Travail Temporaire

Négociations Intérim : Blocage un jour, blocage toujours?

Les organisations syndicales CFDT, CGT, CFTC et CFE CGC ont fait une déclaration commune et décidé de suspendre les négociations avec le Prisme qui est la chambre patronale du secteur de l'intérim.

Déclaration commune des organisations syndicales :

«Depuis l’ouverture des négociations sur la sécurisation des parcours professionnels des intérimaires, les organisations syndicales se sont engagées loyalement dans ces dernières.
Plusieurs commissions paritaires ont eu lieux ainsi que des réunions bilatérales, mais il a fallu un certain laps de temps avant que le Prisme soumette un texte aux OS, ce qui n’a pas aidé à démarrer des négociations complexes.
Les 5 organisations syndicales avaient pourtant fait, savoir à plusieurs reprises, que le mandat de négociations qui étaient le leur concernait uniquement la création d’un CDI intérimaire dans le respect du droit commun ainsi que l’augmentation de la durée d’emploi de tous les intérimaires.
Malgré cela, le Prisme a fourni le 12 juin un texte totalement hors sujet, puisqu’il demande au législateur d’intervenir pour supprimer les délais de carence entre les missions et de lever certaines restrictions d’appel à l’intérim, propose de rémunérer les intérimaires en cdi pendant les intermissions en dessous du SMIC mensuel, souhaite augmenter les durées maximum légales des missions, remettant ainsi en cause le CDI pour certaines catégories de salariés et rejette en bloc les propositions des OS.
Aujourd’hui donc, du fait du Prisme nous nous retrouvons dans une impasse, les dernières propositions faites par la chambre patronale étant en effet inacceptables pour l’ensemble des organisations syndicales.
Nous constatons donc que Le Prisme continue sa politique du pire, ne tient aucunement compte des propositions des organisations syndicales et s’enferment dans un dogmatisme incompréhensible sauf bien entendu à vouloir faire échouer ces négociations.
Quand bien même vous auriez un texte à nous remettre aujourd’hui jour, mais nous ne retournerons à la table des négociations qu’une fois l’avoir décortiqué, car nous avons maintenant trop l’habitude des « nouveautés juridiques» distillés par le Prisme dans les textes qu’il soumet aux partenaires sociaux.
Et nous demandons instamment à ce que le Prisme prenne en compte les revendications des organisations syndicales, à défaut les négociations cesseront, avec toutes les conséquences que cela engendrera au niveau de la taxation de l’intérim, qui sera à minima celle qui a été créée sur les CDD de courte durée.»

 

Le Prisme, c'est quoi ? 
Le PRISME regroupe plus de 600 entreprises de toutes tailles qui représentent 90% du chiffre d’affaires de la profession. 6 500 agences d’emploi et 20 000 salariés permanents sont présents sur le territoire national.

Sécurisation de l’emploi des Intérimaires-CDI Intérimaire : Entre reprise et rupture des négociations, les partenaires sociaux attendent un nouveau texte du Prisme

Les observateurs pouvaient légitimement s’interroger sur les intentions du Prisme qui proposait, ce 31 mai, aux organisations syndicales signataires de l’accord national interprofessionnel portant sur la sécurisation de l’emploi, un texte qu’il savait parfaitement inacceptable.

En proposant la disparition du délai de carence, une régression du droit commun du licenciement économique, une rémunération mensuelle pouvant être inférieure au smic et la modification à la baisse des statuts de l’intérimaire, la chambre patronale a en effet tenté de faire porter la responsabilité d’une rupture aux représentants des salariés.

CGC, CFTC et CFDT mais aussi FO et CGT ont refusé de travailler sur un texte aussi provocateur et ont enjoint le Prisme à reformuler ses propositions dans un sens plus conforme à l’ANI du 11 janvier 2013.

En s’engageant à fournir un nouveau texte pour le 6 juin 2013, le Prisme à fait un geste qui a été accueilli favorablement par des organisations syndicales qui se réuniront le 7 juin pour décider ensemble de la suite à donner à cette nouvelle proposition patronale.

A défaut d’avis favorable, les organisations concernées renverront à leurs négociateurs Unedic la charge de revoir la dérogation obtenue par le Prisme sur la question de la sur- cotisation assurance chômage.

La CFDT souhaite sécuriser les parcours professionnels des intérimaires qui sont des salariés de plein droit !

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