Comité interministériel du tourisme : on reprend les mêmes et on commence ?

Absent des débats lors de la présidentielle et aux prémices du quinquennat, le secteur du tourisme a été mis en avant par la création du Comité interministériel du Tourisme. Le gouvernement a réuni ce comité le 26 juillet dernier et défini 6 domaines d’action prioritaire.

La CFDT soutient les initiatives en faveur du secteur. Elle constate aussi que ce chantier est une reprise du plan d’action des Assises du Tourisme laissé en jachère, et regrette le manque de consultation des représentants des salariés.

Première constatation, les 6 domaines d’action prioritaire reprennent ceux des Assises du Tourisme de 2014 :
  • Qualité de l’accueil et sécurisation des sites : facteurs essentiels de satisfaction et de fidélisation des touristes ;
  • Structuration de l’offre touristique : pour attirer un nombre croissant de touristes internationaux ;
  • Soutien étatique en matière d’investissements : volet fondamental de la stratégie du Gouvernement ;
  • Formation et l’emploi : domaines clés de la qualité de l’offre de services ;
  • Soutien à la numérisation et au partage d’information : pour renforcer la compétitivité de la filière ;
  • Accès aux vacances pour le plus grand nombre.

De plus, les membres de ce Comité sont sensiblement les mêmes que ceux du Conseil de promotion du Tourisme, qui devait appliquer les axes des Assises.

La bonne nouvelle, c’est la feuille de route élaborée par le gouvernement qui prévoit des échéances pour mettre en œuvre le développement du secteur : http://www.gouvernement.fr/tourisme.

La CFDT déplore cependant le manque de place laissé aux questions sociales et aux représentants des salariés, absents de plusieurs grandes étapes du programme. En effet, si les premiers chantiers portent sur les infrastructures puis les nouvelles stratégies de développement, l’emploi, la formation et les conditions de travail arrivent dans les dernières échéances (2019).

Or, ce sont des volets primordiaux pour les salariés qui vont porter cette dynamique du secteur et les priorités énoncées (accueil, numérique etc.).

Les leviers d’actions pour intensifier le potentiel emploi du secteur, dé-précariser le travail saisonnier, accélérer la montée en compétences des salariés sont nécessaires pour la réussite de ce plan national du Comité interministériel.

Les employeurs de la sécurité privée tentent un hold-up !

Par arrêté du 27 février 2017 le ministère de l’Intérieur a fixé les conditions dans lesquelles les agents privés de sécurité doivent suivre une formation de maintien des acquis et des compétences de 31 heures pour obtenir le renouvellement de leur carte professionnelle.

Une grande majorité des entreprises du secteur estime que la formation est plus un coût qu’un investissement et une grande partie des effectifs en activités se retrouve en carence de formation.

Depuis l’obligation de détenir des certificats de qualifications professionnelles propres à chaque activité pour l’obtention d’une carte professionnelle, les centres de formations des entreprises de sécurité privée ont gagné le jack pot en formant les demandeurs d’emploi plutôt que leurs propres salariés*.  

La formation :  activité parallèle des entreprises de sécurité

L’Union des entreprises de sécurité privée a ainsi demandé :

  • que la délivrance au titre d’un individu de la carte professionnelle soit obligatoire et relève d’une démarche de l’agent qui devra utiliser son compte personnel de formation
  • que l’enquête ait lieu avant la mise en formation des agents

Pour la CFDT, si la deuxième requête peut s’entendre, la première est un vol manifeste et une contradiction insupportable. La situation économique du secteur est de l‘entière responsabilité des employeurs qui, depuis de nombreuses années et à force d’acquisitions de marchés au plus bas prix, ne permettent plus, selon les entreprises, de refacturer les coûts de formations aux clients.

Le compte personnel de formation peut être une deuxième chance professionnelle pour un salarié qui viendrait à perdre son habilitation, il ne doit pas servir à combler le manque d’engagement des entreprises de sécurité privée pour l’employabilité de leurs salariés.

 

* Depuis l’instauration des CQP mis en place par la CPNE FP et imposés par le ministère de l’intérieur, le nombre de centres de formation ne cesse de croitre.  Ces derniers tournent effectivement à plein régime, le nombre de cartes professionnelles valides en février 2017 était de 317 019 alors que le nombre de salariés en activité est de 160 000. Cela veut dire que les centres de formation ont formé autant d’agents qu’il n’y en a dans les entreprises en activité. Sauf que former des candidats à un emploi rapporte de l’argent, former ceux qui sont déjà en activité coute aux entreprises.

 

 

SPCL met la clé sous la porte : 120 salarié-es concerné-es

Les 120 salarié-es de SPCL, organisme qui recueille les adhésions pour France Loisirs, ont appris il y a quelques jours la liquidation judiciaire de leur entreprise. Déficitaire depuis plus de 5 ans, SPCL met donc la clé sous la porte et attend la décision du tribunal de commerce. L’arrivée d’un nouvel actionnaire en 2015, les avances de trésorerie et les efforts des salariés dont certains ont accepté des détachements temporaires dans les boutiques France Loisirs n’auront pas permis de faire face à la aux pertes cumulées engendrées par la baisse constante des adhésions. Des salarié-es ont manifesté mardi 11 juillet devant le siège parisien

La CFDT, qui a une représentativité de 100 %, travaille d’ores-et-déjà sur ses revendications pour négocier des mesures d’accompagnement et de reclassement qui pour la sécurisation de l’avenir professionnel de chacun des salarié-es « La CFDT veillera à ce que tous les salarié-es soient traités correctement et dignement » souligne Patrick SCHAFFNER, délégué syndical central.

