Travail dominical à Carrefour : la CFDT organise une action nationale dans les hypermarchés à partir du 10 janvier

Tract Carrefour
Pour la CFDT, il n’est pas question de laisser s’installer la banalisation du travail du dimanche. Si elle n’a pas de position dogmatique sur le travail dominical, la CFDT constate que le groupe Carrefour qui ouvre déjà plus de 5 000 magasins de proximité le dimanche matin (Carrefour Market, Contact, Express, City), tente de généraliser ce type d’ouverture à l’ensemble de ses formats !

En effet, Carrefour demande aux organisations syndicales de modifier la convention collective d’entreprise par voie d’accord afin de permettre également l’ouverture de ses hypermarchés le dimanche matin (l’accord en vigueur aujourd’hui l’en empêche). C’est un non-sens économique, la rentabilité de ce type de magasin le dimanche serait  quasi-nulle.

Depuis le début des négociations, les délégués CFDT consultent  massivement les salariés (plus de 10 000 salariés à ce jour). 94 % des salariés sondés se sont prononcés contre le projet d’accord ! Ils ne croient pas à la réalité du volontariat et craignent une dégradation de leurs conditions de travail sur le reste de la semaine.

D’autre part, lors des manifestations déjà organisées en décembre, les clients ont été nombreux à apporter leur soutien. Ils partagent l’inquiétude des salariés quant à l’impact d’une banalisation du travail du dimanche sur leur entreprise.

HÔTELS-CAFÉS-RESTAURANTS / Travailler le dimanche : OUI. Sans contreparties : NON.

La loi Macron qui fixe des nouvelles règles sur le travail dominical a exclu les secteurs d’activités qui bénéficient déjà d’une dérogation permanente, comme c’est le cas pour les Hôtels Cafés Restaurants (HCR).

Par ailleurs, certaines conventions collectives prévoient des contreparties pour les salariés-es étant amené-es à travailler le dimanche, mais ce n’est pas le cas de celle des HCR.

Pourquoi certains secteurs plutôt que d’autres bénéficient de contreparties ? Pourquoi ces différences de traitement ? Pourquoi autant d’exceptions ?

Déclaration d’Emmanuel Macron : la modernité ne passe pas par le clientélisme et l’inégalité de traitement!

Emmanuel Macron, ministre de l'Economie, de l'Industrie et du Numérique a tenu une conférence de presse à Bercy sur le projet de loi pour « libérer l'activité ».

 

Les intentions affichées par le ministre de l’économie sur la question des ouvertures dominicales et des « heures en soirée » semblent en décalage total avec les attentes de l’ensemble du monde salarial.

 

Pour la CFDT, le projet annoncé est loin de moderniser l’économie. Il risque:

 

de renforcer le clientélisme politique en donnant aux maires la capacité d’accorder 12 ouvertures dominicales et d’une manière plus cynique de les obliger à le faire en
créant une concurrence intercommunale,
 
 
de pénaliser les salariés des petites entreprises en leur retirant tout droit à compensation et toute liberté de refuser une modification substantielle de leur contrat de travail,
 
 
d’introduire et de renforcer des inégalités territoriales en laissant à l’Etat le soin de déterminer quelles seront les zones à « fort potentiel économique » et par voie de
conséquence celles qui ne le sont pas. Les intéressés apprécieront.
 

Par ailleurs, lapsus ou réalité :  5 ouvertures dominicales sont présentées comme « obligatoires», ce qui donne une tonalité loin d’être neutre.

 

 

Enfin, les éléments de langage sur le « travail en soirée » en lieu et place du travail de nuit ne devraient pas tromper les parlementaires.

 

 

Pour la CFDT Services, le gouvernement manque une fois de plus une occasion de réformer efficacement la société sans renforcer les frustrations et les inégalités au sein du monde du travail.

  • Publié dans Commerce
S'abonner à ce flux RSS

Outils


Bulletin d'adhésion


Partenaires

A propos