E. Leclerc - Le Cannet : victoire par KO pour la CFDT !

L’équipe CFDT du magasin Leclerc à Le Cannet obtient 82.4% des voix !

Les élections pour la mise en place du CSE viennent d’avoir lieu dans le magasin Leclerc Kamelia situé à Le Cannet. Soutenus par le syndicat CFDT Services des Alpes-Maritimes, les candidates et les candidats CFDT ont mené une campagne qui s’est traduite par une victoire par KO en faveur de la CFDT :
  • CFDT : 82,4%
  • CGT : 8,5%
  • CFE-CGC : 9,1%

Avec un tel score, l’équipe a gagné le respect des 300 salariés du magasin et  compte d’ores-et-déjà se montrer à la hauteur de ce résultat.

 

[Communiqué] La CFDT-Carrefour lance sa campagne "Act for good"

Détournant la campagne « Act for Food » de Carrefour, la CFDT lance une campagne d’actions et d’information.

L’entreprise a entamé une transition alimentaire et se soucie du bien-être de ses clients (voir Act for Food) : c’est pertinent et légitime. Malheureusement, dans un même temps, la CFDT constate l’absence de projet social en direction des salariés. Il n’y a pas d’anticipation, de formations, de créations de passerelles vers d’autres emplois, ni de préservation de l’employabilité, … où sont les propositions de Carrefour sur ces thèmes ! La CFDT constate d’ailleurs que l’accord de Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences du 30 juin 2015 n’a pas été respecté. Nous demanderons à l’entreprise d’apporter des explications à ce sujet.

Sur le plan humain, l’année 2018 est catastrophique : plus de 1 300 licenciements, des milliers de départs de l’entreprise via les PDV, ainsi que des cessions de magasins ! Et cela continue ! Carrefour vient de décider de fermer sa filiale MyDesign (71 licenciements programmés) et annonce aujourd’hui même le début d’un programme de réduction des m2 dans ses hypermarchés ! D’autre part, de nouveaux projets de cessions de magasins sont à prévoir ainsi que des réductions de l’activité non-alimentaire. Quant aux salariés non directement impactés, ils vont devoir faire face à un manque de moyen et une charge de travail accrue.

La « transition » mise en œuvre par Carrefour est donc brutale car trop rapide et non accompagnée. Elle ne permet pas aux salariés de gérer leur avenir professionnel. L’entreprise doit donc revoir sa copie et « agir pour le bien de tous ». Elle doit prendre désormais le temps de bâtir un projet social.

La CFDT a des propositions et n’exclue d’ici la fin de l’année aucun moyen pour les faire aboutir. En attendant des réponses concrètes, les militants CFDT iront durant les semaines qui viennent rencontrer les salariés afin de les informer de leurs droits et recours.

Contacts CFDT

Sylvain Macé
Délégué syndical de groupe Carrefour France
06 87 43 45 25

Bruno Moutry
Représentant syndical au comité de groupe
06 86 73 43 84

Voir aussi

Le communiqué de presse ci-joint

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  • Écrit par Romain MICHELON

Fermeture d’hypers et restructuration dans le groupe Casino : la CFDT demande des comptes et adresse une lettre ouverte au PDG

Les salariés du groupe Casino et leurs représentants ont appris par la presse le projet de restructuration du groupe qui risque de laisser sur la touche de nombreux salariés.

La CFDT vient d’adresser une lettre ouverte à Jean-Charles Naouri, PDG du groupe, pour demander la tenue d’un comité de groupe extraordinaire mais pas que.

Dans ce courrier, la CFDT dénonce également le manque de considération - totalement décomplexé -  de la direction vis-à-vis des organisations syndicales qui n’ont été ni associées ni  entendues sur le projet de restructuration révélé ce jour dans la presse.

La CFDT ne laissera pas faire n’importe quoi avec l’avenir des salariés.

Communiquer sur ses valeurs sociales, c’est bien. Les appliquer, c’est mieux.

Signature d’un accord mondial à Partouche : une première dans les groupes casinotiers français

La CFDT Services a participé le 17 septembre à une première dans le secteur des casinos : la signature d’un accord mondial entre le Groupe casinotiers PARTOUCHE, et la fédération syndicale internationale UNI Global Union.

La Secrétaire générale d’UNI, Christy Hoffman, le secrétaire régional Europe, Oliver Roethig et la responsable du secteur jeu, Giedre Lelyte, la Présidente d’UNI jeu Pilar Rato Rodriguez, et le Vice-Président UNI Jeux Europe, Jean Christophe Tirat étaient réunis pour cet événement avec le groupe Partouche, représenté par Ari Sebag.

