Grève nationale dans le groupe de distribution alimentaire Toupargel à l’appel de la CFDT

La CFDT tire la sonnette d’alarme sur les conditions de travail des télévendeurs, des attachés service client (livreur), des responsables des 150 agences de livraison et les pratiques managériales de la société TOUPARGEL

L’équipe CFDT regrette de constater que la direction juge les salariés de plus en plus sur leurs compétences personnelles (absentéisme, état d’esprit, disponibilité et la personnalité qui souvent sont mis en cause).

A bout, les salariés ont décidé de se mobiliser avec la CFDT et de faire grève samedi 15 et lundi 17 septembre. Une décision difficile qui résulte d’un ras-le-bol général.

Comme nous l’explique Laurent Tolédo, délégué syndical « La considération du télévendeur et d’autres métiers ont disparu. Les salariés sont mis en concurrence et à rude épreuve. Les conditions de travail se dégradent. Les salariés sont soumis à des objectifs presque irréalisables ».

Un tableau social alarmant que la CFDT ne se contente pas de dénoncer. La CFDT a aussi des propositions pour améliorer cette situation. En accord avec les salariés, la CFDT propose :
  • L’arrêt des enregistrements permanents : très mal vécus par les salariés de la télévente, les enregistrements sont en effet un moyen de pression supplémentaire pour intensifier le travail et le stress. Pour l’équipe CFDT, ce n’est certainement pas un enregistrement permanent qui améliorera la performance de l’entreprise. Cela est contre-productif.
  • L’arrêt de la nouvelle organisation relative aux ouvertures des samedis supplémentaires en agence de livraison.
  • D’assumer la décision concernant l’avenir des salariés de la logistique de Civrieux d’Azergues.

Déterminés à se faire entendre, les salariés s’annoncent déjà nombreux à répondre à l’appel de la CFDT. Rendez-vous samedi 15 et lundi 17 septembre pour soutenir cette mobilisation au service de l’intérêt général.


Le contexte expliqué par l’équipe

Le Groupe Toupargel est le leader français de la vente omni-canal et de la livraison à domicile de produits alimentaires. Son offre comprend, entre autre, plus de 1 200 références surgelées et épiceries, sélectionnées selon des critères de goût, d’origine, de savoir-faire et de gestion responsable. TOUPARGEL emploie 2653 collaborateurs, compte près d’un million de clients et effectue chaque jour 20 000 livraisons en France métropolitaine.

Depuis quelques années, TOUPARGEL fait face à une érosion de clients importante.

C’est pour cela que le Groupe TOUPARGEL, faisant suite à l’évolution de sa gouvernance, a lancé un nouveau plan stratégique en 2017, nommé Oxygène 2020, avec pour objectifs d’accroître le chiffre d’affaires, de retrouver la rentabilité et de s’ouvrir à de nouveaux marchés.
Dans une première phase, Oxygène 2020 vise à stabiliser les ventes de produits sur catalogues en se concentrant sur la clientèle traditionnelle et à accélérer le développement des ventes par canaux entrants (Internet entre autre) en parallèle, 
dès 2018, la direction a fait le choix :

De ne plus remplacer de salariés qui quitte l’entreprise du service développement qui était en charge de recherche de nouveaux clients par de la prospection.

La direction ajoute les samedis supplémentaires de livraison.

La direction ajoute l’enregistrement permanent pour noter les télévendeurs.

La direction prévoit de fermer la logistique de Civrieux d’Azergues, 40 salariés sont dans le flou le plus total concernant leur avenir au sein de la société TOUPARGEL.

Débrayage dans les magasins Mr Bricolage le 25 avril

La CFDT, première organisation syndicale chez Mr Bricolage, appelle les salariés des 66 magasins de l’enseigne à débrayer entre 9h et 10h ce mercredi 25 avril.

Ce jour- là aura lieu en effet l’assemblée générale des actionnaires au siège de la société, à Saint -Mesmin (45).

Les élus du comité d’entreprise y manifesteront pour faire entendre la voix des salariés et dénoncer :

  • la dégradation des conditions de travail et de la qualité du service client,
  • le manque de reconnaissance et d’évolution professionnelle,
  • les inégalités salariales,
  • le manque d’effectifs récurrent qui a des répercussions néfastes au niveau des relations professionnelles et avec nos clients,
  • la remise en cause des acquis des salariés: la Direction envisage notamment la révision de l’aménagement du temps de travail (remise en question de la récupération des jours fériés, du paiement des heures supplémentaires avec le retour à l’annualisation du temps de travail…)

La CFDT pointe également entre autres la suppression progressive des contrats en équivalent temps plein. Entre 2013 et 2018 ce sont plus de 270 postes qui ont été supprimés, avec un impact néfaste sur les conditions de travail des équipes.

