Odile STANCIU

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Casino fait l’impasse sur les salariés pour ouvrir une trentaine de magasins le 1er mai.

L’ouverture, le 1er mai, de magasins d’alimentation tels les supermarchés  n’était jusqu’à présent pas possible, le repos obligatoire des salariés entraînant ce jour de fête du travail la fermeture des établissements.

Casino a fait le choix de contourner la législation et de miser sur l’automate plutôt que sur l’humain pour permettre l’ouverture d’une trentaine de magasins.

Dans ces magasins, les clients ne verront pas d’autres salariés que ceux d’entreprises sous-traitantes chargées de la surveillance et de la sécurité des lieux.

Les clients paieront en caisse automatique ou via l’application mobile de l’enseigne.

La CFDT s’inquiète de cette stratégie commerciale qui ne vise qu’à dégager toujours plus de bénéfices en diminuant les frais de personnel et en faisant l’économie du dialogue social.

La CFDT s’inquiète aussi des conditions de travail des agents de sécurité qui seront amenés à assurer d’autres missions auprès de la clientèle.

Les ouvertures 24/24, 7/7 et les jours fériés comme le 1er mai sont des marqueurs forts qui pointent :

  • -une déréglementation du droit du travail ;
  • -un réel risque pour l’emploi à Casino et plus largement dans la grande distribution.

Sous couvert d’une soi-disant demande des clients, verra–t-on les magasins d’alimentation ouverts 365 jours par an de jours comme de nuit ? Pour la CFDT, les automates doivent servir à améliorer les conditions de travail et le service aux usagers, pas à faire l’impasse sur les salariés.

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La CFDT CMA apporte son soutien total à son représentant de la chambre des métiers de la Seine-Saint-Denis

Chambre de métiers et de l’artisanat de la Seine-Saint-Denis (CMA 93)

La CFDT CMA apporte son soutien total à son représentant

Etonnamment, deux jours après le mouvement de grève des personnels de la CMA 93, le délégué syndical CFDT s’est vu notifier, de la part de la direction de cette CMA, une obligation « de garder ses distances » avec un agent de la CMA ainsi qu’avec « tout le personnel féminin de la CMA ».

Les accusations portées par cet employeur portent gravement atteinte à l’intégrité morale de notre représentant.

Cette décision brutale n’a fait l’objet d’aucun débat contradictoire préalable et a profondément blessé un militant qui s’investit sans relâche dans le cadre des valeurs de la CFDT.

Il faut malheureusement noter que l’ancien délégué syndical CFDT avait déjà fait l’objet de menaces durant un mouvement social.

La CFDT CMA apporte son soutien total à notre délégué syndical et interviendra à ses côtés afin qu’il soit rétabli dans ses droits et dans son honneur.

Depuis plusieurs années, cette CMA connait de très fortes tensions sociales et une réelle dégradation des conditions de travail qui génère des situations de souffrance chez de nombreux agents. Ainsi les graves dysfonctionnements dans l’organisation des services avaient conduit le personnel à se mobiliser le 15 janvier.

 

 

La négociation peut-elle tout ? Analyse juridique suite à la décision sur le CDI Intérimaire

Dans sa décision du 12 juillet 2018 (n°16-26.844), la Cour de cassation casse la décision du TGI de Paris selon laquelle les partenaires sociaux avaient bien compétences pour conclure l’accord relatif à la sécurisation des parcours professionnels des salariés intérimaires des entreprises de travail temporaire ( du 10/07/2013).  A l’origine, le Conseil d’Etat, suite à la saisine de FO en contestation de l’arrêté du 22 février 2014 portant extension de l’accord relatif à la sécurisation des parcours professionnelles des salariés intérimaires des entreprises de travail temporaire (du 10/07/2013), dans sa décision du 8 juillet 2015, avait renvoyé les parties devant le TGI sur le point de savoir si les partenaires sociaux ont compétences pour créer le CDI intérimaire. Le 15 novembre 2016 le jugement du TGI de Paris avait débouté FO.

Questions réponses avec Véronique Revillod, secrétaire nationale et éclairage juridique avec Béatrice Bursztein, avocate associée au sein du cabinet LBBA.

 

2 questions à Véronique Revillod, secrétaire nationale en charge du pôle services aux entreprises et aux particuliers. 

 

VéroRev

CFDT-Services :  Quel regard portez-vous sur la stratégie judiciaire de FO ?

VR : Ce recours en justice de FO intervient alors que plus de 35 000 CDI Intérimaires ont déjà été signés et que les leaders du travail temporaire viennent de s’engager sur la création de milliers de CDII. Il est regrettable de constater que la stratégie de FO revient en fait à faire confiance à l’Etat qui valide un dispositif moins favorable que celui négocié par les partenaires sociaux.  En effet, l’article 56 de la loi Rebsamen du 17 août 2015, qui permet de conclure jusqu’au 31 décembre 2018 des CDII à titre expérimental contient des revendications du PRISM, organisation patronale, notamment sur la carence. La clé d’appréhension du sujet de la CFDT repart des origines du projet avec des objectifs clairs : la mise en place d’un système de régulation du recours aux contrats courts et la sécurisation des parcours des intérimaires. Les chiffres de la DARES le démontrent : l’expérimentation Rebsamen permettant notamment l’absence de carence pour les CDI Intérimaire augmente la possibilité d’embauche. Et Il faut savoir que 77 % des salariés en CDII au moment de l’enquête conseilleraient à un proche de le signer.

 

Suppressions de milliers de postes et maintien du niveau de dividendes des actionnaires Carrefour : la CFDT Carrefour dénonce, réagit et propose

Plan « social » CHEZ CARREFOUR

Le PDG annonce des milliers de suppressions de postes… mais s’engage à maintenir le niveau de dividendes des actionnaires !

Malgré la réunion du comité de groupe du 26 janvier 2018, la CFDT continue à dénoncer la nature brutale des annonces faites par A. Bompard le 23 janvier. En effet, plus de 4 500 suppressions de postes (sièges, anciens magasins DIA) ont été annoncées par voie de presse aux salariés et à leurs représentants. Cette façon de procéder devrait relever d’une autre époque.

D’autre part, malgré de nombreux échanges avec le PDG, la CFDT continue de penser que l’entreprise avance masquée en ne dévoilant pas le réel impact sur le social et les effectifs, sur l’ensemble du projet Carrefour 2022 : location-gérance, réduction de la taille des surfaces de vente, réduction des secteurs non-alimentaires, mécanisation et réduction des coûts dans la logistique etc.

Nous sommes également stupéfaits, dans un tel contexte, de constater que l’entreprise vient de prendre l’engagement de maintenir la politique de distribution des dividendes aux actionnaires inchangée (voir présentation faite aux analystes). Les salariés ne peuvent pas être les seuls à contribuer à l’effort de transformation. De plus, cela nuit à la capacité d’accompagnement social et d’investissement du groupe dans cette période de crise. La CFDT demande une année blanche sur le versement des dividendes.

La CFDT sera reçue au ministère du travail le 5 février. Il est en effet indispensable que les pouvoirs publics s’emparent du dossier social du 1er employeur privé de France.

Dans un même temps, la CFDT Carrefour propose aux autres organisations syndicales une rencontre afin d’organiser un mouvement national en intersyndicale.

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