Travail Temporaire

Sécurisation de l’emploi des Intérimaires-CDI Intérimaire : Entre reprise et rupture des négociations, les partenaires sociaux attendent un nouveau texte du Prisme

Les observateurs pouvaient légitimement s’interroger sur les intentions du Prisme qui proposait, ce 31 mai, aux organisations syndicales signataires de l’accord national interprofessionnel portant sur la sécurisation de l’emploi, un texte qu’il savait parfaitement inacceptable.

En proposant la disparition du délai de carence, une régression du droit commun du licenciement économique, une rémunération mensuelle pouvant être inférieure au smic et la modification à la baisse des statuts de l’intérimaire, la chambre patronale a en effet tenté de faire porter la responsabilité d’une rupture aux représentants des salariés.

CGC, CFTC et CFDT mais aussi FO et CGT ont refusé de travailler sur un texte aussi provocateur et ont enjoint le Prisme à reformuler ses propositions dans un sens plus conforme à l’ANI du 11 janvier 2013.

En s’engageant à fournir un nouveau texte pour le 6 juin 2013, le Prisme à fait un geste qui a été accueilli favorablement par des organisations syndicales qui se réuniront le 7 juin pour décider ensemble de la suite à donner à cette nouvelle proposition patronale.

A défaut d’avis favorable, les organisations concernées renverront à leurs négociateurs Unedic la charge de revoir la dérogation obtenue par le Prisme sur la question de la sur- cotisation assurance chômage.

La CFDT souhaite sécuriser les parcours professionnels des intérimaires qui sont des salariés de plein droit !

Randstad : 163 suppressions de postes

Après Adecco et la mise en place d’un plan de départ volontaire avec le rapprochement Adecco/ ADIA, c’est  le groupe Randstad qui se réorganise et à annoncer une PSE portant sur 163 postes et des regroupements d’agence.

Pourquoi la CFDT ne signe pas l’accord sur le tutorat intérimaire

La CFDT considère que l’accord du 13 juin 2012 sur l’exercice du tutorat par les salariés intérimaires signé par le Prisme, la CGT et la CFE-CGC n’est pas abouti.

Le syndicat patronal n’a pas souhaité s’engager sur une véritable reconnaissance de la fonction tutorale en créant un statut clair et valorisé. Il a par contre concédé une «chiche récompense » de 2h de DIF (Droit Individuel à la Formation) !

Le taux de recours au DIF pour les salariés intérimaires est extrêmement faible et la  CFDT ne peut se contenter  d’un geste aussi minimaliste.

La Fédération des Services CFDT revendiquait une gratification pécuniaireconventionnelle à la hauteur de l’investissement des salariés et identique, quel que soit le secteur de l’entreprise.

De plus, les signataires sollicitent, par cet accord, le législateur afin de créer un nouveau motif de recours au travail temporaire : le tutorat.

Pour la CFDT, cette demande de nouveau motif de recours au travail temporaire n’est pas recevable et n’a absolument pas sa place dans un tel accord.

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