Rencontre internationale des travailleurs-euses de la restauration rapide

La Fédération des Services comptait parmi les acteurs réunis en Angleterre à l’occasion de la rencontre des travailleurs-euses de la restauration rapide organisée par l’UITA (Union internationale des travailleurs de l’alimentation, de l’agriculture, de l’hôtellerie-restauration, du tabac et des branches connexes).

La première journée, ce lundi 3 octobre, a permis d’aborder l’actualité syndicale mondiale, dans le secteur de la restauration rapide qui, au-delà des frontières, connaît de nombreux points de tension :

  • Le mouvement des « Fight for 15$ » aux Etats-Unis et contre le harcèlement sexuel par le syndicat américain SEIU (début du mouvement 7$/H aujourd’hui 10$/h avec 10 grandes villes en grèves) ;
  • Les grèves dans l’entreprise TGI Fridays à Londres à cause du harcèlement sexuel, de la récupération des pourboires par l’entreprise, des abus des contrats 0H et la reconnaissance du syndicats d’entreprise par le syndicat UNITE the UNION ;
  • Les grèves chez McDonald’s au Royaume-Uni, contre le harcèlement, les congés non payés, les abus des contrats 0H du syndicat d’entreprise par le syndicat des BFWAU (syndicat des boulangers et des travailleurs de la restauration ;
  • Un rapport sur McDonald’s écrit par un chercheur, le Professeur Tony Royle, sur les différences de politique sociale pratiquées par McDonald’s dans le monde ;
  • Les tentatives de dialogue social avec McDonald’s au niveau européen avec l’EFFAT (Fédération Européenne des Syndicats de l'Alimentation, de l'Agriculture et du Tourisme) ainsi que l’évasion fiscale des grandes enseignes du secteur de la restauration rapide (StarbucksMcDonald’s, Burger King), face auxquelles l’Union européenne reste encore trop silencieuse ;
  • La volonté de créer un mouvement international avec des actions simultanées partout dans le monde, la cible étant McDonald’s. 

Comme un symbole d’une détermination sans faille des organisations syndicales mondiales pour tous les salariés de la restauration rapide, les participants ont rejoint une manifestation des travailleurs de la restauration à Leicester Square, devant un McDonald’s (voir la galerie de photos ci-dessous).

Signature d’un accord mondial à Partouche : une première dans les groupes casinotiers français

La CFDT Services a participé le 17 septembre à une première dans le secteur des casinos : la signature d’un accord mondial entre le Groupe casinotiers PARTOUCHE, et la fédération syndicale internationale UNI Global Union.

La Secrétaire générale d’UNI, Christy Hoffman, le secrétaire régional Europe, Oliver Roethig et la responsable du secteur jeu, Giedre Lelyte, la Présidente d’UNI jeu Pilar Rato Rodriguez, et le Vice-Président UNI Jeux Europe, Jean Christophe Tirat étaient réunis pour cet événement avec le groupe Partouche, représenté par Ari Sebag.

Cet accord consacre l'engagement de l'entreprise sur les droits des salariés comme la sécurité et la santé au travail, les libertés syndicales de négociation et d’adhésion, le respect des droits humains et des normes de l’OIT etc.

Bien que non-contraignants, les accords mondiaux sont des accords de principes qui engagent l’éthique et l’action des entreprises.

Les fédérations syndicales françaises FEC-FO et la CFDT Services ont participé à l’initiative d’un tel accord, qui est un signe positif en faveur du bien-être au travail.

Un exemple à suivre pour les groupes de casinos français qui se développent aussi à l’international.

Communiqué intégral d’UNI :

https://www.uniglobalunion.org/fr/news/laccord-mondial-conclu-entre-le-groupe-partouche-et-uni-global-union-ameliore-les-normes-du

[Communiqué] AMAZON : à quand le premier prix de la qualité de vie au travail ? Les syndicats internationaux se mobilisent.

UNiLe prix Axel Springer, qui récompense  « des personnalités qui se distinguent par leur sens de l’innovation et leur capacité à créer des marchés » sera attribué, le 24 avril à Berlin, à Jeff Bezos, dirigeant d’Amazon.

La CFDT lui reconnaît ses talents d’entrepreneur visionnaire mais elle regrette que son entreprise d’e-commerce ne puisse prétendre au titre de société où il fait bon vivre et travailler.

Les syndicats internationaux (Pologne, France, Italie, Allemagne, Espagne, Etats-Unis, Royaume Uni …) profiteront de la remise de ce prix pour se mobiliser devant le siège du groupe Axel Springer et dénoncer les pratiques hors-la-loi, les conditions de travail désastreuses et la déloyauté manifeste des dirigeants lors des négociations avec les partenaires sociaux.

Les salariés d’Amazon France n’échappent pas à ce quotidien :

  • de nombreux accidents de travail ne sont pas déclarés ;
  • les salariés sont tracés informatiquement et reçoivent des sanctions basées sur ces éléments ;
  • les salariés sont soumis à une polyvalence exacerbée, sans aucune rémunération supplémentaire, ce qui est contraire aux dispositions de la convention collective ;
  • le management est basé sur la seule productivité, sans aucune prise en compte de l'humain ;
  • les négociations sont déloyales, les directions diffusant des informations incomplètes tant aux salariés qu’aux représentants qui découvrent les projets souvent par voie de presse. Très peu d'accords sont désormais conclus, les dirigeants rajoutant régulièrement des clauses de type "carte blanche " dans leurs propositions d'accord.

La CFDT a déjà dénoncé et agit contre les pratiques illicites de la direction d’Amazon en terme de classification et de rémunération.

Elle continuera de se battre aux côtés des organisations syndicales internationales jusqu’à ce que Jeff Bezos investisse pour la reconnaissance de ses salariés  et leurs conditions de travail.

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