Cet accord consacre l'engagement de l'entreprise sur les droits des salariés comme la sécurité et la santé au travail, les libertés syndicales de négociation et d’adhésion, le respect des droits humains et des normes de l’OIT etc.

Bien que non-contraignants, les accords mondiaux sont des accords de principes qui engagent l’éthique et l’action des entreprises.

Les fédérations syndicales françaises FEC-FO et la CFDT Services ont participé à l’initiative d’un tel accord, qui est un signe positif en faveur du bien-être au travail.

Un exemple à suivre pour les groupes de casinos français qui se développent aussi à l’international.

Communiqué intégral d’UNI :

https://www.uniglobalunion.org/fr/news/laccord-mondial-conclu-entre-le-groupe-partouche-et-uni-global-union-ameliore-les-normes-du

Chambre de Métiers et de l’Artisanat du Lot : le procès de la honte

L’audience du tribunal correctionnel a eu lieu ce matin à Cahors.

Étaient jugés pour diffamation le journaliste de la Vie Quercynoise avec son directeur de publication et la déléguée syndicale CFDT de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat du Lot (CMA 46) pour complicité de diffamation.

En cause un article de presse paru en novembre 2014 qui relayait le mécontentement du personnel à l’occasion d’une soirée organisée par la CMA 46 (voir communiqué CFDT du 7 septembre 2018).

En présence de nombreux agents de la CMA 46 et de représentants nationaux et régionaux de la CFDT, venus en soutien à la déléguée syndicale, l’audience a duré plus de deux heures.

Les débats ont porté dans un premier temps sur la forme mais aussi au fond sur l’exercice de la liberté de la presse, la liberté d’expression et le droit syndical.

L’affaire a été mise en délibéré et le jugement sera rendu le 25 octobre 2018 en audience publique.

Pour la CFDT, ce procès inédit est révélateur de pratiques iniques et arbitraires dans un établissement public qui ne respecte ni les agents ni ses obligations en matières de dialogue social et de respect des textes.

Pour la CFDT, ces comportements font honte aux CMA qui sont des établissements publics, confrontés actuellement à des enjeux majeurs, avec les lois « Liberté de choisir son avenir professionnel » et « PACTE » nécessitant une cohésion de tous les acteurs du réseau

Une délégation CFDT a été reçue par le Préfet du Lot dans l’après-midi pendant laquelle elle a présenté des propositions pour la reprise du dialogue social et a demandé un réel exercice de la tutelle sur cette chambre consulaire.

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  • Écrit par Romain MICHELON

Chambre de Métiers et de l’Artisanat du Lot : le procès de la liberté d’expression syndicale (m.à.j)

Les militants CFDT des chambres de métiers et de l'artisanat (CMA) se mobilisent pour soutenir la déléguée syndicale #CFDT de la CMA du Lot. Elle est convoquée au tribunal correctionnel de Cahors suite à une plainte du président de la CMA 46 pour « complicité de diffamation ». Pas touche à la liberté d'expression syndicale !

Voir aussi

Le communiqué ci-dessous

En savoir plus

@France3MidiPy a fait le déplacement pour recueillir le témoignage de Dorothée Brunie, enseignante CFA et déléguée #CFDT, convoquée au tribunal de Cahors suite à la plainte du Président de la CMA du Lot. (à 2'54) :
https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/emissions/jt-1213-midi-pyrenees

Grève nationale dans le groupe de distribution alimentaire Toupargel à l’appel de la CFDT

La CFDT tire la sonnette d’alarme sur les conditions de travail des télévendeurs, des attachés service client (livreur), des responsables des 150 agences de livraison et les pratiques managériales de la société TOUPARGEL

L’équipe CFDT regrette de constater que la direction juge les salariés de plus en plus sur leurs compétences personnelles (absentéisme, état d’esprit, disponibilité et la personnalité qui souvent sont mis en cause).

A bout, les salariés ont décidé de se mobiliser avec la CFDT et de faire grève samedi 15 et lundi 17 septembre. Une décision difficile qui résulte d’un ras-le-bol général.

Comme nous l’explique Laurent Tolédo, délégué syndical « La considération du télévendeur et d’autres métiers ont disparu. Les salariés sont mis en concurrence et à rude épreuve. Les conditions de travail se dégradent. Les salariés sont soumis à des objectifs presque irréalisables ».

