PIMKIE : des suppressions de postes ? Pas n’importe comment !

La direction de Pimkie a annoncé lors du comité central d’entreprise (CCE) du 8 janvier la suppression de 208 emplois en proposant le recours à la rupture conventionnelle collective, nouvelle disposition légale conditionnée à la signature d’un accord majoritaire avec les syndicats représentatifs.

L’appel à candidatures aux départs volontaires porterait sur :

Services supports 

53 salariés sur 298 au siège de la Fashion Factory (Villeneuve d'Ascq)
31 salariés sur 100 dans les bureaux du siège de Neuville-en- Ferrain  
41 salariés sur 108 de la logistique de Neuville-en-Ferrain

Magasins

37 magasins en France fermeront à l'expiration des baux. 166 salariés sont concernés et la CFDT relève d’ores-et-déjà que le reclassement sera difficile voire impossible pour 83 d’entre eux faute de magasins à proximité. Pour la CFDT, il est difficile de concevoir un véritable volontariat alors que les salariés n’ont pas un choix réel.

Il n’est pas question de s’engager dans une négociation bâclée et qui profiterait opportunément du nouveau dispositif, au détriment de la sécurisation professionnelle des individus.

Les fermetures concerneront aussi des magasins en Europe :


- 10 magasins en Belgique
- 2 magasins au Luxembourg
- 44 magasins en Allemagne
- 8 magasins en Autriche
- 13 magasins en Espagne
- 17 magasins en Italie

Une première réunion de négociation avec les syndicats a eu lieu le mardi 9 janvier. Après un vote majoritaire en CCE, les organisations syndicales ont missionné le cabinet d’experts Sextant pour les accompagner.  La CFDT PIMKIE est mobilisé et elle prendra une position responsable dans l'intérêt des salariés. Elle a fait bloc avec FO et la CGT et les trois syndicats ont refusé la rupture conventionnelle collective, obligeant la direction de Pimkie a annuler la procédure pour lancer un plan de départs volontaire. 

Pour suivre les négociations : Facebook Cfdt Pimkie

 

Les  37 magasins concernés :

Auvergne-Rhône-Alpes

Grenoble Grenette (38)

Centre-Val de Loire

Saran (45)

Tours (37)

Grand-Est

Metz Semécourt (57)

Pimkie Général Leclerc Thionville (57)

Mont-Saint-Martin (54)

Strasbourg Baggersee (67)

Hauts-de-France

Meru (60)

Calais (62)

Saint-Omer (62)

Lens CV (62)

Haute-Bretagne

Nantes St Sébastien (44)

Ile-de-France

Paris Montparnasse (75)

Paris Parly 2 (75)

Paris Ulis (75)

Saint-Brice-sous-Forêt (95)

Ermont (95)

Claye Souilly (77)

Meaux (77)

Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées 

Toulouse, SaintRome (31)

Normandie

Caen Hérouville (14)

Le Havre (76)

Argentan (61)

Nouvelle Aquitaine

Bergerac (24)

Bordeaux Lormont (33)

Arcachon La Teste (33)

Provence-Alpes-Côte d’Azur

Toulon Mayol (83)

Nice La Trinité (06)

Nice TNL (06)

Marseille Aubagne (13)

Marseille Merlan (13)

Marseille St Loup (13)

Avignon Mistral (84)

Aix en Provence Jas-de-Bouffan (13)

Occitanie

Béziers (34)

Perpignan (66)

 

  

Bricorama : action en justice du comité central d’entreprise et mobilisation vendredi 22 septembre

Le CCE BRICORAMA a décidé d’engager une procédure judiciaire devant le Tribunal de grande instance pour obtenir la suspension du projet de cession des activités de BRICORAMA au groupe Les Mousquetaires, tant qu’il n’aura pas obtenu des informations précises sur cette opération, et notamment ses conséquences sociales.

Le CCE demande, en outre, la condamnation de BRICORAMA pour délit d’entrave au regard des violations délibérées et répétées aux prérogatives élémentaires des représentants du personnel.

Le 5 juillet dernier, les représentants du personnel ont appris dans la presse la vente de leur entreprise au groupe les Mousquetaires (Intermarché, Bricomarché).

Son Fondateur et Président depuis plus de 40 ans, Monsieur BOURRELIER a, en effet, fait le choix d’annoncer sa décision de céder les activités de son entreprise en France, en Espagne et en Chine, par le biais d’un simple communiqué de presse, sans même en informer au préalable le CCE comme il en avait pourtant l’obligation.

A ce jour, la Direction de BRICORAMA refuse toujours de communiquer aux représentants du personnel des informations précises sur les éléments financiers de cette opération et sur ses conséquences sociales. Celles-ci sont pourtant inévitables compte tenu du passage d’un modèle de magasins intégrés à celui d’adhérents indépendants, seul modèle appliqué au sein du groupe Les Mousquetaires, en particulier dans les magasins Bricomarché.

