Pour une sécurité privée efficace au service de la prévention des malveillances !

Le drame survenu à Nice, mais aussi au Bataclan, au stade de France, à Toulouse, démontre bien que la menace potentielle est partout. Ce n’est pas pour autant que nous devons céder à la psychose ou pire au fatalisme. Une sécurité citoyenne s’impose, il appartient à toutes et à tous de faire preuve de vigilance au quotidien.

La sécurité doit être repensée et adaptée aux différents types d’insécurité auxquels nous sommes confrontés depuis quelques années. Le nombre de caméras à Nice n’a pas empêché le poids lourd d’aller sur la zone piétonne de la promenade des Anglais. De même que des services de renseignement électronique sans des effectifs humains sur le terrain réduit l’efficacité recherchée. Cela démontre que quelle que soit la technologie utilisée, des effectifs humains doivent être associés et leurs missions conjuguées adaptées aux situations.

Si l'Etat ne peut pas mettre un policier, un gendarme ou un militaire derrière chaque citoyen, ce dernier, faute de pouvoir recruter en masse, fait de plus en plus appel à la sécurité privée pour sécuriser des lieux publics.

Alors que le secteur de la sécurité privée est présenté comme un marché prometteur, les embauches sont bien plus basses que la demande. Certains employeurs se plaisent à dénoncer la longueur et la complication des recrutements depuis l’instauration d’une carte professionnelle préalable à l’embauche.

En vérité ce secteur, pas encore mature, n’a pas de véritable politique commerciale et la concurrence sans déontologie à laquelle se livrent les entreprises ne cesse de tirer les prix vers le bas. Le dialogue social est en berne depuis que deux des trois principaux syndicats d’employeurs se livrent à un combat des chefs en vue de la représentativité de 2017.

Depuis 2011 le premier salaire de la grille conventionnelle est en dessous du SMIC, l’accord relatif aux classifications professionnelles a été dénoncé le 12 octobre 2015, les salariés ne bénéficient pas d’une mutuelle de branche et les conditions de travail sont déplorables. La formation des agents déjà en poste n’est pas toujours au rendez-vous, y compris depuis l’instauration de l’état d’urgence.

Si la réglementation relative à l’exercice d’une activité de sécurité impose une formation professionnelle reconnue et préalablement à la délivrance d’une carte professionnelle, celle-ci ne s’adresse pas aux salariés déjà en activité.  

Le coût de la formation des agents déjà en poste étant entièrement à la charge des entreprises et rarement supporté par les clients - compte tenu des tarifs des prestations pratiqués - peu de ces agents bénéficient régulièrement de formations actualisées aux risques émergents. 

Pourtant, pour une sécurité efficace et respectueuse des droits, l’ensemble des agents doit être formé aux risques nouveaux.       

Un marché prometteur, impose un secteur attractif… 

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