Un tableau social alarmant que la CFDT ne se contente pas de dénoncer. La CFDT a aussi des propositions pour améliorer cette situation. En accord avec les salariés, la CFDT propose :
  • L’arrêt des enregistrements permanents : très mal vécus par les salariés de la télévente, les enregistrements sont en effet un moyen de pression supplémentaire pour intensifier le travail et le stress. Pour l’équipe CFDT, ce n’est certainement pas un enregistrement permanent qui améliorera la performance de l’entreprise. Cela est contre-productif.
  • L’arrêt de la nouvelle organisation relative aux ouvertures des samedis supplémentaires en agence de livraison.
  • D’assumer la décision concernant l’avenir des salariés de la logistique de Civrieux d’Azergues.

Déterminés à se faire entendre, les salariés s’annoncent déjà nombreux à répondre à l’appel de la CFDT. Rendez-vous samedi 15 et lundi 17 septembre pour soutenir cette mobilisation au service de l’intérêt général.


Le contexte expliqué par l’équipe

Le Groupe Toupargel est le leader français de la vente omni-canal et de la livraison à domicile de produits alimentaires. Son offre comprend, entre autre, plus de 1 200 références surgelées et épiceries, sélectionnées selon des critères de goût, d’origine, de savoir-faire et de gestion responsable. TOUPARGEL emploie 2653 collaborateurs, compte près d’un million de clients et effectue chaque jour 20 000 livraisons en France métropolitaine.

Depuis quelques années, TOUPARGEL fait face à une érosion de clients importante.

C’est pour cela que le Groupe TOUPARGEL, faisant suite à l’évolution de sa gouvernance, a lancé un nouveau plan stratégique en 2017, nommé Oxygène 2020, avec pour objectifs d’accroître le chiffre d’affaires, de retrouver la rentabilité et de s’ouvrir à de nouveaux marchés.
Dans une première phase, Oxygène 2020 vise à stabiliser les ventes de produits sur catalogues en se concentrant sur la clientèle traditionnelle et à accélérer le développement des ventes par canaux entrants (Internet entre autre) en parallèle, 
dès 2018, la direction a fait le choix :

De ne plus remplacer de salariés qui quitte l’entreprise du service développement qui était en charge de recherche de nouveaux clients par de la prospection.

La direction ajoute les samedis supplémentaires de livraison.

La direction ajoute l’enregistrement permanent pour noter les télévendeurs.

La direction prévoit de fermer la logistique de Civrieux d’Azergues, 40 salariés sont dans le flou le plus total concernant leur avenir au sein de la société TOUPARGEL.

VVF Villages : la belle progression de la CFDT

L’enseigne du tourisme social VVF a connu cet été les élections pour le passage au CSE.

L’équipe CFDT est passée deuxième organisation syndicale, avec 4 élus (dont 2 au deuxième tour) et un score de 22,97% des voix. C’est un résultat au beau fixe pour l’équipe qui était à peine représentative lors des élections de 2014 (11,32%).

Pendant 4 ans, emmenée par Rachel Maillet et Eric Varin, la CFDT n’a pas tari d’efforts pour soutenir les salariés et prouver l’importance du rôle syndical en entreprise :
  • Déplacements dans les villages pour améliorer les conditions de travail et aider à la résolution de conflits ;
  • Soutien à toutes les catégories de salariés : création de la lettre d’information pour les cadres, appui spécifiques aux saisonniers et réponses à toutes les sollicitations des salariés ;
  • Participation active et construite en négociations d’entreprise et nationale : salaires, droit à la déconnexion, prévoyance etc. Aucun thème n’a été mis de côté et la CFDT a insisté sur la communication et l’information pour expliquer ses positions et recueillir les avis ;
  • Développement de communication pour informer les salariés : site FB, deux lettres d’informations etc.

La Fédération des services félicite vivement toute l’équipe VVF et salue la mobilisation collective de l’organisation qui les a soutenus : services communication et développement, syndicats locaux et la CFDT cadres.

Les résultats :
  • CGT : 56,31%
  • CFDT : 22,97%
  • CFTC : 20,70%

La négociation peut-elle tout ? Analyse juridique suite à la décision sur le CDI Intérimaire

Dans sa décision du 12 juillet 2018 (n°16-26.844), la Cour de cassation casse la décision du TGI de Paris selon laquelle les partenaires sociaux avaient bien compétences pour conclure l’accord relatif à la sécurisation des parcours professionnels des salariés intérimaires des entreprises de travail temporaire ( du 10/07/2013).  A l’origine, le Conseil d’Etat, suite à la saisine de FO en contestation de l’arrêté du 22 février 2014 portant extension de l’accord relatif à la sécurisation des parcours professionnelles des salariés intérimaires des entreprises de travail temporaire (du 10/07/2013), dans sa décision du 8 juillet 2015, avait renvoyé les parties devant le TGI sur le point de savoir si les partenaires sociaux ont compétences pour créer le CDI intérimaire. Le 15 novembre 2016 le jugement du TGI de Paris avait débouté FO.

