Prévention Sécurité

Prévention Sécurité : un espoir de retour à la table des négociations

Les représentants des employeurs de la profession ont adressé le 27 mars, par mail et à l'ensemble des organisations syndicales un courrier commun (non signé mais qui comportait néanmoins les Logos des trois syndicats patronaux).

Ce courrier a pour objectif de réunir les partenaires sociaux afin d'engager des discussions sur les thèmes du travail à temps partiel, des NAO et de la complémentaire maladie. Pour ce faire, les employeurs proposaient plusieurs dates.

La CFDT, pour ne pas rater une occasion de négocier et pour améliorer le sort des salariés, a fait savoir que la majorité des dates proposées lui convenait.

Même si, chat échaudé craint l'eau froide, la CFDT sera présente à la table des négociations en espérant toutefois que la proposition patronale ouvrira réellement la porte à des négociations sincères et loyales.

Il faut se rappeler que depuis l'échec des NAO en décembre dernier, nous n'avions plus de nouvelles des représentants patronaux, qui visiblement étaient aux abonnés absents et ce malgré les relances par courriers de la CFDT.

Elections CE/DP chez Fiducial Private Security

Un rendez-vous important se profile pour l'équipe CFDT Fiducial Security et les salariés de l'entreprise Fiducila Private Security: les élections professionnelles dont le premier tour aura lieu le 8 avril.

Près de  3000 salariés sont appelés à voter ce jour là. Gageons que les scores de la CFDT, première organisation syndicale dans la branche Prévention/Sécurité, soient à la mesure de l'engagement de l'équipe CFDT qui ne ménage pas ses efforts pour assurer proximité et écoute aux salariés.

Visiter le site de l'équipe : fiducial.cfdt-sfps.fr

 

Prévention-Sécurité, la CFDT met en garde les patrons

NAO Prévention-Sécurité

Les syndicats patronaux bloquent des salaires sous le SMIC et refusent de négocier.
La CFDT met en garde.

Les NAO de branche pour 2014 dans le secteur de la sécurité privée se sont soldées par un échec.

La proposition des employeurs aboutissait, malgré l’instauration d’une prime, à amener le premier coefficient de la grille des minima conventionnels en dessous du SMIC.

Pour ne pas rester sur un échec, la Fédération des Services CFDT, première organisation syndicale de la branche, a adressé deux courriers aux trois syndicats patronaux de la branche.

Ces courriers sont restés lettre morte.

Aucun des trois syndicats n’a répondu, y compris celui auquel adhère SECURITAS qui est leader de la profession et qui semble plus attaché, par voie de communiqué, à travestir la réalité des chiffres et des faits qu’à ouvrir des négociations loyales.

Les négociations annuelles n’aboutissent en effet presque jamais dans cette entreprise, les représentants du personnel étant renvoyés systématiquement vers les négociations de branche.

La Fédération des Services CFDT réaffirme son souhait de participer à de nouvelles négociations, basées sur des propositions tangibles et concrètes.

A défaut, les entreprises du secteur de la prévention sécurité qui s’abritent derrière le contexte économique devront assumer le risque de conflits sociaux en 2014.

L’accord FO fait pointer les salariés de la prévention sécurité au chômage

L’accord du 28 janvier 2011 sur la reprise du personnel en cas de changement de prestataire a été signé par une seule organisation syndicale : FO. La CFDT avait dénoncé les risques pour l’emploi et s’y est fermement opposée. Applicables depuis février dernier, les nouvelles dispositions donnent aux patrons la possibilité de « s’arranger entre eux » et de faire du chantage à l’emploi en proposant comme seule alternative au chômage un nouveau contrat d’embauche avec à la clé perte d’ancienneté et de pouvoir d’achat. Securitas Limoges vient d’en faire la démonstration avec 7 agents dont 2 délégués CFDT.

