Prévention Sécurité

98 des 108 agents de sûreté en grève à l'aéroport de Bâle Muhouse

Les agents de sûreté aéroportuaire de l'aéroport de Bâle-Mulhouse sont à fleur de peau et ont se sont déclarés en grève samedi dernier. Rien ne va plus depuis la reprise du marché aéroportuaire de Bâle-Mulhouse par la société SAMSIC . Déjà en décembre dernier,  ils avaient été obligés de brandir le préavis de grève pour que la direction daigne entendre les problèmes auxquels les salariés étaient confrontés depuis leur transfert de la société SECURITAS STAS vers SAMSIC.

Le changement d’entreprise a engendré une désorganisation du temps de travail, des conditions de travail déplorables et des erreurs fréquentes sur les fiches de paies.

La CFDT n’a cessé de dénoncer les véritables raisons qui, à chaque reprise de marché, viennent modifier l’organisation et les conditions de travail des salariés sans parler des pertes du pouvoir d’achat engendré par une concurrence désorganisée.

L’acquisition des marchés sur la base du moins disant, auquel se livrent toutes les entreprises et l’accord de reprise du personnel signé entre FO et les employeurs du secteur sont les véritables causes du désastre social, dont seuls les salariés de la profession et leurs familles font régulièrement les frais.

Faute de s’entendre sur les prix, les employeurs ont trouvé dans l’accord de reprise du personnel, des artifices censés les protéger des entreprises qui pratiquent des tarifs basés sur le moins disant.  Mais dans cette affaire se sont toujours les salariés qui trinquent !

Les donneurs d’ordres sont aussi responsables de cette situation.

Pour la CFDT, la sûreté et la sécurité des citoyens ne doivent pas être bradées, les conditions de travail de ceux qui y veillent non plus. 

 

Chez SECURITAS, le social est toujours en berne !

Après s'être fait remarquer en 2011, lors des négociations relatives à la Prime de partage des profits, SECURITAS France SARL renoue avec l'avarice et le mépris !

Lors des Négociations Annuelles Obligatoires pour 2013, la Direction de l'entreprise a proposé en guise de rémunération une revalorisation de 10 centime d'€uro pour la prime de panier.

Cette prime, dont le montant conventionnel est actuellement de 3,43 €, est accordée aux salariés pour six heures de travail effectif.

Au-delà du montant proposé c'est la stratégie, appliquée par la direction de SECURITAS dont l'objectif est de caricaturer les modalités de la négociation collective, que dénonce la CFDT.

Prévention Sécurité : accord sécurité aéroportuaire, suites...

En décembre 2011, suite à une mobilisation des agents de sûreté dans les principaux aéroports un accord de fin de conflit avait été conclu.

Cet accord comportait plusieurs thèmes dont les modalités d’application devaient faire l’objet de négociations nationales pour être ensuite converties en accord de branche.

Si, sur la prime de panier un accord a été trouvé et étendu, il n’en est pas de même concernant la PPI (Prime de Performance Individuelle). Sur ce sujet, l’un des principaux blocages vient des critères d’application de ladite prime et notamment du critère lié à l’absentéisme.

Les employeurs estiment que l’absentéisme doit avoir pour effet de réduire le montant de cette prime. Mais là où il y a désaccord, c’est que parmi les critères d’absences figurent la maladie et l’accident du travail.

Malgré ce désaccord, la partie patronale a proposé à la signature un texte sans tenir compte de notre demande. La date limite de signature de ce texte était le 25 janvier.

Faute d’avoir reçu de notification, la CFDT, qui suppose que personne n’a signé, a demandé aux représentants patronaux la réouverture des négociations sur ce sujet. Sachant que la PPI était le point le plus important pour les salariés.

Si une réponse négative nous était apportée, il faudra probablement s’attendre, sous peu, à des perturbations dans les aéroports.

Travail temporaire : relance des NAO suite à l'accord sur la sécurisation de l'emploi

La négociation portant sur les salaires minima conventionnels des salariés permanents devrait rebondir suite à la conclusion de l’accord interpro sur la sécurisation de l’emploi.

Le Prisme propose 1.9% pour les niveaux non cadres et  1.2% pour les cadres, se réfugiant derrière l’incertitude de la taxation des contrats courts et la situation économique en France.

Les revendications CFDT (compensation de l’augmentation du SMIC au 1er juillet 2012 et de celle du 1er janvier 2013 ainsi que l’inflation 2012) sont loin d’être satisfaites.

SECURITAS : Les agents de sûreté, de Bale Mulhouse, font les frais d’un changement de prestataire !

La société SECURITAS STAS, qui détenait le marché aéroportuaire de Bâle-Mulhouse, a perdu cette prestation au profit de l’entreprise SAMSIC Sécurité. Et si le passage de témoin entre les deux entreprises semble s’être bien passé, il n’en est pas de même pour les agents !

En effet, si au niveau de la branche les employeurs ont bien pris soin de rédiger, à leur avantage et avec l’aval de FO, l’accord relatif au transfert de salariés dans le cadre d’un changement de prestataire, les intérêts des salariés ont vraisemblablement été oubliés.

A chaque reprise de marché, il est désormais monnaie courante de constater que des salariés sont systématiquement confrontés à des problèmes ayant pour conséquences des pertes du pouvoir d’achat et / ou des dégradations de leurs conditions de travail.

 Welcom to SAMSIC !

En dehors de la formule d’hospitalité courante et à peine intégrés, les ex- agents de STAS, repris par SAMSIC, font déjà face à plusieurs problèmes !

- Le sort des instances représentatives du personnel
- L’organisation du travail et les astreintes
- Les congés payés
- La prime d’ancienneté
- Les repos compensateurs
- Les pauses

Pour la CFDT il est inacceptable que les salariés fassent les frais de l’incompétence des employeurs à trouver, entre eux, un accord permettant d’encadrer la concurrence !

Car en vérité, c’est de cela dont il est question ! Faute de s’entendre sur les prix, les employeurs cherchent, dans la reprise du personnel, des artifices pour se protéger des entreprises qui pratiquent des tarifs basés sur le moins disant ! Et ce au détriment des intérêts et des acquis des salariés !

Pour la CFDT les employeurs, dignes de ce nom,
doivent prendre leurs responsabilités !

 

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