Les négociations nationales dans les Hôtels Cafés Restaurants ? Une grille de salaire et puis c’est tout ! répond le patronat.

Depuis 2017, le patronat impose le « sur place » sur des sujets tels que le travail du dimanche, le toilettage de la grille de classification, les chèques vacances, les saisonniers, et une multitude d’autres thèmes restés en suspens...

Il a fallu batailler dur pour arracher l’accord de revalorisation des salaires minima qui fait bénéficier aux salariés d’une augmentation moyenne de 1,4% tous niveaux confondus.

Or, la négociation salariale n’est qu’un des sujets de négociations sur plus d’une dizaine de thèmes obligatoires (handicap, égalité pro, etc.).

La CFDT exige des véritables négociations et non des négociations de façade pour les 800 000 salariés de la branche, dont la majorité sont des salariés précaires avec des conditions de travail de plus en plus pénibles.

La branche ne peut gagner en attractivité si le collège patronal continue de cultiver une déliquescence du dialogue social.

La CFDT a pris ses responsabilités en faisant des propositions constructives et réalistes, lors des commissions paritaires.

Au tour des autres partenaires sociaux de la branche d’assumer leurs responsabilités.

Entreprises de services à la personne : pour la CFDT les négociations avec des informations au doigt mouillé c’est fini !

La CFDT n’a pas pour habitude de s’engager dans des négociations sans informations concrètes car une négociation de qualité ne peut se faire sans revendications définies à partir des réalités des secteurs. Mais le patronat de la branche des services à la personne s’applique à ignorer les principes de la négociation loyale et à faire la sourde oreille face à la Fédération des Services CFDT qui demande à disposer des informations nécessaires à la négociation de branche obligatoire*.

La Fédération des Services CFDT a adressé le 20 juin un courrier officiel aux membres de la CPPNI (Commission Paritaire Permanente de Négociation et d'Interprétation) pour demander un rapport de branche qui compilerait les informations du secteur.

Comme nous l’explique Zaneta WOZNIAK, déléguée syndicale de Sweethome et négociatrice de branche « les demandes en réunion paritaires n’ont pas suffi pour rappeler une obligation légale que les patrons n’ont jamais prise au sérieux. Comment négocier sur des thèmes comme les salaires, l’égalité femme/homme, la santé au travail, la formation professionnelle ou même les conditions de travail lorsque nous disposons d’aucune donnée sur le secteur ? C’est ce qui se passe depuis que les négociations ont débuté dans cette branche ».

« Chacun y va de son expérience professionnelle voire personnelle pour avancer des constats et des arguments, difficile de tomber d’accord quand on n’a pas la même vision du terrain et qu’il n’existe aucune statistique pour nous mettre face à certaines réalités. Il n’est pas tolérable de continuer ainsi. Le patronat de la branche a su parler de la nécessité de loyauté dans les négociations lorsqu’il a imposé l’ouverture d’une négociation sur la dérogation au temps partiel en janvier dernier. A lui maintenant de montrer l’exemple autour de la table et pas uniquement dans les médias » complète Véronique Revillod, secrétaire nationale en charge du pôle Services aux Entreprises et aux Particuliers.

Il est vrai que l’on entend souvent dans les médias des patrons d’entreprises de services à la personne parler de nombreuses créations d’emplois mais lesquels ? Combien d’heures ? quels salaires ? Quelles conditions de travail ? Et le turn-over ? Combien de salariés ont quitté ces entreprises ?

Première organisation syndicale dans la branche des services à la personne, la CFDT ne lâchera pas tant qu’elle n’aura pas gain de cause.

* Les règles en matière de négociation obligatoire dans les conventions collectives imposent une nécessité de loyauté en fournissant, notamment, les éléments nécessaires pour permettre ces négociations et celles que nous nous sommes imposées dans l’accord du 5 octobre 2017 relatif aux négociations 2017-2018 dans la branche des entreprises de services à la personne (IDCC 3127).

Commerce de gros : l’ensemble de la grille des salaires revalorisée de 1,4%

Alors que la tendance des accords négociés place une majorité des revalorisations salariales sous la barre des 1%, les négociations dans la branche du commerce de gros, qui emploie 350 000 salariés, ont abouti à une revalorisation de 1,4% sur l’ensemble de la grille des salaires.

Cette revalorisation prendra effet à compter du 1er mai et permet de continuer de faire décoller le premier niveau à 8 € au niveau du SMIC.

La CFDT, première organisation syndicale dans la branche avec 30,95 % d’audience, a été moteur dans cette négociation.

S'abonner à ce flux RSS

Outils

Partenaires

A propos