Travail temporaire, renégociation du statut des salariés permanents

La négociation a débuté vendredi dernier, l’organisation patronale s’engage dans une révision de l’accord qui au stade de ce premier échange se restreint à une mise en conformité avec les dispositions légales existantes.

La CFDT a marqué son mécontentement et a demandé une orientation de la négociation vers un socle de garanties conventionnelles sécurisant les parcours professionnels et améliorant l’attractivité de la branche.

Le Prism’emploi annonce en fin de séance sa volonté de négocier sur le forfait jour.

Nouvelle classification et grille de salaires des salariés du particulier employeur

Les partenaires sociaux se sont mis d’accord en commission mixte paritaire le 21 mars dernier sur une grille de classification simplifiée avec 21 emplois-repères et sur une grille de salaires dont le premier niveau est à 1 % au-dessus du SMIC soit 9,63 € ; 9,78 € pour le 2ème niveau, puis 9,98 €, 10,17 €, 10,47 € et 10,85 € pour les 6 premiers niveaux qui correspondent à la majorité des emplois de la branche. Avec comme en 2010 une majoration de 3 % à 4 % pour les salariés aux minima conventionnels qui possèdent une certification de branche (Assistant Maternel/Garde d’Enfants, Employé familial et Assistant de vie dépendant).

Pour rappel, une grille de classification et une grille de salaires avait été signées le 8 avril 2010 (et une réévaluation de la grille de salaires avait été signée en 2012) mais ces accords n’avaient jamais été étendus à cause de la double opposition MEDEF/CGPME.
La DGT de l’époque nous avait alors conseillé de revoir notre copie en simplifiant le processus de classification qui comprenait au départ 32 emplois-repère et la possibilité aux particuliers employeurs de créer et coter des emplois.

Ces accords ont été signés par la FEPEM (Fédération des particuliers employeurs), la CFDT, la CGT et FO mais pas par la CFTC.

Nous attendons l’extension de ces accords, car la grille de salaires actuelle date de 2009 et que les 4 premiers niveaux ont déjà été rattrapés par le SMIC.

Restauration collective : la CFDT recherche les négociateurs patronaux, disparition inquiétante !

Après l’échec des négociations sur la revalorisation des salaires minima et malgré la demande des organisations syndicales de salariés de rouvrir les négociations, le patronat de la branche (SNERS, SNRC) brille par son silence, un silence irrespectueux envers leurs salariés.

Depuis décembre 2012, date du dernier accord sur les salaires (non signé par la CFDT), jusqu’à ce jour, aucune autre négociation n’a pu aboutir favorablement.

Comme pour la négociation des salaires 2014, d’autre thèmes comme le temps partiel intermittent, la pénibilité, les primes et le 13ème mois sont en souffrance. Jusqu’à quand ?

Où sont passés les leaders mondiaux de la restauration collective : Sodexo, Elior, Compass, et d’autres comme Api restauration, Dupont Restauration, Convivo, MRS, Apetito, etc ?

La CFDT dénonce le réflexe des représentants patronaux de la restauration collective qui consiste à se faire entendre dans les ministères et à l’Assemblée nationale pour capter des cadeaux fiscaux alors que l’activité ne peut pas être délocalisée, tout en fuyant le dialogue social et en maintenant une armée de salariés aux salaires les plus bas sans perspective d’évolution.

La CFDT s’indigne d’un tel comportement et exige la reprise immédiate des négociations.

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