Salaires des personnels des avocats

La CFDT a signé, avec les autres organisations syndicales de salariés (sauf la CGT), le 5 décembre dernier, un avenant sur les salaires avec 1% d’augmentation ce qui mène le premier niveau de la grille des employés à 1481 € brut mensuel, le premier niveau des techniciens à 1597 € et celui des cadres à 2561 €.

Le projet de loi pour l'activité et l'égalité des chances économiques sacrifie les salariés des professions judiciaires

Injuste et contre productif sur la question du travail du dimanche et de nuit, le projet de loi du ministère de l'Economie, de l'Industrie et du Numérique est également dangereux pour l’emploi dans les professions judiciaires*.

La CFDT Services a été reçue à sept reprises à l’assemblée nationale. Elle a insisté sur le danger que pouvait engendrer la baisse des tarifs réglementés dans certaines professions. Les salariés des professions judiciaires ne peuvent pas servir une nouvelle fois de variable d’ajustement. Pour seul exemple, lors de de la crise économique de 2008, l’effectif salarial du notariat s’est effondré de l’ordre de 13 %, soit plus de 6 000 licenciements.

Aujourd’hui, les professions juridiques offrent des emplois pérennes et non-délocalisables à 104 000 salariés. Si le projet reste en l’état, de nombreux salariés risqueraient de rejoindre le cortège des 5 millions de demandeurs d’emplois en France.

C’est aussi la couverture sociale de ces salariés qui va être fortement dégradée puisque la perte de cotisations va créer un déséquilibre financier important des organismes de protection sociale du secteur (CRPCEN : retraite/maladie, CARCO, prévoyance).

La Fédération des Services n’acceptera ni la mise en danger de l’emploi dans les professions judiciaires, ni la banalisation du travail du dimanche.

Elle n’en sera que doublement déterminée à la mobilisation de ses forces pour le maintien d’emplois de qualité.

* notaire, huissier de justice, avocat, greffier des tribunaux de commerce, administrateur et mandataire judiciaire, commissaire-priseur et avocat au conseil.

Grève à l'hôtel Mercure Metz Centre : la CFDT ne blague jamais avec les droits des salariés. La Direction s'en souviendra...

La colère des salariés de l'hôtel MERCURE METZ centre s'est faite entendre le 1er avril dernier.

La direction  de cet hôtel, antérieurement filiale du groupe Accor et franchisé depuis le début d'année 2013, se préparait à enterrer les avantages sociaux des salaries et à mettre en place un nouveau mode de management. Une nouvelle organisation au mépris de l'accord d'accompagnement des salariés en cas de cession des hôtels, signé le 27 juillet 2013 qui porte la survie des accords collectifs à 24 mois et qui précise qu’aucun élément contractuel  ne peut  être modifié sans l'accord du salarié…

Beaucoup de signes ont alerté  les salariés :

 -non remplacement des départs,

- polyvalence accentuée,

- dégradation du climat social et des conditions de travail,

- augmentation des charges de travail,

- rémunérations en berne

-non respect de la politique manageriale du groupe Accor

-non respect des réunions des délégués du personnel,

-augmentation des contrats précaires,

-etc...

Un virage à 90 degrés qui semblait se préparer dans les coulisses.

C'était sans compter sur la vigilance des adhérents Cfdt et du syndicat CFDT Services Vosges Moselle qui a réagi au quart de tour et  lancé un message d'alerte à la direction...restée sourde.

Orchestrés par le syndicat, les préparatifs de la manifestation du 1er avril ont commencé au premier chant du coq. Sifflets, banderoles, casquettes, ballons, drapeaux, rien ne manquait à la panoplie pour faire de cette journée, une journée de mobilisation pour défendre les droits des salariés.  

Après 10 h de négociations, commencées la veille au soir, un protocole de fin de conflit a été négocié par le syndicat CFDT Services Vosges Moselle, accepté et signé après  l'approbation des salariés à l'unanimité.

Les points acquis : 

- le contrôle des classifications de chaque salarié sera effectué en présence d'un de nos représentants si le salarié le demande.

- l’allègement et une meilleure répartition des tâches.

- la mise en place d'un plan de formation répondant  au souhait des salariés et une formation pour lutter contre l'illettrisme , disposition en lien avec la branche HCR et Hôtel à la lettre avec l'aide de l'académie Accor.

- un meilleur suivi des entretiens d'évaluation avec un plan d'action et aide au salarie voulant mettre en œuvre un projet professionnel...

- la mise en place de réunions permettant aux salariés de s'exprimer librement sur leurs conditions de travail,  la tenue à échéance mensuelle des réunions de Délégués du personnel...

- Une augmentation de salaire de 1,7% pour les employés et agents de maîtrise, et 1,3% pour les cadres avec effet rétroactif au 1 er janvier 2014.

- Une amélioration des congés pour événements familiaux...le tableau sera affiché comme obtenu dans les filiales.

- l’engagement ferme de la direction de respecter l'accord du 27 juillet 2013 selon lequel les accords survivent pendant une durée de 24 mois puis au terme desquels les avantages individuels acquis s'intègrent aux contrats de travail des salaries bénéficiaires.

- la mise en place d'un accord d'intéressement collectif des 2014 dont les modalités restent à être définies .

Ce dispositif prendra  le relais de celui qui était en place lorsque l'hôtel était une filiale Accor, accord qui expirait au terme de l'année 2013.

Belle victoire des salariés et du syndicat CFDT Services Vosges Moselle qui démontrent là qu'il ne faut pas les chatouiller dans le mauvais sens du poil.... A la CFDT, on ne blague jamais avec les droits des salariés. 

 

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