Malgré le mépris affiché par la Direction de BRICORAMA, le CCE est resté ouvert au dialogue social, son unique priorité étant de sécuriser les salariés, particulièrement inquiets par la perspective d’un transfert au sein du groupe Les Mousquetaires.

Lors de sa dernière réunion du 15 septembre dernier, le CCE a invité la Direction de BRICORAMA à ouvrir une négociation sur les trois thèmes suivants :

  • Une garantie de maintien de l’emploi, prévoyant l’absence de suppressions d’emplois et le maintien de l’ensemble des salariés au sein de la société BRICORAMA FRANCE au moins jusqu’au 31 décembre 2020 ;
  • Les conditions d’accompagnement des éventuels départs volontaires et/ou contraints des salariés en cas de fermetures, de cessions de magasins ou de réduction des effectifs (intervenant à l’issue de la période de garantie de maintien de l’emploi) ;
  • Une prime de transfert compensant la perte des avantages subie par les salariés en cas de transfert de leur magasin à un adhérent (à l’issue de la période de garantie de maintien de l’emploi).

La Direction de BRICORAMA ayant refusé de prendre le moindre engagement sur le maintien de l’emploi et les conditions des éventuels départs, le CCE a donné instruction à son avocat, Me Thomas HOLLANDE du cabinet LBBa, de saisir dès cette semaine le Tribunal de grande instance de Créteil pour faire interdire la mise en œuvre du projet de cession.

La CFDT appelle également  les salarié-es à soutenir l’action du CCE et à afficher leur soutien ce  vendredi 22 septembre à partir de 13h, devant la centrale Bricorama, 21 boulevard Jean Monnet à Villiers sur Marne (94).

Télécharger le tract ci-dessous.

FNAC : la CFDT signe l’accord sur le travail du dimanche

La CFDT, la CFTC et la CFE/CGC signent l'accord sur le travail du dimanche dans les magasins FNAC. Ces 3 organisations représentent 51.61% des salariés. Cet accord couvre le territoire national.

La CFDT a finalement décidé de signer car il y a eu améliorations en termes de création de postes, soit 80 emplois en CDI.

Les sections FNAC CFDT ont été consultées. Une très large majorité a voté en faveur de la signature.

En savoir plus

Représentativité à la FNAC :
  • CFDT : 17,83%,
  • CFTC : 27,73%,
  • CFE-CGC : 6,05%,
  • CGT : 35,75%,
  • SUD FNAC : 12,64%.

Travail dominical à Carrefour : la CFDT organise une action nationale dans les hypermarchés à partir du 10 janvier

Tract Carrefour
Pour la CFDT, il n’est pas question de laisser s’installer la banalisation du travail du dimanche. Si elle n’a pas de position dogmatique sur le travail dominical, la CFDT constate que le groupe Carrefour qui ouvre déjà plus de 5 000 magasins de proximité le dimanche matin (Carrefour Market, Contact, Express, City), tente de généraliser ce type d’ouverture à l’ensemble de ses formats !

En effet, Carrefour demande aux organisations syndicales de modifier la convention collective d’entreprise par voie d’accord afin de permettre également l’ouverture de ses hypermarchés le dimanche matin (l’accord en vigueur aujourd’hui l’en empêche). C’est un non-sens économique, la rentabilité de ce type de magasin le dimanche serait  quasi-nulle.

Depuis le début des négociations, les délégués CFDT consultent  massivement les salariés (plus de 10 000 salariés à ce jour). 94 % des salariés sondés se sont prononcés contre le projet d’accord ! Ils ne croient pas à la réalité du volontariat et craignent une dégradation de leurs conditions de travail sur le reste de la semaine.

D’autre part, lors des manifestations déjà organisées en décembre, les clients ont été nombreux à apporter leur soutien. Ils partagent l’inquiétude des salariés quant à l’impact d’une banalisation du travail du dimanche sur leur entreprise.

Primark : le discounter du textile et du social

Malgré les bons résultats de la société - 126 millions de chiffre d’affaires en 2014 et 300 millions en 2015 - Primark France ne semble pas disposée à redistribuer équitablement aux salariés le fruit de l’effort collectif.

A la demande d'augmentation de 3 % demandée par la CFDT et une revalorisation de l'ancienneté des salariés, la proposition de Primark est à la limite de l'insulte. 

La direction propose en effet  :

 - 1 centime/h brut pour les employés 

 - 7 centimes/h brut pour les agents de Maîtrise.

 - et surtout 1, 5 % d’augmentation pour les cadres. En 2015 , ils avaient bénéficié d'une augmentation de 1,1% d’augmentation. 

Pour la CFDT, la proposition de la direction exclue la majorité des salariés et est donc discriminatoire. La direction augmente le pouvoir d’achat des cadres  et fait du discount social pour les employés.

Ce manque total de considération est inacceptable pour la CFDT qui demande  la réouverture des négociations sur la base d'un dialogue social loyal et  de qualité. 

L'engagement des salariés doit être reconnu et leurs préoccupations entendues ! 

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