Les salariés de Cultura décident de faire de la CFDT le premier syndicat dans leur entreprise

Le premier tour des élections pour la mise en place du comité social et économique (CSE) vient d'avoir lieu chez Cultura, enseigne bien connue des amateurs de loisirs culturels qui emploie 3500 salariés répartis dans 88 magasins en France. 

La CFDT vient d'y faire un excellent score, en devenant le premier syndicat dans l'entreprise en creusant un écart confortable avec la CGT et la CFE/CGC. Quant à FO et Sud, les résultats sont sans appel, ils ne sont pas représentatifs. 

Le siège de Cultura étant à Mérignac, c'est le syndicat CFDT Services de la Gironde, accompagné de la déléguée syndicale CFDT dans  l'entreprise qui ont mené d'une main de maître la campagne. 

La culture du résultat, c'est la CFDT qui l'a. En voici une jolie démonstration. 

CFDT Casino : les militants se mobilisent pour rétablir la vérité

Il y a une semaine, le 20 mars dernier, était publié un article destiné à alerter les élus du département Loire et Haute-Loire sur les inquiétudes, argumentées, que portaient les militants CFDT sur l’avenir de l’activité du groupe dans le bassin de la Loire. Dans ce même article, la direction s’indignait de la malveillance envers Casino et ses collaborateurs dont faisait preuve la CFDT.

Pourtant, des raisons de s’inquiéter, il y en a. Dans son rapport annuel 2018, le groupe annonce la vente d’actifs d’un montant total d’un milliard d’euros d’ici le premier trimestre 2020, sans préciser quels actifs seront concernés. Il annonce également passer de 21% à 15% du chiffre d’affaires la part que représente les hypermarchés, ce qui induirait des potentielles fermetures. Enfin, les dirigeants prévoient un plan d’économie de 200 millions d’euros d’ici 2020, dont 50 millions directement liés à l’activité des sièges enseignes et des sièges centraux.

Ce lundi 25 mars, les militants CFDT du groupe Casino se sont mobilisés afin de rétablir une vérité : défendre les salariés, leurs intérêts et leur emploi, ce n’est pas être malveillant envers les entreprises, c’est être responsable et digne de la confiance qu’ils nous accordent. Vouloir connaître les conséquences que ces décisions auront sur les salariés et se battre pour qu’elles soient les plus minimes possibles, c’est simplement notre rôle.

Une équipe de militants et de militantes s’est rendue au siège à Saint-Etienne afin de distribuer pas moins de 1400 tracts aux salariés. Ils ont ainsi pu les informer de cette attaque de la direction et leur assurer que notre présence à leur côté ne faiblira pas.

Castorama : La CFDT manifeste le mercredi 27 mars aux côtés de Laurent Berger et des salariés.

 

La semaine dernière, la CFDT, première organisation syndicale chez Castorama, apprenait l’intention du groupe Kingfisher de fermer neuf magasins Castorama et deux magasins Brico Dépôt en France d’ici 2020.

Après deux plans de sauvegarde de l’emploi (PSE) qui ont touché 500 salariés, ce sont à présent 800 salariés et leur famille qui sont  sacrifiés sur l’autel du profit. Cela sans compter l’impact que ces fermetures auront sur les emplois indirects liés à l’activité de l’entreprise.

La CFDT, première organisation syndicale représentative chez Castorama, s’insurge de l’utilisation faite par Kingfisher France des impôts des citoyens (au travers des exonérations fiscales et des crédits d’impôts accordés aux grandes entreprises) qui ne servent ni à préserver la compétitivité du groupe, ni les emplois, mais à augmenter les dividendes reversés aux actionnaires.

La CFDT manifestera le mercredi 27 mars 2019, de 14h à 17h, sur l’esplanade de la Défense à Paris, aux côtés de Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, présent de 15h30 à 16h, et des salariés de Castorama.

La CFDT, mobilisée, exige que le groupe revoit sa politique de rationalisation des coûts concernant les effectifs et entend bien peser lors  des négociations du PSE qui vont débuter afin de défendre les droits des salariés.

Repères :

  • 13 000 salariés travaillent chez Castorama;
  • 102 établissements sont répartis sur l’ensemble du territoire français;
  • La CFDT est la première organisation syndicale chez Castorama avec 41,14%, devant FO (23,59%), la CGT (17,48%), la CFTC (12,04%) et la CGC (5,75%).

[Communiqué] Restructuration chez Meuble IKEA France : la direction de l’entreprise avance les yeux bandés

Le 21 novembre 2018, le groupe IKEA a annoncé vouloir supprimer  7 500 postes dans le monde d’ici 2020. Ces suppressions d’emplois représentent près de 5% des effectifs totaux de l’entreprise, qui compte actuellement plus de 160 000 salariés répartis dans 30 pays. Un porte-parole du Ingka Holding, la maison mère d’Ikea Group, a annoncé une répercussion sur l’ensemble des marchés.

Lors du Comité Central d’Entreprise du 19 Mars 2019, la direction de Meuble IKEA France a annoncé un premier déploiement (de leur nouvelle organisation) qui devrait être suivit de deux autres. Cette vague nous annonce une première restructuration des fonctions ressources humaines (RH), immobilier et expansion ainsi que CFF (satisfaction client). Dans la fonction RH, 74 postes devraient être supprimés dans les magasins et 33 postes seraient créés au niveau du siège social.

A ce stade, deux entités françaises IKEA se restructurent en parallèles (Dépôts et MIF), ce qui pose un problème sur la vision globale. Des postes pourraient être supprimés, d’un côté comme de l’autre, sans avoir une vision et une solution commune.

La CFDT IKEA France a demandé à la direction générale :

  • La mise en place d’un comité de groupe
  • La convocation d’une instance de coordination des CHSCT pour la mise en place d’une expertise nationale.

Nous estimons que les prochains déploiements devraient impacter des centaines de salariés dans l’entreprise.

[Communiqué] Castorama : Dividendes augmentés pour les uns, emplois menacés pour les autres, la CFDT dénonce.

Le conseil d’administration du groupe britannique Kingfisher a décidé de fermer neuf magasins Castorama et deux magasins Brico Dépôt en France d’ici 2020, alors que le montant des dividendes versé aux actionnaires s’élève, comme prévu, à 431 millions d’euros en 2019.

La CFDT, premier syndicat français, est indignée par cette décision. Les 30 millions d’euros perçus annuellement par le groupe, grâce aux allègements fiscaux, n’ont servi qu’à augmenter les dividendes des actionnaires anglais. En conséquence, après la délocalisation de certaines activités en Pologne l’an dernier et la suppression des métiers comptables et d’assistants R.H au sein du groupe, un troisième Plan de sauvegarde de l’emploi se profile.

800 salariés et leur famille seront à coup sûr impactés par ces fermetures de magasins et leur avenir est désormais incertain. La CFDT, engagée depuis toujours au côté des salariés, dénonce le comportement immoral de ces financiers qui font totalement abstraction du sort de leurs employés.

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