Toupargel : les dirigeants en fuite et un accord signé ?

Toupargel a annoncé fin mai la suppression de 275 emplois. Les négociations sur le plan de sauvegarde de l’emploi ont été engagées avec les organisations syndicales CFDT-CGT-FO-CFTC et CGC/CFE qui ont décidé de porter leurs revendications en intersyndicale.

Outre le fait que ces négociations sont menées dans un climat houleux, avec pour seule interlocutrice la juriste de l’entreprise, la CFDT s’inquiète des conditions de mise en œuvre du PSE alors que les dirigeants ont purement et simplement disparu !

Les dirigeants de Toupargel répondent aux abonnés absents et ont semble-t-il choisi de fuir leurs responsabilités.

Pour la Fédération des Services CFDT, il n’est pas question de laisser les salariés dans l’angoisse et sans réponses sur leur avenir.

Toupargel doit faire face à ses échecs et mettre sur la table tous les moyens pour sécuriser l’avenir professionnels des salariés qui vont être licenciés.

En effet, les contreparties et compensations que la direction propose dans l’accord majoritaire sont indignes et dérisoires avec même une forme de chantage de la direction pour éviter les éventuelles contentieux que les salariés pourraient être amenés à déclencher.

Il est également à déplorer le manque d’évolution de carrières des salariés !

Chez Toupargel c’est : pas de reconnaissance de l'ancienneté, pas de reconnaissance du travail, pas de reconnaissance de la pénibilité. Les salariés espéraient que l'entreprise ait une reconnaissance à la fin anticipée et subie de leurs carrières mais nous constatons que le mot reconnaissance reste un mot tabou chez Toupargel."

Nous sommes également inquiets quant à l’avenir des salariés qui resteront dans l’entreprise après le PSE.

Dans sa finalité, l’accord a été signé par la CFE /CGC, CFTC et FO.

  • Publié dans Commerce

Conforama : les limites de la négligence patronale sont largement dépassées

La CFDT alerte depuis plusieurs années sur les errements stratégiques des responsables de Conforama et sur leur refus assumé de s’engager dans un dialogue social loyal.

La menace de suppression de 2000 postes a été relayée dans la presse dès février dernier, avant même que n’en soient informées les organisations syndicales.

Comme lors des plans de sauvegardes pour l’emploi mis en œuvre en 2013, 2014 et particulièrement en 2016, la CFDT avait pointé les failles stratégiques et les risques pour les salariés.

Conforama fait de la négligence sa marque de fabrique.

Jusque-là le pire avait été évité mais cette fois, les salariés vont devoir assumer les conséquences de l’irresponsabilité des dirigeants.

Pour la CFDT, c’est le rôle du ministère de l’Economie, déjà saisi de ce dossier, de taper du poing sur la table.

De son côté, la CFDT activera tous les recours pour faire cesser cette forme avérée de délinquance patronale.

Castorama : La CFDT manifeste le mercredi 27 mars aux côtés de Laurent Berger et des salariés.

 

La semaine dernière, la CFDT, première organisation syndicale chez Castorama, apprenait l’intention du groupe Kingfisher de fermer neuf magasins Castorama et deux magasins Brico Dépôt en France d’ici 2020.

Après deux plans de sauvegarde de l’emploi (PSE) qui ont touché 500 salariés, ce sont à présent 800 salariés et leur famille qui sont  sacrifiés sur l’autel du profit. Cela sans compter l’impact que ces fermetures auront sur les emplois indirects liés à l’activité de l’entreprise.

La CFDT, première organisation syndicale représentative chez Castorama, s’insurge de l’utilisation faite par Kingfisher France des impôts des citoyens (au travers des exonérations fiscales et des crédits d’impôts accordés aux grandes entreprises) qui ne servent ni à préserver la compétitivité du groupe, ni les emplois, mais à augmenter les dividendes reversés aux actionnaires.

La CFDT manifestera le mercredi 27 mars 2019, de 14h à 17h, sur l’esplanade de la Défense à Paris, aux côtés de Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, présent de 15h30 à 16h, et des salariés de Castorama.

La CFDT, mobilisée, exige que le groupe revoit sa politique de rationalisation des coûts concernant les effectifs et entend bien peser lors  des négociations du PSE qui vont débuter afin de défendre les droits des salariés.

Repères :

  • 13 000 salariés travaillent chez Castorama;
  • 102 établissements sont répartis sur l’ensemble du territoire français;
  • La CFDT est la première organisation syndicale chez Castorama avec 41,14%, devant FO (23,59%), la CGT (17,48%), la CFTC (12,04%) et la CGC (5,75%).
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