Transat France : le comité d’entreprise rend un avis négatif et unanime sur le projet de réorganisation

Comme le craignait la CFDT dès 2016, le rachat de Transat France par Tui Franc, suivi de la fusion entre les deux entités, a engendré de lourdes suppressions de postes : plus de 300 emplois sont concernés.

La grève lancée le 23 mai par la CFDT et l’USAPIE pour dénoncer publiquement les dispositions déplorables du plan de départs volontaires (PDV) a mobilisé 200 personnes à Ivry (Hauts-de-Seine), où se trouve le siège social du groupe.

Rachat de TRANSAT France par TUI AG : la CFDT inquiète pour l'avenir des salariés des 2 groupes

La CFDT s’inquiète pour l'avenir des salariés des deux groupes.

La section CFDT du tour opérateur Transat France (propriétaire des marques Vacances Transat et Look Voyages) est en alerte suite à l’annonce de rachat par TUI AG.

Annoncé le 12 janvier 2016, le rachat de Transat France (filiale française du groupe canadien Transat AC Inc. propriétaire entre autre de la compagnie aérienne Air Transat) par le géant allemand a surpris l’ensemble des salariés.

Consulté le 11 mai 2016 sur le projet de cession, le comité d’entreprise de Transat France devait remettre son avis consultatif le 10 juin mais ayant voté une expertise, son avis consultatif est désormais attendu pour le 10 juillet 2016.

Le comité d’entreprise n’a pour le moment été consulté que sur la cession et le sera dans un second temps sur le volet social.

Or, TUI n’ayant pas pris d’engagement social dans le cadre de la promesse d’achat et aucune garantie sociale n’ayant été exigée dans les clauses de la cession, tout laisse à penser que les salariés pâtiront de ce rachat.

Face au manque d’informations données par la direction et le groupe TUI, le rachat de Transat France s’inscrit a priori plus dans la mise en valeur des marques de TUI et non dans une stratégie claire de développement vertical ou horizontal.

En effet, les deux activités similaires du groupe et le doublon dans presque tous les services fait planer l’ombre de nombreux licenciements pour les 800 salariés.

La section CFDT se mobilise pour défendre les salariés pour les prochaines étapes. Que ce soit aujourd’hui où nous devons être actifs et communiquer pour obtenir des informations ou aux échéances à venir (un CE extraordinaire aura lieu le 15 juin), la section CFDT reste mobilisée et solidaire pour que le volet social ne soit pas oublié et que les salariés ne soient pas tenus à l’écart des enjeux qui se jouent à travers ce rachat.

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