[Communiqué de presse] : La CFDT signe l’accord sur le travail du dimanche dans la branche des succursalistes de l’habillement

La CFDT a signé l’accord sur la réglementation du travail dominical dans la branche des succursalistes de l’habillement qui emploie plus de 100 000 salarié-es.

La CFDT est contre la généralisation du travail du dimanche mais elle ne souhaite pas fragiliser davantage ce secteur qui est confronté à de nombreuses fermetures ou cession d’enseignes (Vivarte,Tati, Mim, Gap, …) et doit faire face à la concurrence digitale et aux nouveaux comportements de la clientèle.

Ouvrir les magasins d’habillement le dimanche représente une sérieuse possibilité d’améliorer les résultats des entreprises, de sécuriser l’emploi et de générer des embauches.

L’accord négocié prévoit les dispositions suivantes :
  • L’intégration des salarié-es des Corners* dans l’accord ;
  • La réversibilité avec un délai d’un mois et demi et quinze jours pour les femmes enceintes ;
  • Une limitation fixée à 26 dimanches travaillés soit un week-end sur deux ;
  • L’amélioration de la gestion du temps avec la journée complète qui ne comptabilisera pas moins de 5h de travail effectif et la demi-journée qui devra comptabiliser 3h30 de travail effectif ;
  • L’adaptation des horaires en cas d’élections pour faciliter et favoriser l’expression citoyenne des salarié-es ;
  • La prise en compte des salarié-es de la sous-traitance dans les contrats passés avec les entreprises ;
  • Une majoration de 100% complétée par un repos compensateur égal aux heures travaillées en cas d’heures supplémentaires ;
  • La rémunération de chaque heure sur la base 1/22ème du salaire pour les cadres ; 
  • La prise en charge des frais de garde d'enfants, plafonnée à 1830 € par an, et le CESU fixé à 40 euros pour les moins de 12 ans et moins de 16 ans en situation d’handicap ;
  • La sécurisation de 850 emplois ;
  • La création de 250 emplois minimum dans les 3 ans.

Les accords d’entreprises ne pourront pas déroger à cet accord de branche hormis s’ils offrent aux salariés un cadre juridique plus avantageux.

La CFDT et la CFTC sont signataires. Elles cumulent à elles deux 50.32% de représentativité, ce qui conforte cette signature.

* Stands dans les galeries marchandes comme aux Galeries Lafayette ; dans les grands magasins et magasins populaires.

Réforme du compte de pénibilité : des questions en suspens

La Fédération des Services prend acte de la réforme du compte pénibilité. Elle se félicite de son maintien dans l’état avec la prise en compte de six critères : travail de nuit, travail répétitif, travail en équipes successives alternantes, le bruit, les températures extrêmes et les activités exercées en milieu hyperbare.

Elle reste cependant très interrogative sur les nouvelles modalités :

  • les cotisations obligatoires des employeurs sont supprimées, qui va assumer le financement de la pénibilité ?
  • les quatre autres critères - charges lourdes, vibration, produits chimiques, et postures pénibles – seront pris en charge au titre des maladies professionnelles. Quel organisme est en capacité d’organiser ces visites médicales ?

Même si le compte se dénomme désormais « compte de prévention », il n’en reste pas moins une mesure de justice pour tous les salariés dont l’espérance de vie est impactée à cause du travail. La Fédération se félicite de l’existence sur son secteur de six référentiels de branches et d’un accord de branche (blanchisserie, teinturerie et nettoyage). Ce dernier démontre non seulement la faisabilité mais que la négociation dans le domaine de la prévention des risques professionnels est possible.

 

Vente de Bricorama au réseau des Mousquetaires : la CFDT est aux aguets pour la sauvegarde de l’emploi

C’est une annonce qui a été faite brutalement et au téléphone par la direction aux représentants du personnel : le président de Bricorama vend son enseigne de bricolage Bricorama SA et SAS au groupement des Intermarchés qui s’organise en réseau de franchisés. 3000 salarié-es répartis dans 107 magasins intégrés plus la centrale d'achat Bricorama ainsi que 57 magasins franchisés sont concerné-es. La méthode employée pour informer les instances représentatives – en même temps que les médias voire même après – est critiquable et ne laisse pas présager de volonté d’associer loyalement les élus du personnel. C’est l’une des raisons qui provoque l’inquiétude de la CFDT Bricorama, deuxième organisation syndicale dans l’entreprise avec 31%.

