Réforme de la formation professionnelle : la branche professionnelle des entreprises de Services à la Personne désigne majoritairement l’OPCO des « Services de Proximité »

Dans le prolongement de la publication du rapport1 de la mission confiée à MM. Jean-Marie Marx et René Bagorski par Mme la Ministre du Travail et suite à la promulgation de la loi du 5 septembre 2018 portant réforme de la formation professionnelle2, les organisations syndicales de salarié(e)s et les organisations patronales de la branche des entreprises de Services à la Personne ont mené un travail de réflexions et de négociation dont l’aboutissement est la signature majoritaire d’un accord de branche en date du 19 novembre 20183 désignant l’OPCO des « services de proximité ».

Cette désignation s’inscrit dans le cadre d’un calendrier contraignant avant le 31 décembre 2018 toutes les branches professionnelles à se positionner en faveur d’une filière de rattachement partageant des enjeux communs de compétences, de formation et de mobilité.

Estimant que le futur OPCO des « services de proximité » serait garant d’un accompagnement de qualité pour toutes les entreprises et les salarié(e)s de la branche, mais aussi d’une cohérence dans la prise de compte des enjeux de professionnalisation des métiers des Services à la Personne et aux familles de la « naissance au grand Âge », les partenaires sociaux de la branche signataires réaffirment ainsi une volonté forte d’ouverture porteuse de synergies permettant la création de parcours professionnels sécurisés et attractifs.

Ainsi, compte tenu de sa cohérence économique et de clientèle, des enjeux de services de proximité, d’une forte pratique de l’alternance au sein des entreprises, des difficultés de recrutement partagés et de valorisation des métiers mais aussi de la capacité d’inclusion par l’emploi, avec le recrutement de jeunes, de personnes peu qualifiées et la possibilité́ d’évolution professionnelle, les partenaires sociaux confirment leur volonté de structuration d’une véritable filière professionnelle porteuse de parcours professionnels sécurisés et évolutifs.

Enfin, cet accord permet à la branche de penser sereinement au futur et d’organiser la continuité des différentes actions de formation et de recrutement portées par la branche pour l’année 2019.

Dès lors, il revient désormais au Gouvernement d’agréer le périmètre des futurs OPCO et donc des filières en constitution. Les partenaires sociaux de la branche rappellent donc ici leur volonté que soit sécurisée cette véritable filière des métiers des services à la personne et aux familles de la naissance au grand Âge.

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« Les opérateurs de compétences : transformer la formation professionnelle pour répondre aux enjeux de compétences » - Rapport de la mission confiée à MM. Jean-Marie Marx et René Bagorski par la Mme la Ministre du Travail - 24 août 2018.

 Loi n° 2018-771 du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel.

3 Accord du 19 novembre 2018 portant désignation de l’opérateur de compétences dans la branche des entreprises de services à la personne (IDCC 3127).

 

Réforme des professions judiciaires : les salariés doivent être écoutés et leur emploi garanti !

La Fédération des Services CFDT dénonce l’absence d’information et de  concertation dans la future réforme annoncée des professions judiciaires (notaires, huissiers, commissaires-priseurs, avocats, greffiers des tribunaux de commerce, administrateurs judiciaires,).

Les salariés de ces branches vivent actuellement dans un climat malsain et anxiogène du fait des informations contradictoires circulant sur les projets de réformes envisagées.

Avant toute évolution de ces professions réglementées, la CFDT réclame qu’une concertation soit engagée avec l’ensemble des partenaires dont les organisations syndicales.

A l’heure actuelle seuls les employeurs ont été reçus par les pouvoirs publics.

En ces temps de chômage massif, il faut aussi que chaque mesure envisagée soit passée au filtre de l’emploi, son maintien voire sa création.

Ces professions regroupent plusieurs milliers de salariés souvent hautement qualifiés, elles méritent que leur avenir ne soit pas traité par « ordonnances ». Il en va de l’emploi, de la protection sociale du secteur et de l’intérêt général car ces salariés participent à la « sécurité juridique » de notre Etat de droit.

Projet de réforme des professions règlementées, pas sans les salariés

Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, est intervenu hier, dimanche 7 septembre, sur le projet de réforme des professions règlementées lors de l'émission « Tous politiques », sur France Inter.

« [...] il faut regarder l'impact sur les salariés concernés.

Je pense notamment à ceux des professions judiciaires ou de la pharmacie, il ne faudrait pas que ce soient les salariés les dindons de la farce à la fin, quoi.

Et donc, il faudra regarder avec les branches professionnelles concernées, mais là-dessus, pour l'instant, il y a eu une concertation, ou peut-être pas, avec les professionnels, il n'y en a pas eu avec les salariés concernés, et ça ne peut pas se faire sans les salariés, ça.

Il faut écouter ce que sont leurs craintes et peut-être ce que sont leurs souhaits en l’occurrence.

Mais je le répète, pas non à priori, mais pas si on ne regarde pas l'impact social de ces réformes. [...] »

Lire le communiqué de presse de la Fédération des Services

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