Hôtellerie, Tourisme, Restauration

Cafétérias : la CFDT réclame des contreparties sociales fortes

On attend le projet patronal suite à la négociation des salaires minimas début janvier.

Les patrons refusent toujours une prime liée à la TVA réduite mais on pourrait au moins aboutir à une grille revalorisée dans les trois mois.

L’accès au niveau 1 échelon 2, supérieur au SMIC, serait automatique au bout de 8 mois dans l’entreprise (12 mois dans la branche).

La CFDT ne signe pas la grille salariale de la restauration collective

Avec un chiffre d’affaires en progression constante (6,11 Mds d'euros et une croissance de 2,1% ), la branche a les moyens de mieux payer ses salariés. Au lieu de cela, c’est une grille de salaires sans envergure que les organisations patronales proposent.

 

 

 

L'avenant n° 50 relatif aux minima fonctionnels de la restauration collective n'est pas acceptable :

Une grille de salaires qui continue de maintenir près de 40% de salariés de la branche au SMIC (9,43€) sur un effectif total de près de 91.000 salariés. Ce n’est pas digne.

C’est injuste de voir  ces salariés du niveau 1, dont  l’accès au niveau 2 est très contraignant, bloqués au niveau du SMIC, alors même que la nouvelle grille de classification des emplois leur donne plus de responsabilités. Grille de classification par ailleurs refusée par la CFDT.

Les autres niveaux de la grille subissent le même sort avec de maigres revalorisations.

On valorise les métiers, mais pas les salaires.

Il faut se rappeler que cette grille, depuis 2011, n’a jamais intégré les augmentations du SMIC de janvier 2012 et de juillet 2012.

L’avenant n° 50, non seulement ne corrige pas ce manque, mais ne fait que renforcer la diminution du pouvoir d’achat des salariés de la branche. La plupart des entreprises se contentent aujourd’hui d’appliquer simplement les minimas.

La CFDT dit NON !

NIVEAUX  TAUX HORAIRES
I 9,43
II 9,6
III  9,77
IV  9,93
V  10,3
VI  10,76
VII  11,61
VIII  12,47
IX  14,7
 

Négociation interprofessionnelle relative à la sécurisation de l'emploi

N’en déplaise à ses détracteurs, le texte de l’accord interprofessionnel mis à signature depuis vendredi soir ne brade aucun droit et en crée de nouveaux. Rapide analyse en 5 points.

 

1- La portabilité des droits renforcée.

Les nouveaux droits renforcent la portabilité des droits : complémentaires santé, le droit à la formation avec la mutualisation du DIF La portabilité concerne positivement également les demandeurs d’emploi .Le retour à l’emploi ne fera plus ardoise magique de leurs droits désormais « rechargeables ».

 

2 - Les contrats courts plus régulés afin de réduire la précarité

Même si ce n’est jamais assez d’après certains les CDD courts sont taxés. L’accord crée aussi de nouveaux droits pour les intérimaires avec la perspective d’un CDI intérimaire ou la perspective d’une base minimale. Les temps partiels sont encadrés et revalorisés  avec une base contrat de 24 h, les majorations des heures complémentaires (+10 &+25%)  et une organisation par journée ou demi-journée. La pratique sauvage des avenants temporaires devra désormais être encadrée par des accords de branche étendus qui eux même devront répondre à des conditions de contenu.

 

3 - De nouveaux droits aussi pour les représentants du personnel :

Les prérogatives des Instances Représentatives du Personnel (DP-CE-CHSCT Sections Syndicales) sont renforcées avec de nouveaux droits en matière :

1.      d’information

2.      d’expertise

3.      de consultation et de négociation (exemple : négociation des orientations du plan de formation).

4.      la présence des salariés avec voix délibérative au conseil d’administration est consacrée pour les entreprises de plus de 5000 salariés (entreprises qui employaient en tout plus de 4 millions de salariés en France en 2010).

 

4- De nouveaux leviers syndicaux en cas de difficultés économique dans l’entreprise.

Cet accord crée de nouveaux droits pour les équipes syndicales qui doivent affronter des difficultés économiques : chômage partiel, mise entre parenthèses des avantages en contrepartie d’une garantie sur l’emploi dans le cadre d’une procédure encadrée. Le retour du regard en amont de l’inspection du travail y est confirmé.

 

5- Judiciarisation non ! Action syndicale oui !

Enfin, face à la judiciarisation de l’économie, le recours aux procédures contentieuses sont encadrés sans les remettre en cause. La procédure de conciliation aujourd’hui délaissée est revalorisée par la « barémisation ». La place l’organisation syndicale en position de force pour défendre les salariés devra être rappelée. C’est avec elle dans l’entreprise ou dès sa sortie de l’emploi en se rapprochant des structures locales qu’il faut agir.

 

Gilles Desbordes, 

Secrétaire général de la fédération des Services

La négociation salariale dans les HCR aboutit à un projet d'accord

Les patrons des HCR ont finalement présenté une contre-proposition salariale hier jeudi 10 janvier en fin de journée. La grille de salaires minimas est soumise à la signature à partir du 16 janvier 2013. Si elle est acceptée, cette grille entrerait en vigueur dans moins de trois mois et permettrait aux 800.000 salariés du secteur d'être payés au-dessus du SMIC.

 

 

 

GRILLE ACTUELLE

  Niveau I Niveau II Niveau III Niveau IV Niveau V
Echelon 1 9,40 9,59 10,06 10,64 12,58
Echelon 2 9,40 9,72 10,15 10,82 14,66
Echelon 3 9,46 10,00 10,37 - 17,93

 

NOUVELLE GRILLE

  Niveau I Niveau II Niveau III Niveau IV Niveau V
Echelon 1 9,52 9,73 10,21 10,80 12,74
Echelon 2 9,55 9,87 10,30 10,98 14,85
Echelon 3 9,60 10,18 10,55 - 18,16

 

EVOLUTION EN %

  Niveau I Niveau II Niveau III Niveau IV Niveau V
Echelon 1 1,28% 1,46% 1,49% 1,50% 1,27%
Echelon 2 1,60% 1,54% 1,48% 1,48% 1,30%
Echelon 3 1,48% 1,80% 1,74% - 1,28%

 

Rappel : taux horaire du SMIC = 9,40€

L'EFFAT appelle à manifester contre le dumping social le 23 janvier à Bruxelles

Notre fédération européenne EFFAT (tourisme, restauration, agro-alimentaire) s'oppose à la directive sur le détachement des travailleurs. Celle-ci donne l'autorisation de poursuivre le traitement discriminatoire et déloyal des travailleurs dans les anciens et nouveaux Etats membres.

 

Une manifestation européenne contre le dumping social transfrontalier est donc organisée le 23 janvier 2013 à Bruxelles de 11h à 13h45 en face des institutions européennes.

Informations pratiques : http://www.effat.eu/files/328_327d55205aa9780c18a5caef1e05ecfb.pdf

cf. document en pièce jointe

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