Pour sécuriser l’avenir professionnel des salariés, la CFDT demande loyauté et transparence aux dirigeants du groupe Casino !

La CFDT a participé le 8 novembre dernier au comité d’anticipation mis en place dans le cadre de la lourde restructuration du groupe Casino.

La direction n’a pas nié être en contact avec Leclerc pour la vente de « certains magasins ». Elle a annoncé un plan de trois ans pour la restructuration de la logistique, le déploiement des systèmes d’encaissement automatiques ainsi que la cession ou la vente de Casino Restauration en 2020.

Pour les élus CFDT, ce choix stratégique doit obliger la direction à mettre en place une gestion prévisionnelle de l'emploi et des compétences (GPEC) à la hauteur des enjeux pour l’emploi. Nombreux seront les salariés qui verront leur poste, voire leur emploi, disparaître, en particulier celles et ceux des caisses dont la masse salariale représente 30%.

Les dirigeants du groupe doivent s’engager dès maintenant pour l’accompagnement et la formation de salariés. Ils doivent surtout faire preuve de loyauté et donner aux représentants du personnel toutes les informations.

Comme nous l’explique André Moreno, délégué syndical de groupe « La CFDT demande de la transparence. Nos craintes sont malheureusement fondées. Ce comité d’anticipation est un lieu où les informations nous sont données au compte-goutte. On n’anticipe rien. Notre réseau d’élus et de mandatés CFDT sera plus que jamais très attentif sur le terrain pour informer et accompagner au mieux nos collègues de travail ».

PICWICTOYS : la CFDT obtient 85.6% aux élections.

On aurait pu prendre cette nouvelle comme un cadeau surprise si la campagne des candidats CFDT ne nous avait pas déjà donné un indice fort de réussite. 

PICWICTOYS est le résultat de la fusion entre les enseignes PICWIC et Toys'R'us. L'entreprise compte 63 magasins, deux sièges, deux entrepôts et 1567 salariés. 

Des élections viennent de se dérouler pour la première fois. Avec 85.6% de représentativité, la CFDT laisse très peu d'espace aux deux autres organisations syndicales qui présentaient des candidats.

Les salariés ont choisi d'accorder massivement leur confiance aux candidats CFDT pour les représenter ces quatre prochaines années. On ne doute pas un instant qu'elles et ils en seront dignes. 

 

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  • Écrit par Odile STANCIU

La CFDT casse la baraque chez Brico Dépôt.

Les équipes CFDT des magasins Brico Dépôt ( 8000 salariés) peuvent souffler. Après une campagne de terrain pour couvrir un grande partie des 123 magasins de cette filiale du groupe KingFisher (Castorama), la CFDT confirme sa première place et se paie le luxe de progresser de presque quinze points. Dans le collège des agents de maîtrise et des cadres, elle atteint même 58.61%. 

Représentativité, tous collèges confondus  : 

CFDT 54,5 %
CGT 18,79 %
CFTC 9,26 %
FO 8,75 %
CFE-CGC 7,5 %
UNSA 1,15 %

DECATHLON soigne ses affinités syndicales et ferme tranquillement un cinquième magasin.

Après une baisse des effectifs de 1000 salariés, le groupe MULLIEZ tente de jouer la carte de la discrétion sur les fermetures de magasins de DECATHLON (314 magasins).

Bien connu pour ses affinités syndicales très ciblées, les responsables de DECATHLON viennent de consulter les représentants du personnel sur la fermeture du magasin de Châtillon. La règle du jeu n’a pas été celle d’un dialogue social loyal.

La CFDT regrette l’avis favorable émis par le syndicat majoritaire alors que les garanties pour le reclassement des 25 salariés concernés ne sont pas suffisantes pour une entreprise comme DECATHLON.

La fermeture du magasin de Châtillon est la cinquième sur une période d’un an.

250 millions d'euros, c’est le montant annuel moyen des dividendes pour les actionnaires familiaux.

497 millions d'euros, c’est le résultat net de l’enseigne pour 2018.

DECATHLON continue à faire du salarié sa variable d’ajustement.

La CFDT n’en sera jamais complice et continuera à le dénoncer et à agir.

Toupargel : les dirigeants en fuite et un accord signé ?

Toupargel a annoncé fin mai la suppression de 275 emplois. Les négociations sur le plan de sauvegarde de l’emploi ont été engagées avec les organisations syndicales CFDT-CGT-FO-CFTC et CGC/CFE qui ont décidé de porter leurs revendications en intersyndicale.

Outre le fait que ces négociations sont menées dans un climat houleux, avec pour seule interlocutrice la juriste de l’entreprise, la CFDT s’inquiète des conditions de mise en œuvre du PSE alors que les dirigeants ont purement et simplement disparu !

Les dirigeants de Toupargel répondent aux abonnés absents et ont semble-t-il choisi de fuir leurs responsabilités.

Pour la Fédération des Services CFDT, il n’est pas question de laisser les salariés dans l’angoisse et sans réponses sur leur avenir.

Toupargel doit faire face à ses échecs et mettre sur la table tous les moyens pour sécuriser l’avenir professionnels des salariés qui vont être licenciés.

En effet, les contreparties et compensations que la direction propose dans l’accord majoritaire sont indignes et dérisoires avec même une forme de chantage de la direction pour éviter les éventuelles contentieux que les salariés pourraient être amenés à déclencher.

Il est également à déplorer le manque d’évolution de carrières des salariés !

Chez Toupargel c’est : pas de reconnaissance de l'ancienneté, pas de reconnaissance du travail, pas de reconnaissance de la pénibilité. Les salariés espéraient que l'entreprise ait une reconnaissance à la fin anticipée et subie de leurs carrières mais nous constatons que le mot reconnaissance reste un mot tabou chez Toupargel."

Nous sommes également inquiets quant à l’avenir des salariés qui resteront dans l’entreprise après le PSE.

Dans sa finalité, l’accord a été signé par la CFE /CGC, CFTC et FO.

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