Réforme des professions judiciaires : les salariés doivent être écoutés et leur emploi garanti !

La Fédération des Services CFDT dénonce l’absence d’information et de  concertation dans la future réforme annoncée des professions judiciaires (notaires, huissiers, commissaires-priseurs, avocats, greffiers des tribunaux de commerce, administrateurs judiciaires,).

Les salariés de ces branches vivent actuellement dans un climat malsain et anxiogène du fait des informations contradictoires circulant sur les projets de réformes envisagées.

Avant toute évolution de ces professions réglementées, la CFDT réclame qu’une concertation soit engagée avec l’ensemble des partenaires dont les organisations syndicales.

A l’heure actuelle seuls les employeurs ont été reçus par les pouvoirs publics.

En ces temps de chômage massif, il faut aussi que chaque mesure envisagée soit passée au filtre de l’emploi, son maintien voire sa création.

Ces professions regroupent plusieurs milliers de salariés souvent hautement qualifiés, elles méritent que leur avenir ne soit pas traité par « ordonnances ». Il en va de l’emploi, de la protection sociale du secteur et de l’intérêt général car ces salariés participent à la « sécurité juridique » de notre Etat de droit.

Projet de réforme des professions règlementées, pas sans les salariés

Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, est intervenu hier, dimanche 7 septembre, sur le projet de réforme des professions règlementées lors de l'émission « Tous politiques », sur France Inter.

« [...] il faut regarder l'impact sur les salariés concernés.

Je pense notamment à ceux des professions judiciaires ou de la pharmacie, il ne faudrait pas que ce soient les salariés les dindons de la farce à la fin, quoi.

Et donc, il faudra regarder avec les branches professionnelles concernées, mais là-dessus, pour l'instant, il y a eu une concertation, ou peut-être pas, avec les professionnels, il n'y en a pas eu avec les salariés concernés, et ça ne peut pas se faire sans les salariés, ça.

Il faut écouter ce que sont leurs craintes et peut-être ce que sont leurs souhaits en l’occurrence.

Mais je le répète, pas non à priori, mais pas si on ne regarde pas l'impact social de ces réformes. [...] »

Lire le communiqué de presse de la Fédération des Services

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