations délibérées et répétées aux prérogatives élémentaires des représentants du personnel.

Le 5 juillet dernier, les représentants du personnel ont appris dans la presse la vente de leur entreprise au groupe les Mousquetaires (Intermarché, Bricomarché).

Son Fondateur et Président depuis plus de 40 ans, Monsieur BOURRELIER a, en effet, fait le choix d’annoncer sa décision de céder les activités de son entreprise en France, en Espagne et en Chine, par le biais d’un simple communiqué de presse, sans même en informer au préalable le CCE comme il en avait pourtant l’obligation.

A ce jour, la Direction de BRICORAMA refuse toujours de communiquer aux représentants du personnel des informations précises sur les éléments financiers de cette opération et sur ses conséquences sociales. Celles-ci sont pourtant inévitables compte tenu du passage d’un modèle de magasins intégrés à celui d’adhérents indépendants, seul modèle appliqué au sein du groupe Les Mousquetaires, en particulier dans les magasins Bricomarché.

Malgré le mépris affiché par la Direction de BRICORAMA, le CCE est resté ouvert au dialogue social, son unique priorité étant de sécuriser les salariés, particulièrement inquiets par la perspective d’un transfert au sein du groupe Les Mousquetaires.

Lors de sa dernière réunion du 15 septembre dernier, le CCE a invité la Direction de BRICORAMA à ouvrir une négociation sur les trois thèmes suivants :

  • Une garantie de maintien de l’emploi, prévoyant l’absence de suppressions d’emplois et le maintien de l’ensemble des salariés au sein de la société BRICORAMA FRANCE au moins jusqu’au 31 décembre 2020 ;
  • Les conditions d’accompagnement des éventuels départs volontaires et/ou contraints des salariés en cas de fermetures, de cessions de magasins ou de réduction des effectifs (intervenant à l’issue de la période de garantie de maintien de l’emploi) ;
  • Une prime de transfert compensant la perte des avantages subie par les salariés en cas de transfert de leur magasin à un adhérent (à l’issue de la période de garantie de maintien de l’emploi).

La Direction de BRICORAMA ayant refusé de prendre le moindre engagement sur le maintien de l’emploi et les conditions des éventuels départs, le CCE a donné instruction à son avocat, Me Thomas HOLLANDE du cabinet LBBa, de saisir dès cette semaine le Tribunal de grande instance de Créteil pour faire interdire la mise en œuvre du projet de cession.

La CFDT appelle également  les salarié-es à soutenir l’action du CCE et à afficher leur soutien ce  vendredi 22 septembre à partir de 13h, devant la centrale Bricorama, 21 boulevard Jean Monnet à Villiers sur Marne (94).

Télécharger le tract ci-dessous.

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