Vente de Bricorama au réseau des Mousquetaires : la CFDT est aux aguets pour la sauvegarde de l’emploi

C’est une annonce qui a été faite brutalement et au téléphone par la direction aux représentants du personnel : le président de Bricorama vend son enseigne de bricolage Bricorama SA et SAS au groupement des Intermarchés qui s’organise en réseau de franchisés. 3000 salarié-es répartis dans 107 magasins intégrés plus la centrale d'achat Bricorama ainsi que 57 magasins franchisés sont concerné-es. La méthode employée pour informer les instances représentatives – en même temps que les médias voire même après – est critiquable et ne laisse pas présager de volonté d’associer loyalement les élus du personnel. C’est l’une des raisons qui provoque l’inquiétude de la CFDT Bricorama, deuxième organisation syndicale dans l’entreprise avec 31%.

La CFDT par le biais de son délégué syndical central et secrétaire adjoint du CCE Bricorama UES s’inquiète de l’impact sur l’emploi de cette vente et s’attend à des suppressions de postes ou des modifications de contrat à la défaveur des salariés, « Nous avons été choqués par l’annonce de la vente car nous ne nous y attendions pas et surtout les salariés l'ont appris par la presse. Une méthode qui montre le niveau de considération du président de Bricorama pour ses salarié-es ! » s’insurge Alain Laisné, délégué syndical central à Bricorama, « nous savons que nous devrons veiller au moindre détail, sur les reclassements en particulier et sur nos acquis sociaux rajoute-t-il.

La vigilance est de mise à la CFDT Bricorama qui se prépare au comité central d’entreprise qui aura lieu le 17 juillet.

Les salariés doivent être solidaires dans cette épreuve , il pourront compter sur une CFDT combattive qui ne laissera rien au hasard et qui rendra compte aux salariés des tenants et aboutissants des décisions prises par le comité centrale d'entreprise.

[Communiqué de presse] C&A annonce des fermetures de magasins, les salaries l’apprennent dans la presse

Les dirigeants de l’enseigne ont annoncé dans la presse la fermeture d’un tiers des magasins à la fin 2017, sans évoquer l’impact sur l’emploi.

C&A compte 172 magasins en France avec 2448 salariés. Côté Europe, l’enseigne affiche 1500 magasins pour 35000 salariés.

Lors du comité central d’entreprise du 30 septembre 2016, ces fermetures n’ont aucunement été évoquées.

La CFDT s’insurge sur ces procédés qui ne respectent en aucune façon le dialogue social.

[Communiqué de presse] Franchises : une avancée importante pour 350000 salariés #LoiTravail

Facteur de progrès dans les entreprises, le dialogue social doit trouver sa place dans les réseaux de franchise. C’est une revendication forte de la CFDT Services qui couvre des champs professionnels où le recours à ce modèle économique est courant : restauration, hôtellerie, commerce, entreprises de services à la personne…

Le projet de Loi Travail qui doit être examiné au Sénat introduit des dispositions pour la mise en place d’une représentation des salariés. Pour la CFDT Services, cela constitue une avancée importante qui n’avait pas été permise par la négociation avec le patronat. Celui-ci a en effet toujours refusé d’aborder le sujet.

Aujourd’hui :
  • faute d’interlocuteurs syndicaux, les salariés des franchisés sont privés de la négociation d’avantages sociaux (pouvoir d’achat, conditions de travail, formation, durée du travail …). Palliant à cette carence, le projet de loi institue des délégués syndicaux au sein des réseaux de franchise.
  • faute de comité d’entreprise, les salariés des franchisés sont privés d’informations sur leur réseau de franchise, d’activités sociales et culturelles et de représentants à l’écoute de leurs problématiques. Le projet de loi commence à y remédier en créant une instance de dialogue sur le modèle d’un comité d’entreprise allégé.

Face au patronat qui considère que cette nouvelle disposition peut fragiliser le modèle économique de la franchise, la CFDT Services réaffirme que l’amélioration de la situation des salariés ne peut que contribuer au développement des entreprises.

Les conditions pour une représentation des salariés dans les réseaux de franchise doivent être inscrites dans la loi.

Ce sera aux partenaires sociaux, patronats comme syndicats, de tirer profit de ces nouvelles mesures pour mettre en œuvre un dialogue social constructif et de qualité.

[Communiqué de presse] UCV/Grands Magasins : travail du dimanche, les négociations doivent continuer

Les négociations entre l’Union du Grand Commerce de Centre-Ville (UCV) et les organisations syndicales de salariés avancent, notamment sur :

  • La mise en place d’un volontariat effectif et réversible;
  • Des garanties en matière d’emploi et de sécurisation des parcours professionnels;
  • Des mesures en faveur du pouvoir d’achat;
  • Des articulations du temps de travail qui favorisent la qualité de vie au travail;
  • La prise en compte des frais de garde d’enfants.

Deux points restent à travailler tout particulièrement :

  • La prise en charge des frais de transports;
  • La prise en compte des salariés issus des prestataires de services et des sous-traitants (propreté, sécurité, …).

Sur ce dernier point, la CFDT a rappelé que le plus gros des effectifs salariés concernés par les ouvertures dominicales est celui des salariés de la démonstration et les prestataires et que leur exclusion du périmètre de l’accord rendrait improbable toute perspective de signature CFDT.

La CFDT entend représenter les intérêts de tous les salariés concernés par les conséquences de la loi Macron.

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