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Fermeture du site Guilford Troisvilles : la CFDT appelle à une nouvelle mobilisation le 31 mai

Les salariés de Guilford Troisvilles ont décidé en assemblée générale de faire  grève le 31 mai, de 8h à 13h,  et d’organiser un rassemblement face à la sous-préfecture de Cambrai le même jour à 10h.

Ce rassemblement a pour objectif dans un premier temps de continuer à sensibiliser la population, la sous-préfecture, la Région et les services de l’État sur  la situation des salariés de Guilford Troisvilles. Dans un second temps de faire pression sur les décideurs du groupe Guilford Lear Corporation pour qu’ils reviennent sur leur décision de fermer le site .

Pour la CFDT, la fermeture du site Guilford Troisvilles aura deux impacts : la suppression des emplois et une nouvelle sanction pour le bassin d’emploi tant sur les commerces que sur l’attractivité de Troisvilles… A ce jour 42 emplois supprimés = 42 familles touchées.

Les élus CFDT sont décidés à utiliser tous les moyens pour éviter la fermeture de Guilford Troisvilles et rappeler la responsabilité du groupe Guilford Lear Corporation.

Si la fermeture ne peut être évitée, la CFDT exige des mesures d’accompagnement sérieuses pour garantir le parcours professionnel des salariés et leur permettre de retrouver un emploi le plus rapidement possible.

Voir aussi :

Fermeture de l’entreprise Guilford à Troisvilles (Nord-Pas-de-Calais) : la CFDT mobilisée

Suite à l'annonce de la fermeture de la société de textile Guilford à Troisvilles, qui occasionne la suppression de 42 emplois, la CFDT organise ce lundi 23 mai une mobilisation de 12h à 14h. L’enjeu est important puisqu’il s’agit de peser lors des négociations et d’obtenir de solides mesures d’accompagnement pour les salariés.

Les élus CFDT, soutenus par le syndicat des Services Sambre Escaut, vont dès ce jour porter leurs revendications :
  • Une indemnité supplémentaire de licenciement (dédommagement)
    Pour les salariés ayant
    • entre 1an et 10 ans d’ancienneté : 12 mois de salaires,
    • entre 11 ans et 14 ans d’ancienneté : 15 mois de salaires,
    • plus de 14 ans d’ancienneté :18 mois de salaires,
  • Un congé de reclassement supérieur à 12 mois (hors préavis)
    Et 18 mois pour les salariés les plus sensibles (plus de 50 ans, parents isolé(e)s, salariés ayant un handicap). Les élus demandent également que les trimestres soient cotisés pour les retraites complémentaires durant toute la durée du congé du reclassement.
  • Un congé de reclassement indemnisé à 85 % du salaire Brut, et 100 % pour les personnes jusqu’ à 1,5 le SMIC.
  • Un budget global de formation supérieur à 100 000 euros pour les personnes prenant le congé de reclassement
  • La prise en charge des frais de déplacements et de repas pour les personnes qui suivront des formations.
  • La participation mutuelle maintenue pendant 1 an après la sortie de l’entreprise et après le congé de reclassement.
  • L’accompagnement par la cellule de reclassement pendant 2 ans.

Devoir de vigilance pour les entreprises donneuses d’ordre !

Le 24 avril 2013, 1138 ouvrières et ouvriers trouvaient la mort dans l’effondrement de l’immeuble du Rana Plaza au Bangladesh et près de 2 000 personnes étaient blessées. Quelques mois plus tard, un  projet de loi avait vu le jour puis avait rapidement été enterré. La mobilisation des syndicats et des ONG a permis à un nouveau projet de loi d’être adopté  le 30 mars dernier à l’Assemblée Nationale. Il faut maintenant qu’il soit examiné par le Sénat. Le projet de loi prévoit d’instaurer une obligation de vigilance pour les entreprises donneuses d’ordre (sauf les SAS)  vis-à-vis de leurs sous-traitants, fournisseurs mais aussi filiales en France comme à l’étranger.

