Position de la CFDT Services suite au placement du groupe Casino en procédure de sauvegarde

La fédération des Services CFDT par l’intermédiaire de ses sections avait alerté la direction générale depuis plusieurs mois sur la situation financière du groupe Casino.

Casino est détenu par une cascade de holdings lourdement endettées. Si Casino continue d’être rentable, sa capacité à dégager du résultat s’effrite comme l’ensemble du secteur et l’essentiel du résultat semble destiné à rembourser les emprunts des holdings.

Il est pourtant essentiel que le groupe Casino se modernise pour profiter de la révolution numérique du commerce. Le résultat doit servir à investir plutôt qu’à rembourser les emprunts de Rallye et des holdings qui les coiffent.

Des cessions ont déjà été réalisées. Elles sont d’ordres différents. A la cession d’hypermarchés à la rentabilité vacillante, s’ajoute la vente de centres de profits ou d’actifs (Courir, murs de Monoprix) qui semblent hypothéquer les résultats futurs : une charge nouvelle, le loyer, vient réduire d’autant le résultat de Monoprix, tandis que ne restent au sein de Rallye que des filiales déficitaires. Or ces cessions ne semblent pas avoir été affectées à la modernisation du groupe, laissant craindre une érosion accrue et durable de la performance.

La CFDT Services avait dénoncé le versement d’un dividende exceptionnel anticipé versé aux actionnaires car il préempte l’avenir et ne correspond à aucune performance.

La CFDT Services emploiera tous moyens pour éviter que  les salariés de Casino payent au prix fort les difficultés financières et le surendettement des holdings de contrôle alors que leur activité continue de dégager du résultat.

La CFDT Services exige une responsabilité sociale assumée de la part du groupe, un dialogue social fort pour associer les représentants du personnel à la stratégie, pour préserver l’emploi et assurer l’avenir du groupe Casino qui a beaucoup d’atouts.

La CFDT Services interpelle le ministère de l’Economie sur sa responsabilité dans l’organisation d’une solution avec recapitalisation nécessaire et modification possible de l’actionnariat pour dégager un actionnariat stable, français et à défaut européen, et garantissant l’avenir de l’emploi en France.

Il est indispensable de réguler l’activité du commerce alimentaire, en maintenant une concurrence loyale entre de nombreuses entreprises, et en s’assurant que les nouveaux acteurs du numérique soient soumis à l’impôt et aux mêmes obligations sociales ; cette régulation doit être associée à une convention collective plus protectrice pour les salariés. La fédération du commerce et de la distribution (FCD, principale organisation patronale représentative) et le gouvernement doivent prendre leurs responsabilités.

Loi Macron : audition de la CFDT-Services à l’Assemblée Nationale

La Fédération des Services CFDT, représentée par son secrétaire général Olivier Guivarch, a été auditionnée  mercredi 31 octobre à l’Assemblée Nationale dans le cadre de la mission d’information sur la loi pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques dite loi Macron.

Conduite par deux députés, un LR et une LREM, dans le cadre de la fonction de contrôle du Parlement, cette mission a pour objectif d’écouter les retours d’expérience des différents acteurs impactés par la loi Macron et de voir avec eux ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas.

Auditionnée sur le travail dominical et en soirée, et particulièrement sur la situation de Monoprix, la Fédération des Services a saisi l’opportunité pour passer des messages et rappeler ses revendications :

  • La question des franchises, et de la concurrence déloyale que cela peut impliquer quand deux enseignes concurrentes n’ont pas les mêmes standards ni les mêmes exigences en terme de dialogue social, qualité de vie au travail etc ;
  • La nécessité de préciser dans la loi les notions relatives à l’utilité sociale et à la poursuite de l’activité économique, qui sont la base légale pour le recours au travail en soirée/de nuit ;
  • Et enfin, le fait que le recours au travail de nuit doive de manière indiscutable demeurer une exception, et qu’il soit en toute circonstance compensé par des avantages significatifs pour les travailleurs.

 

Commerce de gros : l’ensemble de la grille des salaires revalorisée de 1,4%

Alors que la tendance des accords négociés place une majorité des revalorisations salariales sous la barre des 1%, les négociations dans la branche du commerce de gros, qui emploie 350 000 salariés, ont abouti à une revalorisation de 1,4% sur l’ensemble de la grille des salaires.

Cette revalorisation prendra effet à compter du 1er mai et permet de continuer de faire décoller le premier niveau à 8 € au niveau du SMIC.

La CFDT, première organisation syndicale dans la branche avec 30,95 % d’audience, a été moteur dans cette négociation.

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