La CFDT par le biais de son délégué syndical central et secrétaire adjoint du CCE Bricorama UES s’inquiète de l’impact sur l’emploi de cette vente et s’attend à des suppressions de postes ou des modifications de contrat à la défaveur des salariés, « Nous avons été choqués par l’annonce de la vente car nous ne nous y attendions pas et surtout les salariés l'ont appris par la presse. Une méthode qui montre le niveau de considération du président de Bricorama pour ses salarié-es ! » s’insurge Alain Laisné, délégué syndical central à Bricorama, « nous savons que nous devrons veiller au moindre détail, sur les reclassements en particulier et sur nos acquis sociaux rajoute-t-il.

La vigilance est de mise à la CFDT Bricorama qui se prépare au comité central d’entreprise qui aura lieu le 17 juillet.

Les salariés doivent être solidaires dans cette épreuve , il pourront compter sur une CFDT combattive qui ne laissera rien au hasard et qui rendra compte aux salariés des tenants et aboutissants des décisions prises par le comité centrale d'entreprise.

Hôtels Cafés Restaurants : la CFDT dit NON à la coupure de 5 heures pour les salariés à temps partiels

Sous prétexte de limiter le recours aux contrats à durée déterminée, les employeurs des HCR veulent imposer une coupure entre deux séquences de travail de 5 heures dans la même journée pour les salariés à temps partiel.

Cette durée contraignante est contraire à la loi qui n’en prévoit que 2 heures maximum (L. 3123-16). Pire, elle imposerait aux salariés de ces contrats précaires une amplitude de coupure plus importante que celle des salariés à temps plein (3 heures maximum).

Pour cette dérogation, les représentants des employeurs ne proposent aucune réelle contrepartie.

Pourtant, les coupures constituent une forme de pénibilité pour les salariés déjà en situation de précarité. Désorganisation, impossibilité d’avoir d’autre contrats, temps de transports supplémentaires ou être forcé de demeurer à proximité du lieu de travail, autant de contraintes imposées par le système des coupures et qui seraient aggravées par le passage aux 5 heures.

Si votre employeur vous propose un contrat avec 5 heures de coupure, il est dans l’illégalité même s’il a obtenu au préalable votre accord.

La CFDT, malgré son ouverture au dialogue, est défavorable à cette proposition patronale contraire aux intérêts des salariés et fera tout pour s’opposer si des organisations de salariés, moins scrupuleuses de la santé et des conditions de travail des salariés à temps partiel, allaient dans le sens du patronat.

Avec la CFDT, le refus de subir et halte au marché de dupes ! 

La forte mobilisation des salarié-es de FDG a produit des résultats : la reprise des négociations a permis d’aboutir à des avancées

L’intersyndicale CFDT –CGT-CFE/CGC et FO avait appelé les salarié-es à la grève suite à des négociations annuelles obligatoires infructueuses dans l’entreprise de commerce de gros FDG Group. Le succès de la mobilisation, avec 75 % des salarié-es en grève fin juin, a permis la réouverture des négociations. Si celles-ci ont été tendues, elles ont néanmoins permis d’aboutir au bout de deux jours à une sortie de crise avec des avancées satisfaisantes :

  • l’augmentation de 15 € en supplément des 15 € déjà accordés lors de la première négociation d'avril 2017 avec rappel à partir d'avril. Cela représente sur la paie de juillet une augmentation de 15 euros ainsi que 45 euros de rattrapage ;
  • l’augmentation d’environ 300 € par salarié du budget du CE ;
  • la finalisation et l’application des nouvelles rémunérations en janvier 2018 ;
  • la finalisation des fiches et l’application de postes logistique en janvier 2018 ;
  • l’ouverture de négociations pour un accord d’intéressement en 2018 ;
  • la neutralisation des effets négatifs sur les paies de la marchandise gratuite donnée aux clients.

L’union fait la force, les salariés de FDG l’ont bien compris et les résultats sont là.

Chez PLG GRAND OUEST, la section CFDT a réussi son pari

Dejà largement majoritaire en 2013 lors des élections au sein de l’entreprise de commerce de gros PLG Grand Ouest, la CFDT continue sa progression avec un bond de 10 points.

Les représentants des 338 salariés enregistrent un score de 75.39% pour la CFDT aux élections qui viennent de se dérouler.

C’est FO qui paie les pots cassés et qui perd plus de 10 points en passant de 34,67% à 24,61%.

Après cet excellent premier tour, la CFDT confirme ses résultats au deuxième tour et rafle les deux sièges restants. 

La CFDT fait une entrée remarquée chez Hub One Mobility

Des élections viennent d'être organisées et la CFDT a saisi cette opportunité pour convaincre des salariés d’adhérer pour représenter leurs collègues.

La liste CFDT a recueilli 22,72% des suffrages. La CFE-CGC reste majoritaire avec 41.82%, suivi de la CFTC à 35,46%.

Le 16 juin dernier, trois candidats du collège employés de Hub One Mobility ont été élus Délégués du Personnel.

En savoir plus

Hub One Mobility (ex-Nomadvance) est un intégrateur en solution de mobilité, filiale depuis 5 ans du groupe Aéroport de Paris. Acteur majeur de son marché, la société compte 176 salariés.

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