[Communiqué] La CFDT-Carrefour lance sa campagne "Act for good"

Détournant la campagne « Act for Food » de Carrefour, la CFDT lance une campagne d’actions et d’information.

L’entreprise a entamé une transition alimentaire et se soucie du bien-être de ses clients (voir Act for Food) : c’est pertinent et légitime. Malheureusement, dans un même temps, la CFDT constate l’absence de projet social en direction des salariés. Il n’y a pas d’anticipation, de formations, de créations de passerelles vers d’autres emplois, ni de préservation de l’employabilité, … où sont les propositions de Carrefour sur ces thèmes ! La CFDT constate d’ailleurs que l’accord de Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences du 30 juin 2015 n’a pas été respecté. Nous demanderons à l’entreprise d’apporter des explications à ce sujet.

Sur le plan humain, l’année 2018 est catastrophique : plus de 1 300 licenciements, des milliers de départs de l’entreprise via les PDV, ainsi que des cessions de magasins ! Et cela continue ! Carrefour vient de décider de fermer sa filiale MyDesign (71 licenciements programmés) et annonce aujourd’hui même le début d’un programme de réduction des m2 dans ses hypermarchés ! D’autre part, de nouveaux projets de cessions de magasins sont à prévoir ainsi que des réductions de l’activité non-alimentaire. Quant aux salariés non directement impactés, ils vont devoir faire face à un manque de moyen et une charge de travail accrue.

La « transition » mise en œuvre par Carrefour est donc brutale car trop rapide et non accompagnée. Elle ne permet pas aux salariés de gérer leur avenir professionnel. L’entreprise doit donc revoir sa copie et « agir pour le bien de tous ». Elle doit prendre désormais le temps de bâtir un projet social.

La CFDT a des propositions et n’exclue d’ici la fin de l’année aucun moyen pour les faire aboutir. En attendant des réponses concrètes, les militants CFDT iront durant les semaines qui viennent rencontrer les salariés afin de les informer de leurs droits et recours.

Contacts CFDT

Sylvain Macé
Délégué syndical de groupe Carrefour France
06 87 43 45 25

Bruno Moutry
Représentant syndical au comité de groupe
06 86 73 43 84

Voir aussi

Le communiqué de presse ci-joint

Crise sociale chez Vente-privée

Le 11 mai se sont clôturées les négociations ouverte début avril sur la mise en place du CSE (et en parallèle du protocole d’accord préélectoral traité en deux réunions).

Résultat : aucune des organisations représentatives dans l’entreprise n’est signataire de cet accord dont la réciprocité des concessions est loin d’être équilibrée !

La direction de Vente-privée semble vouloir museler les syndicats en limitant considérablement leurs possibilités de recours aux expertises et la périodicité des consultations obligatoires (Orientations stratégiques et politique sociale). Parmi de nombreux autres points de divergence, il est aussi question dans ce projet d’accord de supprimer les commissions égalité professionnelle et formation professionnelle et continue, sujets au cœur des prérogatives des élus du CSE. Le supplétif reste donc bien plus avantageux (en terme de valeur) à ce stade.

La Fédération des Services CFDT se prépare donc à mettre en œuvre tous les recours à sa disposition pour que les intérêts des salariés soient représentés et défendus au mieux au sein des nouvelles instances.

Cela montre aussi les limites de l’esprit des ordonnances faisant trop confiance à la négociation en entreprise alors que l’on se retrouve face à des directions qui ne sont pas matures sur les questions de dialogue social.

Après une crise entre l’entreprise et ses salariés en avril dernier sur la question de l’intéressement, en décidant de s’attaquer aux représentants de ces derniers, Vente-privée semble avoir choisi d’aller vers un conflit social à plus long terme…

[Communiqué de presse] Sécurité Privée : la CFDT veut mettre un terme au gâchis qui sclérose le secteur

Alors que le ministère de l’Intérieur lance une consultation sur la police de sécurité du quotidien, la CFDT, première organisation syndicale dans le secteur privé, alerte une nouvelle fois les pouvoirs publics sur les nombreux points de blocages qui sclérosent l’attractivité du secteur de la sécurité privée et dégradent les conditions de travail des salariés au détriment de la sécurité des entreprises et des citoyens.

Alors que le gouvernement dit s’engager pour le renforcement du dialogue social, celui-ci y est à l’agonie avec des négociations au ralenti, des accords remis en cause malgré un secteur en pleine expansion, un chiffre d’affaires en nette progression, une augmentation régulière du nombre d’entreprises de sécurité privée et une hausse constante des effectifs.

Alors que la sécurité du quotidien demandera un engagement collectif des différents acteurs, dont ceux de la sécurité privée, la CFDT dénonce à nouveau ce qui fait le quotidien des professionnels du secteur :

  • des entreprises qui ne respectent pas la réglementation,
  • des gros groupes qui veulent dicter les règles du marché,
  • des organisations patronales impuissantes face aux divergences des entreprises adhérentes.

La CFDT déplore l’incapacité de la profession à se structurer, à se professionnaliser et à s’affirmer face aux clients malgré un rapport de force évident.

Trop c’est trop, la CFDT en appelle aux pouvoirs publics. Le ministère du Travail doit intervenir pour que les employeurs assument leurs responsabilités en matière de formation. La CFDT demande également au ministère de l’Intérieur de ne pas attribuer à la sécurité privée des missions dont certaines relèvent de l’Etat et pour lesquelles elle n’est pas assez mature.

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