Un tableau social inquiétant pour la CFDT qui demande le respect des droits des salariés à bénéficier de bonnes conditions de travail et de davantage de reconnaissance.

Casinos-Jeux : la CFDT avance ses revendications

Le 1er et 2 mars 2018, les mandatés fédéraux CFDT se sont réunis pour échanger, s’approprier les enjeux des nouveautés législatives et élaborer des revendications communes pour défendre les salariés du secteur.

Travail de nuit

Les représentant.e.s CFDT des salarié.e.s des casinos font de la valorisation du travail de nuit leur première revendication.

Ces contraintes font partie des critères de pénibilités qui ont un impact sur la vie privée et familiale, ainsi que sur la santé des salariés. Les élus CFDT demandent que le travail de nuit soit négocié dans les accords QVT et pénibilité pour y inscrire :

  • La mise en place d’un palier de jours de repos en fonction du nombre d’heures de nuit travaillées :
    • 200 h => 3 jours
    • 400 h => 4 jours
    • 500 h => 5 jours
    • 600 h => 6 jours
    • 800 h => 7 jours
    • 1000 h => 8 jours
    • 1600 h => 12 jours
  • Une compensation financière par paliers sur la rémunération brute :
    • 600 h => 10% 
    • 600 à 800 h => 15%
    • 800 à 1000 h => 20%
    • Plus de 1000 h => 30 %

Une visite médicale annuelle obligatoire et un suivi médical adapté à partir de 45 ans ;

Un accès facilité à la formation : la formation « gestion du sommeil » obligatoire et des formations e-learning en horaires de nuit ou centre de formation qui vient avec des horaires adaptés et adaptation du planning ;

Une priorité reconnue pour passer au travail de jour sans perte de salaire et une formation automatique au nouveau poste ;

Une prime de transport pour l’utilisation de la voiture de nuit ;

L’application effective de la législation existante : application de l’avenant 9 de la convention collective nationale, la prise en compte dans le compte pénibilité (C2P) ;

Un recours dégressif au travail de nuit suivant l’âge du salarié : mise en place à partir de 55-57 ans d’un 4-2 puis 3-2 ans ou d’un repos complémentaire. Limiter les heures de fermetures suivant l’âge des salariés. Le tout sans perte de rémunération, notamment pour la rémunération variable.

Rémunérations

Les représentants CFDT des salariés des casinos-jeux demandent une revalorisation générale des salaires dans les casinos ayant une bonne santé économique. En effet, le pouvoir d’achat des salariés des casinos est en diminution depuis plusieurs années.

  • Un 13e mois pour tous les salariés
  • Un accord de participation mis en place dans tous les casinos.

Conditions de travail

Les représentants CFDT alertent sur les conditions de travail dans les casinos qui exposent leurs salariés aux hautes ou basses températures : surpopulation dans les salles de jeux, espaces ouverts ou en semi-extérieur etc. Ces derniers provoquent également des risques de tabagisme passif.

Sécurité 

Les représentant.e.s CFDT des salarié.e.s des casinos-jeux demandent une meilleure prise en compte de la sécurité dans les casinos-jeux. Dans un contexte de montée des incivilités (manque de respect envers les salarié.e.s, violences verbales, menaces) et anxiogène suite aux attentats, une réflexion et une augmentation des moyens sont nécessaires pour préserver les conditions de travail des salariés, des personnels de sécurité et des clients.

Le rôle des agents de sécurité et leur marge d’action doit être claire et mieux définie. La formation des agents pour détenir la carte professionnelle est une priorité au vue du décret afférent.

Aujourd’hui, une confusion ou un manque de moyens fait que des agents de sécurité ne peuvent pas agir dans les conditions nécessaires pour garantir la sécurité.

  • Les représentants CFDT revendiquent l’installation de dispositifs de sécurité dans les casinos : portiques, issues de service, moyens de protection renforcées.
  • Les représentants CFDT des salariés des casinos-jeux demandent des missions définies dans les fiches de postes pour les agents de sécurité stipulant les marges d’actions et explicitant la prise de décision.

Clubs de jeux

La mise en place de clubs de jeux depuis le 1er janvier 2018 demande une vigilance et un accompagnement par les élus des casinos. Il s’agit à la fois d’apporter des revendications protectrices pour ces futurs salariés s’ils sont sous la même convention collective, et de préserver le secteur des casinos.

Polyactivité & polyvalence

La polyactivité et la polyvalence doivent être limitées et, si leur recours est nécessaire, la reconnaissance doit être valorisée (rémunération, compétence, classification).

La polyvalence / polyactivité ne doivent jamais être synonyme de substitution de poste ou un frein à l’embauche.

Contrats précaires

Les représentants CFDT des salariés des casinos-jeux mettent en garde quant au recours aux contrats précaires (CDD, temps partiels, extras) qui tendent à se multiplier, et ce même dans les casinos en bonne santé économique.

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