Julien Rico nous livre un témoignage qui en dit long : « Les deux syndiqués CFDT, Mathias et moi-même passons à la trappe. L'intervention de l'inspection du travail et du syndicat n'aura pas suffi. Nous étions à 100% repris, une simple feuille A4 non communiquée dans les temps par l'entreprise sortante aura eu raison de nous. Le pire, je crois, c'est le fait que le directeur adjoint de Sécuritas Limoges nous propose de re-postuler avec CV et lettre de motivation en perdant notre ancienneté de 5 ans et 8 ans avec perte de salaire de 150 €. Bien-sûr, nous avons un honneur et une dignité, nous avons refusé la proposition scandaleuse. Nous ne sommes pas en promotion, nous ne sommes pas des produits de consommation. Malgré tout cela, 3 des 7 agents ont repostulé, je leur en veux pas car eux étaient repris qu'à 85%. Securitas ne se gêne pas pour reprendre des salariés formés  déjà sur place, dépouillés de leur ancienneté et de leur salaire. C’est tout "bénef" parce que ces salariés pourront former les nouveaux recrutés en extérieur, par le biais de pôle emploi. J'espère que notre histoire servira à modifier l'accord de reprise prochainement. »

Première organisation syndicale dans la branche, la CFDT ne cesse de demander l’ouverture d’une nouvelle négociation pour que cet accord serve à la sécurisation de l’emploi des salariés et non pas à grossir les piles des dossiers à pôle emploi.

 

REPERES :

L’arrêté paru le 29 novembre 2012 rend obligatoires les dispositions de l’avenant du 28 janvier 2011 concernant la reprise du personnel en cas de changement de prestataire.

Il s’applique à tous les employeurs et tous les salariés compris dans le champ d'application de la convention collective nationale des entreprises de prévention et de sécurité du 15 février 1985.
L’entreprise de sécurité privée entrante a pour obligation de reprendre :
- 100% des salariés ayant une ancienneté de 4 ans ou plus
- 85% des salariés ayant une ancienneté de moins de 4 ans
L’entreprise entrante a pour obligation de reprendre le personnel dans les mêmes conditions de salaire, de coefficient et d’ancienneté qu’ils avaient dans leur précédent poste

Salaires dans la Prévention Sécurité

Voici les propositions patronales présentées lors de la dernière réunion de négociations annuelles obligatoires (NAO) de branche sur les salaires :

1°) augmentation uniforme de tous les coefficients de la grille de 0,8 % (de sorte que les écarts entre les minima demeurent conformes à l'accord de 2006) au 1er janvier 2014 (après extension).

2°) un effort particulier consenti au bénéfice des salariés au coefficient 120 (1er niveau), sous forme d'une prime qui serait attribuée pour l'année 2014 dans les conditions formulées selon le pré-projet ci-dessous :

« A titre conjoncturel pour l'année 2014, il est instauré une prime mensuelle dite « de différentiel » au bénéfice exclusif des salariés au coefficient 120 dont le salaire brut de base (hors primes de toute nature) serait, au moment de l'entrée en vigueur du présent accord, inférieur au montant de 1 447 €. Le montant de cette prime sera donc fonction, pour chaque salarié concerné, de son salaire de base après application de la nouvelle grille issue du présent accord.

Exemples de calcul pour un salarié à temps complet:
  • pour un salarié au coefficient 120 dont le salaire brut de base serait juste égal au nouveau minima conventionnel (soit 1422,23 x 1,008 = 1433,60 €), la prime différentielle sera de 1447 – 1433,60 = 13,4 €.
  • pour un salarié au coefficient 120 dont le salaire brut de base serait de 1.442 € (« hors grille ») la prime différentielle sera de 1.447 – 1.442 = 5 €
  • pour un autre salarié « hors grille » au coefficient 120 dont le salaire brut de base serait supérieur à 1.447 €, la prime ne serait pas due.

Cette prime est réduite à due proportion pour un salarié à temps partiel.

Elle entre dans l'assiette de calcul de toutes les majorations et primes légales et conventionnelles telles que, notamment, celles afférentes à l'ancienneté, aux heures supplémentaires, aux heures de nuit et dimanche. »

Par ailleurs, comme déjà évoqué, nous vous confirmons notre volonté commune de rechercher un accord sur l'instauration conventionnelle d'une indemnité de nettoyage des uniformes sur présentation de justificatif et dans des conditions à faire valider auprès de l'ACOSS (agence centrale des organismes de sécurité sociale).

 

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