L’objectif est bien de responsabiliser les sociétés concernées afin d’empêcher de nouveaux drames, d’obtenir réparation pour les éventuelles victimes en cas de dommages portant atteinte aux humains ou à l’environnement, de prévenir les risques sanitaires et d’éviter les pratiques de corruption. Le devoir de vigilance s’imposerait  aux  entreprises de plus de 5 000 salariés en France (société et filiales) ou 10 000 salariés (en France et à l’étranger).

Ces dernières devront fournir un plan de prévention établit en concertation avec les parties prenantes. Ce plan sera rendu public et devra comprendre un certain nombre de mesures définies dans le projet de loi. En cas de réticences, le TGI peut obliger la société concernée à réaliser le plan et lui infliger une amende conséquente. La responsabilité civile de l’entreprise pourra être engagée, en cas de dommages, si le plan est inexistant ou que les mesures prévues par ce dernier sont insuffisantes. Il restera encore aux victimes à amener la preuve de la responsabilité de l’entreprise. Dans ce cas, le juge pourra alors condamner la société à réparer le préjudice, mais aussi à une amende civile pouvant aller jusqu’à 10 millions d’euros.

La CFDT demande, comme les associations concernées, l’amélioration du projet de loi :
  • Toutes les entreprises devraient être concernées quels que soient leurs effectifs ou leur structure juridique.
  • La chaine de sous-traitance devrait être concernée dans sa totalité.
  • Des améliorations restent nécessaires sur la question de la charge de la preuve pour les victimes.
  • Les syndicats devraient figurer parmi les personnes ayant intérêt à agir concernant le plan de vigilance alors que seules les associations sont pour l’instant mentionnées (…).

Il faut conserver toute vigilance afin que les dispositions du projet soient conservées, voire même améliorées dans le texte de loi !

Industrie de la chaussure, la CFDT ne signe pas le contrat de génération

La CFDT refuse de cautionner l’accord sur le contrat de génération.

Comme bon nombre d’accords, sur cette branche, il reflète le peu de volonté d’engagement de la chambre patronale et reste particulièrement décevant.

Les négociations qui doivent s’ouvrir à la rentrée sur le pacte de responsabilité seront l’occasion, pour la CFDT, de pouvoir remettre sur la table, la négociation de cet accord.

Pour information :

Les classifications, sur cette branche, sont toujours en cours de négociation.

Groupe DBA-DIM : la CFDT, 1ère force syndicale chez DIM, n’accepte pas la suppression de 142 postes et la disparition d’un métier « made in France »

Alors que le pacte de responsabilité demande aux dirigeants des entreprises de jouer le jeu de la loyauté en faveur de l’emploi, un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE)* a été signé le 22 mai.

Ce plan va supprimer un métier historique celui des démonstratrices - vitrine du luxe et du savoir-faire français que les politiques savent si bien vendre lorsque ça leur convient.

Dès le début des négociations, la CFDT, première organisation syndicale, a alerté sur l’objectif de DIM qui n’est autre que de préparer le terrain pour une revente, sacrifiant ainsi une population qui ne rentre plus dans leurs critères.

La CFDT n’accepte pas ce plan social. Elle demandera des comptes sur la responsabilité sociale du groupe.

Elle saura se donner les moyens de bloquer ce plan social seniores.

* Repères :

Les démonstratrices , les « démos », sont visées par le PSE. Cette population est en grande précarité, entièrement féminine avec une moyenne d’âge de 51 ans, une moyenne d’ancienneté de 15,5 ans, 52% des démonstratrices sont à temps partiel et ou intermittentes, 1/3 travaillent moins de 24 heures pour un salaire au taux horaire légèrement au-dessus du SMIC.

L’entreprise n’a jamais anticipé l’employabilité :

les salariées qui seront prochainement au chômage n’ont jamais bénéficié de formation…

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