Questions réponses avec Véronique Revillod, secrétaire nationale et éclairage juridique avec Béatrice Bursztein, avocate associée au sein du cabinet LBBA.

 

2 questions à Véronique Revillod, secrétaire nationale en charge du pôle services aux entreprises et aux particuliers. 

 

VéroRev

CFDT-Services :  Quel regard portez-vous sur la stratégie judiciaire de FO ?

VR : Ce recours en justice de FO intervient alors que plus de 35 000 CDI Intérimaires ont déjà été signés et que les leaders du travail temporaire viennent de s’engager sur la création de milliers de CDII. Il est regrettable de constater que la stratégie de FO revient en fait à faire confiance à l’Etat qui valide un dispositif moins favorable que celui négocié par les partenaires sociaux.  En effet, l’article 56 de la loi Rebsamen du 17 août 2015, qui permet de conclure jusqu’au 31 décembre 2018 des CDII à titre expérimental contient des revendications du PRISM, organisation patronale, notamment sur la carence. La clé d’appréhension du sujet de la CFDT repart des origines du projet avec des objectifs clairs : la mise en place d’un système de régulation du recours aux contrats courts et la sécurisation des parcours des intérimaires. Les chiffres de la DARES le démontrent : l’expérimentation Rebsamen permettant notamment l’absence de carence pour les CDI Intérimaire augmente la possibilité d’embauche. Et Il faut savoir que 77 % des salariés en CDII au moment de l’enquête conseilleraient à un proche de le signer.

 

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  • Écrit par Odile STANCIU

Salariés du particulier employeur : nouveaux minima salariaux applicables au 1er août 2018

 

L’avenant salarial n° S40 signé le 12 janvier 2018 par la FEPEM, la CGT et FO a été étendu par un arrêté paru au Journal officiel le 24 juillet 2018. Il est donc applicable pour tous les salaires minimums des Salariés du Particulier Employeur à partir du 1er août.

 

C’est-à-dire que les SPE ne peuvent pas être payés moins que les montants indiqués dans cette grille selon leur métier et le niveau associé (voir la classification à l’article 2 de la CCN IDCC 2111).

 

 

 

Niveau

Salaire horaire brut

Salaire mensuel brut

(174 heures)

Majoration pour certification de branche

Salaire horaire brut avec certifications de branche

Salaire mens. brut avec certifications de branche

I

9,98

1 736,52

3 %

10,28

1 788,72

II

10,01

1 741,74

3 %

10,31

1 793,94

III

10,21

1 776,54

3 %

10,52

1 830,48

IV

10,40

1 809,60

3 %

10,71

1 863,54

V

10,60

1 844,40

4 %

11,02

1 917,48

VI

11,12

1 934,88

4 %

11,56

2 011,44

VII

11,12

1 934,88

VIII

11,79

2 051,46

IX

12,48

2 171,52

X

13,24

2 303,76

XI

14,10

2 453,40

XII

15,02

2 613,48

 

 

L’avenant ne modifie pas l’évaluation forfaitaire des avantages en nature repas et logement. Le coût d’un repas reste donc évalué à 4,70 € et le coût du logement à 71 €.

 

La Fédération des Services CFDT a refusé de signer cette grille des minimas salariaux car, comme nous l’avons déjà expliqué, même si le premier niveau est au-dessus du SMIC, il y a un tassement entre les niveaux suivants qui fait que, par exemple, le niveau III où se situent les deux emplois de garde d’enfants, l’assistant de vie A et l’employé familial auprès d’enfants ne seraient plus qu’à 23 centimes du niveau I alors qu’il était à 35 centimes auparavant et les niveaux VI et VII sont au même niveau (surement pour ne pas bousculer les pouvoirs publics financeurs de la Prestation de Compensation du Handicap). Le fait de ne pas respecter les écarts entre les niveaux gomme les résultats d’une négociation la grille de classification à critères classants des métiers de la branche qui a généré des travaux importants, négociation qui constituait une véritable avancée pour ce secteur si singulier.

 

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