Les employeurs de la sécurité privée tentent un hold-up !

Par arrêté du 27 février 2017 le ministère de l’Intérieur a fixé les conditions dans lesquelles les agents privés de sécurité doivent suivre une formation de maintien des acquis et des compétences de 31 heures pour obtenir le renouvellement de leur carte professionnelle.

Une grande majorité des entreprises du secteur estime que la formation est plus un coût qu’un investissement et une grande partie des effectifs en activités se retrouve en carence de formation.

Depuis l’obligation de détenir des certificats de qualifications professionnelles propres à chaque activité pour l’obtention d’une carte professionnelle, les centres de formations des entreprises de sécurité privée ont gagné le jack pot en formant les demandeurs d’emploi plutôt que leurs propres salariés*.  

La formation :  activité parallèle des entreprises de sécurité

L’Union des entreprises de sécurité privée a ainsi demandé :

  • que la délivrance au titre d’un individu de la carte professionnelle soit obligatoire et relève d’une démarche de l’agent qui devra utiliser son compte personnel de formation
  • que l’enquête ait lieu avant la mise en formation des agents

Pour la CFDT, si la deuxième requête peut s’entendre, la première est un vol manifeste et une contradiction insupportable. La situation économique du secteur est de l‘entière responsabilité des employeurs qui, depuis de nombreuses années et à force d’acquisitions de marchés au plus bas prix, ne permettent plus, selon les entreprises, de refacturer les coûts de formations aux clients.

Le compte personnel de formation peut être une deuxième chance professionnelle pour un salarié qui viendrait à perdre son habilitation, il ne doit pas servir à combler le manque d’engagement des entreprises de sécurité privée pour l’employabilité de leurs salariés.

 

* Depuis l’instauration des CQP mis en place par la CPNE FP et imposés par le ministère de l’intérieur, le nombre de centres de formation ne cesse de croitre.  Ces derniers tournent effectivement à plein régime, le nombre de cartes professionnelles valides en février 2017 était de 317 019 alors que le nombre de salariés en activité est de 160 000. Cela veut dire que les centres de formation ont formé autant d’agents qu’il n’y en a dans les entreprises en activité. Sauf que former des candidats à un emploi rapporte de l’argent, former ceux qui sont déjà en activité coute aux entreprises.

 

 

La CFDT signe pour le développement de l’emploi et des compétences dans la filière petite enfance


U
n engagement de développement de l'emploi et des compétences (EDEC) dans la filière de la petite enfance a été officialisé, le 16 février, avec la signature de la Fédération des Services CFDT, du ministre du travail, François Rebsamen, de la secrétaire d’Etat chargée de la famille, Laurence Rossignol, et des partenaires sociaux des branches concernées – exceptée la CGT – ainsi que de leurs OPCA (sauf UNIFAF pour les entreprises de la branche sanitaire, sociale et médico-sociale, privée à but non lucratif).

Des six branches concernées, trois relèvent du champ de la Fédération des Services : les salariés du particulier employeur, les assistants maternels et les entreprises de services à la personne. Les autres étant de la branche sanitaire, sociale et médico-sociale privée à but non lucratif, et des acteurs du lien social et familial.

Comme pour l’EDEC Autonomie, il s’agit de répondre quantitativement à l’enjeu de recrutement et de gestion des ressources humaines dans ces branches (avec des actions plus ciblées sur le soutien aux employeurs) et qualitativement concernant les parcours professionnels, dont le soutien à la professionnalisation, la qualification et l’acquisition de compétences pour mieux répondre aux besoins et favoriser les évolutions de carrière.

Le budget annoncé serait d’environ 5 millions sur 3 ans, dont la part de l’Etat s’élève à 30%, les 70% autres seront à financer par les 5 OPCA concernées.

IMG 0490

Cet EDEC s’inscrit dans le plan métier petite enfance qui a pour vocation de valoriser et professionnaliser ces métiers en créant notamment des passerelles.

Cette rencontre a été l’occasion pour Manu LECOT, secrétaire national de la Fédération des Services, de rappeler que la CFDT est toujours dans l’attente de l’extension de la classification des salariés du particulier employeur sur laquelle s’était pourtant engagé M. Rebsamen lors des Etats généraux de l’emploi à domicile en décembre dernier. Manu LECOT est également intervenu sur la convention 189 de l’OIT (organisation internationale du travail) concernant le travail décent des travailleurs domestiques qui n’a toujours pas été ratifiée par la France. Le ministre du travail a assuré que des travaux relatifs à cette ratification étaient en cours.

 

 

 

Entreprises de services à la personne : le secteur a besoin d’organisations patronales matures et prêtes au dialogue social !

Par communiqué de presse du 26 juin, la Fedesap (affiliée à la CGPME) a indiqué qu’elle en appelait à la puissance publique pour échapper à l’application des 24 heures semaine.

Ceci parce que les négociations n’avaient pas repris l’ensemble de ses demandes, à savoir une dérogation totale pour l’ensemble des salariés (cadres, employés administratifs et employés à domicile).

La Fedesaprejette l’échec des négociations sur les organisations syndicales signataires de l’ANI pour la sécurisation de l’emploi alors que ces dernières ont été forces de propositions et ont accepté d’étudier, métier par métier, les problématiques liées à l’application des 24 heures semaine.

Malheureusement les organisations patronales sont restées, par dogmatisme, figées sur une demande de déréglementation totale, sans accorder la moindre considération aux propositions des organisations syndicales.

La CFDT seule sur le pont chez CIRCLES FRANCE

Dans cette PME du groupe SODEXO, spécialisée dans la conciergerie d’entreprise, le 1er tour des élections de la délégation unique du personnel a eu lieu le 4 juin 2014.

Une seule liste, CFDT, était présente et a donc obtenu 100% des voix. Le candidat cadre a été élu dès ce 1er tour.

Le quorum n'étant pas atteint, le 2éme tour aura lieu le 19 juin.

Services à la Personne : La CFDT Services du Tarn organise une "Journée Portes Ouvertes" le samedi 14 juin

Le syndicat CFDT des Services du Tarn mobilise les acteurs du secteur pour les salariés et l'emploi avec une Journée Portes Ouvertes dédiée aux salariés des services à la personne. 

 

Organisée en partenariat avec les acteurs incontournables de ce secteur professionnel - la Préfecture, le Conseil général, la Direccte du Tarn, l’IRCEM et l’URSSAF, cette journée a pour objectifs :

 

 

D’informer les salariés de ce secteur (formation continue, conditions de travail, prévention des risques…),

Outils


Bulletin d'adhésion


Partenaires

A propos