Crise sociale chez Vente-privée

Le 11 mai se sont clôturées les négociations ouverte début avril sur la mise en place du CSE (et en parallèle du protocole d’accord préélectoral traité en deux réunions).

Résultat : aucune des organisations représentatives dans l’entreprise n’est signataire de cet accord dont la réciprocité des concessions est loin d’être équilibrée !

La direction de Vente-privée semble vouloir museler les syndicats en limitant considérablement leurs possibilités de recours aux expertises et la périodicité des consultations obligatoires (Orientations stratégiques et politique sociale). Parmi de nombreux autres points de divergence, il est aussi question dans ce projet d’accord de supprimer les commissions égalité professionnelle et formation professionnelle et continue, sujets au cœur des prérogatives des élus du CSE. Le supplétif reste donc bien plus avantageux (en terme de valeur) à ce stade.

La Fédération des Services CFDT se prépare donc à mettre en œuvre tous les recours à sa disposition pour que les intérêts des salariés soient représentés et défendus au mieux au sein des nouvelles instances.

Cela montre aussi les limites de l’esprit des ordonnances faisant trop confiance à la négociation en entreprise alors que l’on se retrouve face à des directions qui ne sont pas matures sur les questions de dialogue social.

Après une crise entre l’entreprise et ses salariés en avril dernier sur la question de l’intéressement, en décidant de s’attaquer aux représentants de ces derniers, Vente-privée semble avoir choisi d’aller vers un conflit social à plus long terme…

Groupe Inditex : la CFDT confirme sa première place et progresse de 10 points avec plus de 59% des voix !

Le travail engagé depuis des années par l’équipe CFDT dans le groupe Inditex (Zara Home, Oysho, Stradivarius, Bershka, Pull & Bear, Zara France, Massimo Dutti) a une nouvelle fois été reconnu avec force par les salariés à l’occasion des élections professionnelles.

La CFDT y confirme sa première place et obtient une représentativité de plus de 61 % dans l’unité économique et sociale (UES) Inditex (59,77 % des voix). Elle progresse de plus de 10 points au détriment de FO qui perd 7 points, de la CGT (-2,5) et la de la CFTC (-1,3). À noter également, qu’avec un score de 2,87 % des suffrages, la CFTC n’est plus représentative.

Bravo à la Team Inditex, talentueuse, énergique et innovante.

Rappelons-nous que les membres de l’équipe sont notamment à l’initiative de l’évènement Work’s Party qui réunit à chaque fois près de 1 500 personnes et qui est dorénavant un rendez-vous organisé tous les ans en Ile-de-France.

Résultats de la CFDT par enseigne :

  • Bershka : 65,85 %
  • Massimo Dutti : 63,93 %
  • Oysho : 45,45 %
  • Pull and Bear : 69,14 %
  • Stradivarius : 22,97 %
  • Zara : 59,80 %
  • Zara home : 80,60 %

Les revendications de la CFDT suite à la grève des salariés de TUI France

Tui France suite de la grèveLe 13 avril dernier, les salariés ont été appelés à se mobiliser pour demander une hausse collective justifiée des salaires et des recrutements. La CFDT a choisi d’être solidaire de la grève et analyse, dans un esprit constructif, les résultats de la mobilisation.

action reussieCe qui a été obtenu ?

La grève a débouché sur quelques engagements de la direction :

  • 40 embauches ;
  • Le paiement des heures supplémentaires effectuées depuis janvier ;
  • Une enveloppe 70 000 € pour les Chèque–Vacances pour 1 000 salariés (sic).

C’est peu mais c’est un début.

Pour la CFDT, ces efforts sont incomplets, nos revendications insistent sur :

  • Le 13ème mois pour 100% des salariés et pas uniquement pour 65%, les ex-salariés de Transat subissent injustement cette inégalité. La CFDT a d’ailleurs entamé une action en justice pour que tous les salariés aient un 13e mois. L’audience est fixée au 25 mai.
  • Des augmentations collectives pour l’ensemble des salariés. Chez TUI, il n’y a pas d’augmentation générale mais uniquement des enveloppes individuelles dont les attributions sont partiales, alors que les augmentations collectives favorisent une équité vers le haut de tous les salariés.

