Habillement, Cuir, Textile, Blanchisserie

DIM : 142 nouveaux licenciements en France

Depuis le rachat de l’entreprise DIM par le fonds d’investissement SUN CAPITAL en 2006, les licenciements se succèdent dans le cadre de plans de sauvegarde de l’emploi.

Malgré les demandes de la CFDT, première organisation syndicale dans l’entreprise, la Direction n’a jamais assumé ses responsabilités, préférant licencier et considérer les salariés comme variables d’ajustement.

Alors que la marque DIM, fleuron du groupe, est l’une des seules entreprises du groupe à gagner des parts de marché en France, les dirigeants viennent de décider d’un nouveau plan social qui concerne 142 salariées dont la grande majorité est en situation précaire (Temps partiel subi, travail intermittent …).

L’échec cuisant de la vente du groupe en 2013 a démontré le défaut de gestion (effondrement des ventes, du chiffres d’affaires de 40 % en 7 ans) et le manque de capacité de l’entreprise à définir une stratégie pour anticiper les évolutions des métiers et «atteindre l’excellence opérationnelle » tant vantée aux salariés.

Les premières négociations du plan social s’ouvriront mardi 4 mars. La CFDT demandera un plan ambitieux et exemplaire en s’appuyant sur les dispositions prévues dans l’accord national interprofessionnel sur la sécurisation de l’emploi.

Nouvel incendie meurtrier dans une usine textile de DACCA au Bangladesh

Collectif de l'éthique sur l'étiquette 342x365Peuples Solidaires 435x160Collectif de l'éthique sur l'étiquette 342x365Communiqué de presse Paris,
le 9 octobre 2013

Industrie textile au Bangladesh : nouvel incendie meurtrier

Peuples Solidaires et le Collectif Éthique sur l’étiquette sont sous le choc après l’annonce d’un nouveau drame meurtrier au Bangladesh. Selon les dernières informations reçues, dix travailleurs ont été tués et plus de 50 blessés suite à un incendie qui s’est déclenché vers 18h le mardi 8 octobre dans l’usine Aswad Composite Mills située près de la capitale Dacca. Peuples Solidaires et le Collectif Ethique sur l’étiquette appellent les entreprises donneuses d’ordre concernées à indemniser immédiatement les familles et garantir une prise en charge médicale des personnes blessées.

Les travailleurs interviewés sur place ont déclaré qu’ils fabriquaient essentiellement des vêtements pour la marque de vêtements George, qui appartient au géant américain de la distribution Walmart. D’après les documents de livraison de l’usine, d’autres marques, notamment les canadiennes Loblaw et Hudson Bay Company, seraient également concernées. Il est probable que cette usine ait fourni d’autres enseignes. Celles-ci doivent le faire savoir et prendre leurs responsabilités.

Cet incendie, dont l’origine exacte n’a pas encore établie, survient presque six mois après l’effondrement du Rana Plaza qui a fait 1133 mort-e-s et des milliers de blessé-e-s. Il s’agit du 4ème incendie meurtrier dans le secteur du textile au Bangladesh en douze mois [1]. Depuis le drame du Rana Plaza, plus de 90 marques et distributeurs ont signé un Accord contraignant sur la sécurité des bâtiments et la sécurité incendie au Bangladesh, développé collectivement par les organisations syndicales locales et les entreprises donneuses d’ordre, et qui vise à s’attaquer aux causes structurelles de l’insécurité au travail au Bangladesh. Loblaw a signé cet Accord, alors que les entreprises Husdon Bay et Walmart, sont membres d’une initiative parallèle volontaire fondée par certaines multinationales en réaction à l’Accord.

"Cette nouvelle tragédie illustre à quel point le chemin est encore long pour sécuriser réellement l’industrie du textile au Bangladesh " a déclaré Vanessa Gautier de Peuples Solidaires. "La signature massive de l’Accord est une avancée majeure, mais cet incendie montre le besoin urgent de mettre en place un programme d’inspections et de rénovations des bâtiments qui hébergent des usines de confection textile. »

« Nous exhortons toutes les entreprises qui ont un lien avec l’usine Aswad Composite Mills à se faire connaître et à travailler ensemble afin d’assurer une indemnisation rapide, un paiement des salaires non perçus et une prise en charge médicale des victimes et de leurs familles affectées par cet incendie » a fait savoir Nayla Ajaltouni du Collectif Éthique sur l’étiquette.

Peuples Solidaires et le Collectif Éthique sur l’étiquette travailleront de concert avec les syndicats et les organisations de la société civile sur place pour rassembler davantage d’information sur les circonstances de l’incendie et pour demander une indemnisation pleine et transparente pour les victimes et leur famille. Elles rappellent la responsabilité première des multinationales à garantir que leur production ne se fasse pas aux prix de la vie et de la santé des travailleurs et travailleuses de leurs chaînes de sous-traitance.

[1] Tazreen Fashion, novembre 2012 - 122 mort-e-s, Smart Export Garments, février 2013 - 9 mortes- et Tung Hai, mai 2013 -9 mort-e-s.
Contacts presse
Vanessa Gautier, Peuples Solidaires pour le Collectif Éthique sur l’étiquette
01 48 58 21 85 ou 06 30 72 60 70, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Nayla Ajaltouni, Collectif Éthique sur l’étiquette 06 62 53 34 56, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Contrat de génération : négociations en cours dans les entreprises de l'habillement, cuir, textile

Des négociations intergénérationnelles ont commencé dans plusieurs entreprises des branches de l'habillement, cuir et textile : CHANTELLE, DIM, MACOPHARMA, INITIAL SAGET...

Ces entreprises ont demandé l'aide de la CFDT pour les faire aboutir et obtenir ainsi l'embauche de nombreux jeunes en contrat de génération (c'est à dire un CDI classique,  avec le maintien dans l'emploi d'un senior et des aides de l'état).

 

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