Forte de ces constats, la CFDT remercie à nouveau chaleureusement les salariés qui se sont mobilisés et tous ceux qui ont apporté du soutien pour le mouvement. Elle reste vigilante car les revendications pour défendre les salariés de TUI sont nombreuses.

Réagir

Contacter la CFDT TUI : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Les salaires de la branche de la restauration rapide sont revalorisés de 1,3% et de nouveaux droits aux congés sont créés

La CFDT a signé un nouvel accord salaires dans la restauration rapide et un accord annexe sur l’amélioration des conditions de travail des salariés.

Le pouvoir d’achat des salariés est revalorisé à 1,3% en moyenne.

Une nouvelle tranche est créée pour la prime annuelle conventionnelle (PAC), ce qui nous rapproche un peu plus d’un futur 13ème mois pour les salariés de la branche.

Anciennetés

Montant brut

1 à - 3 ans

170€

3 à - 5 ans

200€

5 à - 10 ans

270€

+ 10 ans

370€

La CFDT a également signé un accord qui permet d’améliorer la qualité de vie au travail des salariés dont ceux qui travaillent de nuit. Cet accord prévoit : 

  • L’augmentation de majoration de nuit entre 2h et 6h à 30%,
  • L’extension du transport de nuit au VTC et une revalorisation du remboursement à 21€,
  • La création d’un congé spécial déménagement de 2 jours rémunérés,
  • La création d’un congé étudiant qui accorde 5 jours de congés non rémunérés tous les 60 jours travaillés.

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Débrayage dans les magasins Mr Bricolage le 25 avril

La CFDT, première organisation syndicale chez Mr Bricolage, appelle les salariés des 66 magasins de l’enseigne à débrayer entre 9h et 10h ce mercredi 25 avril.

Ce jour- là aura lieu en effet l’assemblée générale des actionnaires au siège de la société, à Saint -Mesmin (45).

Les élus du comité d’entreprise y manifesteront pour faire entendre la voix des salariés et dénoncer :

  • la dégradation des conditions de travail et de la qualité du service client,
  • le manque de reconnaissance et d’évolution professionnelle,
  • les inégalités salariales,
  • le manque d’effectifs récurrent qui a des répercussions néfastes au niveau des relations professionnelles et avec nos clients,
  • la remise en cause des acquis des salariés: la Direction envisage notamment la révision de l’aménagement du temps de travail (remise en question de la récupération des jours fériés, du paiement des heures supplémentaires avec le retour à l’annualisation du temps de travail…)

La CFDT pointe également entre autres la suppression progressive des contrats en équivalent temps plein. Entre 2013 et 2018 ce sont plus de 270 postes qui ont été supprimés, avec un impact néfaste sur les conditions de travail des équipes.

Un tableau social inquiétant pour la CFDT qui demande le respect des droits des salariés à bénéficier de bonnes conditions de travail et de davantage de reconnaissance.

Rémunération : revalorisation des salaires dans la branche des Agences de voyages et des guides

Après plusieurs mois de négociations, les partenaires sociaux (collège patronal et collège salariés) sont parvenus à un accord pour rehausser les salaires dans la branche des agences de voyages et des guides.

Le premier niveau est porté à 1 510 €, soit une augmentation de 1,53%. Les autres niveaux connaissent une augmentation de 1%.

Les grilles salariales des guides n’ont pas été mises de côté, et sont aussi revalorisées de 1% sur tous les forfaits.

Quoique modeste, l’augmentation aura un impact sur les salariés payés au minimum de la grille conventionnelle de branche et également sur l’ensemble des salariés dont la prime d’ancienneté est calculée sur ces minima.

Pour la CFDT, cette hausse était le minimum acceptable, et estime que l’augmentation progressive doit se poursuivre sur le long terme.

Les entreprises du secteur, qui souffrent d’un fort turnover et de perte de compétences, a besoin de retrouver de l’attractivité et de partager les perspectives favorables du tourisme avec les salariés.

L’accord a été signé le 20 avril par l’ensemble du collège patronal, LEDV et SETO, et l’intégralité des organisations syndicales de salariés (à l’exception de la CGF-F0) : CFDT, CGT, CFTC, UNSA, CFE-CGC. Il est donc applicable dès maintenant dans l’ensemble des entreprises dépendant de ces deux organisations patronales, et sera applicable à son extension pour les autres entreprises.

Les dispositions de l’accord en résumé :

  • Le groupe A est réévalué à 1510 € (+1,53%) ;
  • Les groupe B à G sont augmentés de 1% ;
  • Les forfaits des guides et guides accompagnateurs sont augmentés de 1% ;
  • Les forfaits des guides interprètes de la Région Parisienne sont réévalués de 1% ;
  • L’indemnité du coût de repas est augmentée à 18,60 € ;
  • Applicable dès maintenant pour les entreprises adhérentes organisations patronales LEDV ou SETO, et à la date d’extension pour les autres entreprises.

Repères

La branche professionnelle des agences de voyages compte près de 2 750 entreprises pour 30 953 salariés.

[Communiqué] AMAZON : à quand le premier prix de la qualité de vie au travail ? Les syndicats internationaux se mobilisent.

UNiLe prix Axel Springer, qui récompense  « des personnalités qui se distinguent par leur sens de l’innovation et leur capacité à créer des marchés » sera attribué, le 24 avril à Berlin, à Jeff Bezos, dirigeant d’Amazon.

La CFDT lui reconnaît ses talents d’entrepreneur visionnaire mais elle regrette que son entreprise d’e-commerce ne puisse prétendre au titre de société où il fait bon vivre et travailler.

Les syndicats internationaux (Pologne, France, Italie, Allemagne, Espagne, Etats-Unis, Royaume Uni …) profiteront de la remise de ce prix pour se mobiliser devant le siège du groupe Axel Springer et dénoncer les pratiques hors-la-loi, les conditions de travail désastreuses et la déloyauté manifeste des dirigeants lors des négociations avec les partenaires sociaux.

Les salariés d’Amazon France n’échappent pas à ce quotidien :

  • de nombreux accidents de travail ne sont pas déclarés ;
  • les salariés sont tracés informatiquement et reçoivent des sanctions basées sur ces éléments ;
  • les salariés sont soumis à une polyvalence exacerbée, sans aucune rémunération supplémentaire, ce qui est contraire aux dispositions de la convention collective ;
  • le management est basé sur la seule productivité, sans aucune prise en compte de l'humain ;
  • les négociations sont déloyales, les directions diffusant des informations incomplètes tant aux salariés qu’aux représentants qui découvrent les projets souvent par voie de presse. Très peu d'accords sont désormais conclus, les dirigeants rajoutant régulièrement des clauses de type "carte blanche " dans leurs propositions d'accord.

La CFDT a déjà dénoncé et agit contre les pratiques illicites de la direction d’Amazon en terme de classification et de rémunération.

Elle continuera de se battre aux côtés des organisations syndicales internationales jusqu’à ce que Jeff Bezos investisse pour la reconnaissance de ses salariés  et leurs conditions de travail.

Salariés de vente-privée.com en colère : la grève continue !

Un vent de colère des salariés souffle chez vente-privée.com depuis mercredi. Les grèves dans trois sites logistiques de la société (Ain, Seine-Saint-Denis) mobilisent encore aujourd’hui une bonne partie des équipes.

Cette mobilisation fait suite à l’annonce du montant de la participation qui se limitera à 10-15% d’un salaire mensuel net alors que la société a réalisé un chiffre d’affaires de 3 milliards d’euros.

La CFDT a décidé de maintenir la pression et appelle, en intersyndicale avec la CGT, à une mobilisation devant le siège de la société* le vendredi 20 avril, dès 9h.

La CFDT revendique qu’une prime exceptionnelle soit versée, et l’ouverture d’une véritable négociation pour discuter du montant ou d’une autre compensation.

 

* 249 avenue Président Wilson, 93200 Saint-Denis
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